Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 2047 fois

Gaza -

Un appel de Gaza

Par

> haidareid@yahoo.com

Cette semaine marque une année depuis le lancement par Israël de son attaque contre la Bande de Gaza : une année depuis que les obus au phosphore, les DIME et autres armes de mort et de destruction ont été lâchés sur une population civile sans défense. Une année depuis que les populations du monde ont demandé qu’Israël mette fin à son attaque sur Gaza.

Un appel de Gaza


Pendant cette guerre israélienne d’agression sur la Bande de Gaza occupée, beaucoup de nos civils ont été massacrés par les bombardements aveugles d’Israël, condamnés par des experts des Nations Unies et les principales organisations de droits de l’homme comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Cette attaque a tué plus de 1.440 palestiniens, dont une majorité de civils, dont 431 enfants. 5.380 autres palestiniens ont été blessés.

Nous, les 1,5 million de Palestiniens de la Bande de Gaza assiégée, dont la majorité sont des réfugiés violemment expulsés de leurs maisons par les forces sionistes en 1948, avons été soumis à trois semaines de terrorisme d’Etat israélien continu, pendant lesquelles les avions de guerre israéliens ont systématiquement visé les zones civiles, réduit des quartiers entiers et l’infrastructure civile vitale à des masses de gravats, et partiellement détruit de nombreuses écoles, dont plusieurs étaient gérées par les Nations Unies, où les civils s’étaient réfugiés. Ceci est survenu après 18 mois de siège israélien continu, paralysant, mortellement hermétique sur Gaza, forme grave de punition collective décrite par John Dugard, rapporteur spécial des Nations Unies pour les Droits de l’homme, comme « un prélude au génocide ».

La guerre contre Gaza avait été préconisée et prônée par les généraux et les hommes politiques israéliens. Matan Vilnai, ancien vice-ministre de la défense d’Israël, a dit à la Radio militaire pendant l’opération « Hiver chaud » (29 février 2008) :

« Ils vont s’attirer une shoah plus grande parce que nous utiliserons toute notre puissance pour nous défendre. »

Dans les jours qui ont suivi cette déclaration, 107 palestiniens, dont 28 enfants, ont été tués. La communauté internationale n’a pas réagi. Cette inaction, suivie par des déclarations européennes sur l’intention de rehausser les accords commerciaux avec Israël, a servi de feu vert aux atrocités qui ont été commises en janvier 2009.

Mais l’attaque contre Gaza n’est pas encore terminée : nous, les Palestiniens de Gaza, vivons toujours avec nos blessures physiques, mentales et affectives. Nos corps ne peuvent guérir parce que les médicaments dont nous avons besoin ne sont pas autorisés à entrer dans la Bande de Gaza. Nos maisons ne peuvent être reconstruites et les décombres d’acier et de béton ne peuvent être dégagés parce que les camions et les bulldozers qui pourraient les déblayer ne sont pas autorisés à entrer dans la Bande de Gaza.

Jamais auparavant une population ne s’est vue refuser les besoins vitaux de sa survie comme politique délibérée de colonisation, d’occupation et d’apartheid, mais c’est cela qu’Israël nous fait, à nous la population de Gaza, aujourd’hui : 1,5 million de personnes vivent sans un approvisionnement sûr en eau, en nourriture, en électricité et en médicaments, et la moitié d’entre elles sont des enfants de moins de 15 ans.

C’est un génocide lent sans équivalent dans l’histoire humaine.

Au début du mois, Ronnie Kasrils, ancien Ministre sud-africain du Renseignement et membre de l’ANC, a dit au Royaume-Uni que ce qu’Israël fait aux Palestiniens est bien pire que ce qui a été fait aux Africains du Sud sous apartheid. Et l’ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter a dit, lors de sa visite à Gaza, que le peuple palestinien piégé à Gaza était traité « comme des animaux ».

La population de Gaza a besoin de votre soutien pour mettre fin au blocus. Plus de 1.400 activistes internationaux, venant de plus de 42 pays, seront à Gaza le 31 décembre. Ils marcheront avec nous pour exiger qu’Israël lève son blocus sur la Bande de Gaza, immédiatement et définitivement. Nous vous demandons d’exprimer votre solidarité avec Gaza le même jour : où que vous soyez, organisez des protestations, des marches et des pétitions dans votre pays.

Il y a 1,5 million de gens à Gaza : nous voulons voir 1,5 millions de gens, dans le monde entier, nous soutenir alors que nous porterons nos demandes à l’Etat israélien.

Nous avons besoin de vous pour montrer à Israël que nous avons une humanité commune, que vous observez ce qu’il fait et que vous ne le tolèrerez pas parce que le silence est complicité.

Nous avons besoin de vous pour montrer à Israël, le 31 décembre 2009, qu’il n’y a pas de place dans le monde pour ses pratiques bellicistes et sa barbarie et que les populations du monde les refusent.

Nous avons besoin que vous nous montriez à nous, la population de Gaza, que vous n’avez pas oublié l’horreur à laquelle nous sommes confrontés chaque jour, et que vous êtes avec nous dans notre combat contre la machine israélienne de mort et d’apartheid.

Gaza
20 décembre 2009

Appel signé par :

- le secteur universitaire
- le comité national pour le boycott
- le PNGO (secteur de la société civile)
- le secteur du travail
- le secteur des femmes
- le secteur des étudiants
- le secteur de la jeunesse.



Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.


Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Gaza

Même sujet

Blocus

Même auteur

Haidar Eid

Même date

20 décembre 2009