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Palestine - ISM France

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Israël -

Un réel problème pour Israel

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Le nouveau gouvernement palestinien d'unité crée un problème réel pour Israel. Il sera dirigé par un haut responsable du Hamas, Ismail Haniyeh.
D'ailleurs, il ne reconnaitra pas Israel et n'a pas l'intention de répondre aux conditions du quartet, comme l'a dit un chef du Hamas.
Pourtant en même temps, ce n'est pas un gouvernement du Hamas, et le Hamas n'aura pas une majorité au gouvernement.

Le Ministre des Finances choisi, Salem Fayad, est le chéri de la Maison Blanche.
Le Ministre des Affaires Etrangères désigné, l'universitaire Ziad Abu Amar, est intervenu dans de nombreuses universités américaines et n'a pas des positions extrémistes envers Israël.
Et le ministre de l'Intérieur, qui commande les forces de sécurité, sera un indépendant plutôt qu'un membre du Hamas, bien qu'il soit nommé sur la recommandation du Hamas.

Dans ces circonstances, Israël et les États-Unis vont avoir des problèmes pour exiger que le boycott économique international du gouvernement palestinien reste en place.

Les autres membres du Quartet - l'Union Européenne, les Nations Unies et Russie - ont été gênés pendant un certain temps par l'opposition de Washington à un gouvernement d'unité, et une fois qu'il sera en place, dans quelques semaines, certains ou tous risquent d'avoir à annoncer la reprise des relations avec l'Autorité Palestinienne.

Bien que le Chef du Hamas, Khaled Meshal, et le chef du Fatah, le Président Mahmoud Abbas de PA, aient accepté les principes de l'accord de La Mecque il y a environ 10 jours, c'est seulement cette semaine que leurs derniers doutes ont disparu, quand ils se sont rendus compte que le sommet de La Mecque était leur dernière chance de mettre fin à la guerre fratricide dans Gaza.

Près de 100 Palestiniens ont été tués dans ces combats au cours des deux derniers mois, et la combinaison de la violence et de leur sentiment de perte de contrôle a mené Abbas à braver le mécontentement américain et Meshal à abandonner son rêve de contrôle exclusif de Hamas.

L'accord a donné quelque chose à chacun d'eux : Meshal n'a pas eu à abandonner la plateforme politique du Hamas et à reconnaître Israël, alors qu'Abbas obtenait un gouvernement non contrôlé par le Hamas. Mais beaucoup de Palestiniens sont en colère contre les deux hommes.

Toute personne qui lit l'accord ne peut que se demander pourquoi ils se sont attardés sur un ou deux mots pendant de nombreuses semaines sanglantes : Par exemple, le texte final déclare que le gouvernement "respectera" les précédents accords Israëlo-Palestiniens ; Abbas à l'origine voulait "adhérera à".

A Gaza, les habitants se sont réjouis de la fin de la guerre civile. Mais les fêtes pourraient être prématurées. Avec les milices armées dans Gaza, un fou pourrait facilement rallumer les combats. Et ceux qui ont perdu des proches n'abandonneront pas aussi rapidement leur désir de vengeance.

Pacifier Gaza sera la première tâche du nouveau gouvernement. Mais, au mieux, ce sera difficile - et cela pourrait s'avérer impossible.

Source : http://www.haaretz.com/

Traduction : MG pour ISM

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