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Palestine - ISM France

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Palestine -

Palestine : Enième désaveu pour l’Etat hébreu

Par

Loin des palabres inter-palestiniens et des atermoiements israéliens, c’est de l’ONU qu’est venue hier une mise en garde sévère contre les agissements gouvernement Olmert.
Au moment où la crise politique atteint son paroxysme dans les deux camps politiques ennemis, l’Assemblée générale des Nations unies a pris hier une position clairement favorable aux Palestiniens.

Au cours d’un long débat au siège même de l’organisation internationale à New York, les cent quatre-vingt-onze membres de l’Assemblée générale ont planché des heures durant sur la situation qui prévaut actuellement au Moyen-Orient.

Du statut d'El Qods à celui du Golan, rien n’a été oublié concernant les innombrables problèmes que vit actuellement la région.
Ce sont en tout six résolutions qui ont été adoptées à la majorité écrasante des membres présents.

Résolument lucide, ce débat a permis de dégager une nouvelle vision légaliste et internationale à la fois sur l’oppression dont est constamment victime la population palestinienne.

La décision la plus éloquente sera sans doute celle de la nécessité de créer un Etat palestinien, un vœu pieux qui aurait dû être réalisé en mai 1998, soit cinq ans après la signature des accords de Washington ou d'Oslo II en septembre 1993.
«L’Assemblée générale appelle à ce que les droits inaliénables du peuple palestinien, au premier rang desquels le droit à l’autodétermination et le droit de créer un Etat indépendant, soient réalisés», a décidé hier le premier organe de l’Organisation des Nations unies.

La deuxième revendication, de taille elle aussi, stipule que les troupes israéliennes doivent absolument se retirer de tous les territoires palestiniens annexés lors de la troisième guerre arabo-israélienne de juin 1967.

Le processus de paix, quant à lui, sera également relancé, et cela en dépit du gouffre dans lequel il se trouve depuis plus d’une année déjà. «L’Assemblée générale demande au Conseil de sécurité d’œuvrer plus activement à un règlement pacifique de la question de Palestine et à établir à cette fin un dialogue avec le quartette», pouvait-on lire dans l’une de ses déclarations.

Composé de l’ONU, des Etats-Unis, de la Russie et de l’Union européenne, le quartette est un ensemble créé en 2003 afin de veiller à l’application de la feuille de route, et mener à bien les négociations pour le règlement du conflit arabo-israélien.

Attendue depuis longtemps, cette prise de position de l’Assemblée générale des Nations unies a provoqué les foudres des autorités israéliennes.
«A notre grand regret, depuis près de trois décennies, l’Assemblée générale des Nations unies, dans une espèce de tradition, adopte de manière automatique et unilatérale des résolutions qui n’aident ni les Palestiniens ni Israël, et qui ne font pas avancer le processus de paix», a lancé hier sur un ton colérique et ironique à la fois Mark Regev, porte-parole de la diplomatie israélienne.

Entre-temps, c’est un véritable ballet diplomatique qui a lieu entre l’Occident et le Moyen-Orient afin d’aider les Palestiniens à sortir de la crise et à pouvoir négocier avec la partie israélienne.

Hier, le président Abou Mazen devait avoir à Ghaza des entretiens cruciaux avec Ursula Plassnik et Frank-Walter Steinmeier, respectivement ministres des Affaires étrangères d’Autriche et d’Allemagne.
Toujours du point de vue européen, Javier Solana n’a pas raté l'occasion hier de lancer une pique au mouvement Hamas.
«Le Hamas a eu une offre du président Mahmoud Abbas et je pense que c’était une offre très généreuse, elle aurait pu résoudre beaucoup des problèmes auxquels sont confrontés les Palestiniens, mais malheureusement elle n’a pas été acceptée», a déclaré hier, déçu, le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère.

Depuis sa victoire indiscutable au scrutin législatif du 25 janvier dernier, le Hamas semble encore payer le prix de son acceptation de la démocratie et du choix populaire. Le tout sous le regard amusé d’un Monde arabe hermétiquement fermé à toute tentative démocratisante.

Source : La Tribune

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