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Palestine - ISM France

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Palestine 48 -

La fourniture en eau aux villes arabes a été coupée en raison des dettes des conseils municipaux locaux

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Alors que les résidents arabes ont payé leurs factures d’eau, les autorités locales ne parviennent pas à régler leur dette à Mekorot Water Company qui a coupé la fourniture en eau aux villes arabes. L’organisation Citoyens pour l'Environnement affirme qu’il s’agit d’une mesure partiale, en disant qu'ils ne se souviennent pas de telles mesures aient été prises contre secteur juif

Au moins 23 villes arabes ont eu leur approvisionnement en eau coupée au cours de ces dernières années en raison des dettes des autorités locales à Mekorot, la Société Nationale de l’Eau israélienne. Une récente enquête menée par l'organisme à but non lucratif, Citoyens pour l'Environnement (CFE) en Galilée, donne une image plutôt sombre du traitement de la population arabe en Israël. Des organisations et associations organisent un rassemblement ce dimanche, pour protester contre ce qu'ils appellent une "punition collective".

Le village de Rama ne se souvient pas d'un été aussi chaud que celui-ci, d'autant plus que ses habitants ont dû passer quatre jours sans eau la semaine dernière. Les autorités locales sont enfin parvenues à un accord mercredi avec Mekorot, mais au cours des jours précédant cet accord, les habitants de Rama ont dû se débrouiller avec l'eau des climatiseurs ou des bouteilles d'eau.

"Vous vous réveillez le matin, vous ouvrez le robinet et réalisez qu’il n'y a pas d'eau», a déclaré un habitant qui a connu la vie sans eau, un certain nombre de fois. "J'ai pris une bouteille d'eau au réfrigérateur pour laver le visage de ma fille. Quand je suis arrivé dans la maison l'après-midi, j'ai du emmener ma famille à Nazareth pour prendre une douche. Sans parler de la lessive et de la cuisine. Je ne me souviens pas avoir entendu parler d’incidents comme ça dans une ville juive, comme Tel-Aviv, par exemple. "

L'accord entre le conseil municipal et Mekorot a été conclu qu'après l’intervention du Ministre-adjoint des Affaires Etrangères, le député Majalli Whbee (Kadima). L'approvisionnement en eau a été en effet rétabli dans les villes, mais selon les organisations environnementales, les coupures d’eau ne représentent qu’une petite partie de ce qui se passe vraiment. L’organisation de la Galilée avait déposé une plainte auprès de la Haute Cour de justice avant qu soit votée la loi sur l'eau, en demandant que Mekorot ne soit pas autorisée à couper arbitrairement leur approvisionnement en eau.

"Avant la loi sur l'eau, Mekorot n'était pas autoriée à couper l’approvisionnement en eau», a déclaré l’avocat Shadi Azam. "Malheureusement, selon la loi en vigueur, ils peuvent le faire si le Conseil municipal ne parvient pas à verser au moins 80% de sa dette à Mekorot."


Les habitants payent leurs factures, le Conseil municipal reste endetté

Il y a deux semaines, la Knesset a tenté d'adopter un projet de loi stipulant que les coupures d'eau seraient le dernier recours, après tout le reste ait échoué. La proposition déclare également que Mekorot ne sera pas en mesure de couper l'approvisionnement en eau aux hôpitaux, aux centres médicaux, aux pompiers, aux jardins d'enfants et aux écoles. Le projet de loi a été rejeté, ce qui a poussé les différentes associations à l’organisation d’un rassemblement dimanche.

Selon les organisations, les habitants de la plupart des villes ont payé leurs factures et ce sont les conseils municipaux qui ont accumulé des dettes. Dans ce cas, même si tous les habitants ont payé leurs factures d'eau, la dette doit encore être réglée.

«C’est inouï qu’un quart de millions de citoyens aient été concernés par les décisions arbitraires de Mekorot au cours des dernières années", déclare le co-directeur du CFE, Liora Aharon. «Il s'agit d'une réalité du tiers monde. Je ne me souviens pas que l’approvisionnement en eau d’une ville juive ait été coupé. On le leur force pas la main, mais à nous, oui."

Mekorot a exprimé ses regrets quant aux nombreux désagréments causés aux habitants en raison de ce qu'il appelle "le fiasco des autorités locales", en disant que "la société ne souhaitait pas ou ne voulait pas imposer des limites à l'approvisionnement en eau, et, qu’en général, elle acceptait des plans de paiement de la dette au-delà des conditions de la loi. "

La société a ajouté que "dans des cas extrêmes, lorsque la société n'a aucun moyen d'obtenir le paiement de la consommation d’eau des haitants de la part du Conseil municipal, Mekorot était forcé de couper temporairement l'approvisionnement en eau, donnant quelques alertes afin de permettre au élus du conseil de se préparer en conséquence.

"Les autorités locales qui collectent le paiement des factures de la population, sont responsables du paiement à Mekorot de l'ensemble de l'eau utilisée dans leurs villes, a déclaré la société, en ajoutant que l’ensemble des dettes à la société des municipalités locales du secteur arabe se montait à plusieurs millions de shekels et qu’elle appliquait les mêmes mesures à toutes les municipalités dans toutes les régions.

Source : http://www.ynetnews.com/

Traduction : MG pour ISM

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