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Israël -

La campagne belge oblige le groupe financier Dexia à annuler ses prêts pour les colonies israéliennes

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Le groupe financier franco-belge Dexia a annoncé qu’il ne financerait plus les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés par sa branche israélienne, Dexia Israël. Ceci est le résultat de mois de campagne en Belgique, soutenue par des ONG, des partis politiques, des autorités locales, des syndicats et autres organismes. La direction de Dexia a déclaré que le financement des colonies israéliennes est, bien sûr, contre le code d’éthique de la banque et qu’elle cesserait les prêts pour cette activité.

La campagne belge oblige le groupe financier Dexia à annuler ses prêts pour les colonies israéliennes


En 2001, le Groupe Dexia a acheté la banque israélienne Otzar Hashilton Hamekomi et l’a renommée Dexia Public Finance Israël. Tout comme les autres filiales Dexia, Dexia Israël est spécialisée dans le financement de municipalités et autres autorités locales.

Jusqu’à ce qu’en octobre 2008, quelques groupes belge de solidarité ont découvert que Dexia Israël ne finançait pas seulement les municipalités israéliennes, mais aussi accordait des prêts pour les colonies illégales dans les territoires palestiniens. Dans un document de la Knesset (le parlement israélien), le directeur de Dexia Israël, David Kapah, a confirmé que la banque avait bien consenti des crédits à sept colonies et trois communes en Cisjordanie occupée, entre 2003 et 2007.

Cette preuve flagrante est à l’origine du lancement d’une campagne qui a rapidement grossi en Belgique. Unis sous le slogan « Israël colonise, Dexia finance », la campagne est devenue un succès. Dans les mois suivants, des pétitions ont été lancées, des députés ont été questionnés et des actions locales ont démarré. Le soutien d’autorités locales belges comme des municipalités et des provinces a été décisif, car elles détiennent un nombre important d’actions dans le Groupe Dexia.

Aujourd’hui, la plateforme d’action comprend 61 organisations belges, elle a réuni plus de 4.000 signatures, et elle a obtenu que 29 autorités locales signent une résolution demandant que Dexia mette fin ses relations avec les colonies, et cesse immédiatement de financer l’occupation.

“Coupables, mais nous ne le ferons plus”

Pendant plusieurs mois, le gouvernement belge et la direction de Dexia n’ont pas répondu aux demandes de la plateforme d’action. Cependant, tandis que la campagne commençait à recevoir davantage de couverture médiatique et la pression à monter, quelque chose a changé. Le 13 mai, les militants de la campagne ont pu exprimer leurs demandes lors de l’assemblée annuelle des actionnaires du Groupe Dexia à Bruxelles.

En réponse, Jean-Luc Dehaene, président du conseil d’administration de Dexia et ancien premier ministre belge, a admis que la banque avait accordé des prêts aux colonies israéliennes. Il a souligné cependant que depuis septembre 2008, plus aucun crédit n'avait été accordé et qu’il n’avait pas l’intention d'en octroyer de nouveaux.

Il a ajouté que les crédits et les prêts aux colonies qui en avaient bénéficié auparavant se terminaient et qu’ils ne seraient pas prolongés, ni remplacés par des prêts similaires.

« Par le passé, Dexia Israël a accordé 5 millions d’euros de prêts aux colonies ; cela ne représentait qu’1% du budget total de Dexia Israël. Les prêts à la municipalité de Jérusalem ne sont pas inclus dans ce montant, puisque le Groupe Dexia estime que Jérusalem n’est pas un territoire contesté, » a déclaré Dehaene.

Cependant, Jérusalem Est est considérée comme un territoire occupé par le droit international. Israël l’a unilatéralement annexée en juin 1967, et applique la loi, la juridiction et l’administration israéliennes à cette partie de la ville. En réponse, le Conseil de Sécurité des Nations Unis a adopté la Résolution 252 qui déclare qu’il « considère que toutes les mesures législatives et administratives prises par Israël, y compris l’expropriation de terres et de biens immobiliers, qui tendent à modifier le statut juridique de Jérusalem, sont non valides et ne peuvent modifier ce statut. »

En 1980, Israël a déclaré Jérusalem capitale d’Israël, y compris Jérusalem Est. La même année, le Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptait la Résolution 476, dans laquelle le Conseil de Sécurité « confirme à nouveau que toutes les mesures législatives et administratives prises par Israël, la puissance occupante, en vue de modifier le caractère et le statut de la Ville Sainte de Jérusalem n’ont aucune validité en droit et constituent une violation flagrante de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre et font en outre gravement obstacle à l’instauration d’une paix d’ensemble, juste et durable au Moyen -Orient. »

Le soutien financier de Dexia à la municipalité de Jérusalem peut être considéré comme un soutien à la colonisation de Jérusalem Est.

Dehaene a également déclaré que les activités de Dexia Israël ne font plus partie des métiers de base du Groupe Dexia, ajoutant : « Ne soyez pas surpris si le Groupe Dexia vend Dexia Israël. »

La campagne a déjà été fructueuse, mais ce n’est pas fini.

Selon Mario Franssen, porte-parole de la plateforme d’action, la campagne continuera jusqu’à ce que Dexia déclare officiellement – et en donne la preuve – l’arrêt total du financement des colonies, y compris les prêts contestés à Jérusalem. Franssen explique que la plate-forme d’action n’est pas encore satisfaite, mais que ces concessions de Dexia sont un bon début. « Nous continuons d’exiger un arrêt total et immédiat de tous les liens entre Dexia et les colonies. Dexia est coupable de financer l’occupation, et ceci doit se terminer, » ajoute Franssen.


Source : Electronic Initifada

Traduction : MR pour ISM

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