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Georges Ibrahim Abdallah, une résistance indestructible

Par

Saïd Bouamama, sociologue et militant au FUIQP (Front uni des immigrations et quartiers populaires) était l'un des invités au meeting de solidarité avec Georges Abdallah (1) organisé par le collectif PACA à Marseille, le 21 mars 2015.

A la lumière de son dernier livre intitulé "Figures de la révolution africaine - de Kenyatta à Sankara" paru en 2014 aux éditions La Découverte, il a fait le lien entre les figures de la révolution africaine et Georges Ibrahim Abdallah.

"Parce que la mémoire est un axe de la lutte des classes et des luttes de libération nationale. Et lorsqu'on a des hommes et des femmes qui ont symbolisé les luttes de leur peuple, il est essentiel de garder cette mémoire, parce que ça fait partie de ces expériences qui nous permettent de repartir au combat."

Son intervention a été retransmise sur Radio Galère le 8 avril.
- Présentation de l'émission
- Écouter l'émission

Voici quelques passages de l'intervention de Saïd Bouamama


(...) Toutes les dominations donnent naissance à des résistances. Georges, comme tous les leaders de lutte de libération nationale, fait partie de ces figures qui cristallisent l'ensemble des espoirs des peuples.

(...) C'est pourquoi, on peut comparer Georges Abdallah à tous ces grands hommes qui, dans les années 1950, 60,70, ont porté les espoirs des peuples du monde.


Ce qu'il y a de commun entre toutes ces figures et donc aussi
avec Georges Abdallah


1. Toutes ces figures ne sont pas le résultat d'une auto-formation individuelle.
(...) C'est la révolte contre les injustices vécues et observées qui enfantent la mise en mouvement et les engagements. Les oppressions et les humiliations laissent toujours des traces, des graines qui forment les militants.

2. Refus d'une coupure entre théorie et pratique.
(...) C'est toute la force de ces hommes et de ces femmes, non seulement d'avoir pris les armes, de s'être battus contre les dominants, mais aussi d'avoir théorisé leurs luttes.

3. L'influence du marxisme.
(...) L'explication des ressorts du colonialisme et de l'impérialisme, que permet la grille d'analyse marxiste, donnait immédiatement à ceux qui refusaient l'oppression coloniale des grilles de compréhension qui leur permettaient d'entrer en action.
(...) Dans les colonies, la lutte des classes et la libération nationale étaient indissociables.
(...) C'est cette dimension qui conduit à la conscience anti-impérialiste et pas seulement à la conscience anticoloniale.
(...) A partir du moment où l'on aborde la colonisation comme un outil au service des puissances économiques capitalistes et impérialistes, on comprend qu'il n'y a pas d'indépendance politique sans indépendance économique.


4. Nécessité de passer de l'anticolonialisme à l'anti impérialisme.
(...) Parce que les dominations bougent en fonction du rapport de forces.
(...) Il y a un lien dialectique entre toutes les luttes de libération nationales et à chaque fois qu'un peuple gagne à un endroit, ça renforce les peuples à d'autres endroits.


5. Tous ont subi la répression : trois tentatives d'attaque idéologique.
- accusation de terrorisme
(...) La violence des dominés est légitime. Elle est la réponse à la violence des dominants et cette violence est nécessaire, car émancipatrice.
- accusation de communisme
(...) C'est dire que les dominés sont obligatoirement manipulés et qu'ils ne peuvent penser par eux-mêmes.
- accusation de racisme anti-blanc
(...) C'est nier le caractère politique de l'engagement et de la lutte.
(...) Quand l'ennemi nous attaque, c'est qu'on est sur la bonne voie...
(...) L'impérialisme est un système et tant que des classes sociales auront intérêt à le maintenir, elles le maintiendront. Il ne peut pas se réformer. Il ne peut que s'abattre.


6. A tous, on leur a proposé le reniement.
(...) Parce que les classes dominantes savent que les reniements sont des armes pour eux.
(...) C'est dire l'importance d'avoir des figures de résistants qui tiennent bon, qui montrent la voie malgré les années de prison. Merci pour cela Georges.
(...) Le refus de renier est politique, parce qu'il sème les graines des révoltes futures.
(...) Georges Ibrahim Abdallah est un digne héritier de tous ces combattants. C'est pour cela qu'il y a un acharnement contre lui.


(1) http://liberonsgeorges.over-blog.com/2015/03/meeting-georges-abdallah-21-mars-a-marseille.html


Source : Libérons Georges

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