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Jérusalem -

La haute cour israélienne reporte de six mois l'évacuation de Khan al-Ahmar

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29.09.2021 - La Haute Cour de justice israélienne a décidé mercredi de reporter de six mois l'audience relative à la demande d'un groupe juif d'évacuer le village de Khan al-Ahmar, à Jérusalem-Est.

La haute cour israélienne reporte de six mois l'évacuation de Khan al-Ahmar

Septembre 2018 – La résistance acharnée des habitants palestiniens de Khan al-Ahmar, rejoints par de nombreux militants internationaux, a repoussé les tentatives de nettoyage ethnique israéliennes. La lutte continue, avec une mobilisation massive à prévoir dans 6 mois, soit mars 2022.
Selon le site Internet d’Haaretz, la cour a reproché au gouvernement israélien de tergiverser sur sa décision concernant la démolition du village bédouin depuis plus d'une décennie et lui a donné jusqu'au 6 mars 2022 pour se décider sur la question.

"L'État n'est pas cohérent dans ses arguments et ne donne pas suite à ses déclarations", a déclaré le tribunal. "Il ne fait aucun doute que le jour approche où nous ne pourrons plus nous accommoder du caractère non concluant de la pétition... Elle ne peut être étirée à l'infini."

"Nous espérons que d'ici là, une décision claire nous sera présentée, après avoir exploré toutes les options", a ajouté le juge de la cour.

Plus tôt ce mois-ci, la haute cour a qualifié la demande de report de l'audience d'"embarrassante", décidant qu'elle ne retarderait l'audience que de deux mois, et affirmant qu'elle n'approuverait aucun autre report.

Le gouvernement israélien a justifié sa demande de report par les complications diplomatiques et sécuritaires actuelles.

La demande de démolition du village palestinien avait été déposée par l'ONG de droite Regavim, qui demandait au gouvernement de fixer une date pour l'évacuation du village. La pétition avait déjà été approuvée par le tribunal il y a deux ans.

Regavim a réagi à la décision de la haute cour mercredi, accusant les atermoiements du gouvernement de faire "partie du problème".

"La procrastination ne dissimulera pas une demande simple : l'État d'Israël doit lutter contre la prise de contrôle palestinienne en [Cisjordanie et à Jérusalem]", a déclaré le chef de Regavim, Meir Deutsch.

Le groupe de défense des droits de l'homme Friends of the Jahhalin a également réagi en déclarant : "Il est regrettable que le tribunal ait accordé une nouvelle prolongation et n'ait pas rejeté purement et simplement la requête qui viole les valeurs d'égalité. Il est temps de trouver une solution équitable et consensuelle. Une solution au bénéfice des Bédouins".

La décision de la Haute Cour de mercredi marque la sixième série de pétitions concernant l'évacuation du village, qui a débuté en 2009 lorsque l'autorité d'occupation israélienne (AIO) a émis des ordres de démolition contre les structures du village. Depuis lors, des pétitions ont été soumises à la cour par diverses parties israéliennes cherchant à faire appliquer les démolitions, ainsi que par des résidents demandant leur annulation. La haute cour rejette systématiquement ces pétitions en attendant que le gouvernement, qui décide des questions d'expulsion, donne un ordre clair à cet égard.

En septembre 2018, le Parlement européen a averti Israël que la démolition de Khan al-Ahmar et le déplacement de ses résidents constitueraient une violation du droit humanitaire international en vertu de la Convention de Genève.

L'ancien premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à plusieurs reprises à évacuer le village. Dans une interview accordée à la chaîne de télévision Channel 12 il y a un an et demi, il avait déclaré que l'évacuation aurait lieu "très bientôt". L'année dernière, pendant la crise politique israélienne, l'IOA a déclaré au tribunal que l'évacuation serait reportée jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement.

Les habitants de Khan al-Ahmar, connus sous le nom de Bédouins al-Jahhalin, sont des réfugiés du désert du Néguev qui vivent dans cette zone du sud de Jérusalem depuis leur déplacement par l'armée d'occupation israélienne en 1967.

Au fil des ans, les gouvernements israéliens ont refusé de reconnaître les communautés bédouines al-Jahhalin ou de leur accorder des permis de construire.



Source : Palestine Info

Traduction : MR pour ISM

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