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Israël -

Poussée à droite et résultats serrés attendus mardi aux élections israéliennes

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Une poussée à droite, et le risque d'une Knesset ingouvernable. Telle pourrait être l'issue des élections mardi en Israël, où les sondages donnent un léger avantage au "faucon" du Likoud Benyamin Nétanyahou face la candidate de Kadima, Tzipi Livni, mais prédisent dans tous les cas des résultats trop serrés pour pouvoir former rapidement une coalition claire.

Après avoir annoncé une large victoire de l'ancien chef de gouvernement Nétanyahou pendant des mois, les sondages ont récemment montré un rapprochement de Kadima, mais surtout la montée en puissance d'Avigdor Lieberman le leader du parti ultranationaliste Yisrael Beitenou. A tel point que celui-ci semble en bonne position pour ravir la troisième place au Parti travailliste (Avoda), du ministre de la Défense Ehoud Barak.

Selon les dernières projections, les partis de droite réunis pourraient récolter une majorité d'environ 65 sièges sur 120 dans la prochaine Knesset. Mais aucun d'entre eux n'obtiendrait individuellement plus de 30 sièges, rendant ainsi obligatoire pour le vainqueur de former une coalition qui s'annonce fragile.

Car le gagnant du scrutin de mardi pourrait hériter d'une Knesset, l'assemblée israélienne, fractionnée, et devoir ainsi entamer avec les partis rivaux de longues négociations qui pourraient déboucher sur une période de paralysie politique.

La situation semble toutefois bien plus favorable à Benyamin Nétanyahou, 59 ans, qui peut s'appuyer sur les bons sondages de Yisrael Beitenou (Israël notre maison), dont la campagne a été axée sur la nécessité pour les Arabes israéliens de jurer loyauté à l'Etat hébreu, sous peine de perdre leur citoyenneté. "Il semble que cela (la poussée de la droite, NDLR) soit décisif, la droite va probablement avoir la majorité", explique Avraham Diskin, politologue et chef du service statistiques de la Commission électorale israélienne.

Même si elle arrivait en tête, il semble mathématiquement impossible pour Tzipi Livni de former une coalition sans faire appel à Avigdor Lieberman ou à un autre parti nationaliste, et ainsi nuire à son engagement de parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens.

Cette poussée droitière s'explique en partie par la conviction de moins en moins partagée dans l'opinion publique qu'une paix durable soit possible avec les pays voisins. Deux ans après la guerre avec le Hezbollah libanais, le récent conflit dans la Bande de Gaza et la menace iranienne ont renforcé le sentiment pour nombre d'Israéliens d'être entourés d'ennemis. D'où la surenchère de menaces contre le Hamas à laquelle se sont livré Nétanyahou et Livni au cours de la campagne.

"Au final, il n'y aura pas d'autre choix que de renverser le gouvernement du Hamas à Gaza", a ainsi déclaré lundi Benyamin Nétanyahou sur la chaîne de télévision en langue française Guysen. "C'est clair. Le travail n'a pas été achevé lors de la dernière opération, et nous devrons le terminer plus tard".

Le chef du Likoud, ancien diplomate et ex-ministre des Finances, a également tenté de capitaliser sur le découragement d'une partie de la population en critiquant les pourparlers de paix entrepris par l'actuel gouvernement d'Ehoud Olmert avec le gouvernement palestinien modéré en Cisjordanie .

Tzipi Livni, négociatrice en chef des discussions, veut poursuivre ces pourparlers pour parvenir à un accord qui conduirait pourtant à un large retrait israélien de la Cisjordanie . Elle a mené campagne en appelant les électeurs à choisir "l'espoir" plutôt que "la peur".

A l'opposé, Benyamin Nétanyahou estime que les pourparlers de paix ne doivent se limiter qu'à une aide à la construction de l'économie palestinienne, une position rejetée par les Palestiniens et susceptible de déplaire à l'administration Obama, qui a fait du Proche-Orient une de ses priorités de politique étrangère.

Sa ligne dure face à l'Iran pourrait également contrarier la Maison Blanche, favorable à des pourparlers directs avec Téhéran. De bons résultats de Yisrael Beitenou pourraient enfin faire pencher d'autant à droite la politique étrangère d'un gouvernement Nétanyahou.

Source : http://www.google.com/

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