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Palestine - ISM France

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Palestine 48 -

Une remarque du Ministre israélien des Affaires Etrangères provoque la colère des députés arabes

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Des députés arabes ont riposté dimanche après que le ministre israélien des Affaires Etrangères, Tzipi Livni, ait déclaré que le futur Etat palestinien offrirait une solution aux Palestiniens du monde entier, y compris aux Arabes israéliens, dans leur lutte pour leurs aspirations nationales.

"Il doit être clair pour tous que l'État d'Israël est un foyer national pour les Juifs", a dit Livni, en ajoutant que la création d'un Etat palestinien devrait mettre un terme aux revendications nationales des Arabes israéliens.

Livni réagissait à une annonce faite samedi par le haut comité arabe de suivi concernant sa décision de rédiger un document exprimant son refus de reconnaître Israël en tant qu'État juif.

Livni a également insisté sur le fait qu'Israël était une démocratie et que les membres élus de la Knesset devraient l'accepter en tant que telle. "Les députés arabes ne peuvent pas avoir leur morceau du gâteau et manger le nôtre aussi", a-t-elle dit.

En réponse aux commentaires de Livni, le ministre des Sciences, de la Culture et des Sports, Ghaleb Majadele, a déclaré : "Les racines des citoyens arabes d'Israël sont antérieures à la création de l'Etat. Ils sont des habitants de cette terre et possèdent des droits. Leur droit à vivre ici et leur citoyenneté ne sont pas négociables".

"Toute personne qui pose l'idée d'un transfert de la population arabe d'Israël dans les territoires de l'État de Palestine est anti-démocratique", a ajouté le ministre arabe israélien.

Les commentaires de Livni ont également rendu furieux les membres arabes israéliens de la Knesset, qui l'ont accusée d'adopter une position extrémiste envers la minorité arabe.

Le président du parti Hadash, Mohammed Barakeh, qui a lancé samedi le débat du haut comité arabe de suivi, a déclaré: "L'insolence du gouvernement a atteint un nouveau sommet. Livni revient à ses origines dans les milieux sombres de l'extrême droite."

Il a ajouté que "les Arabes palestiniens en Israël vivaient dans leur patrie. Ils n'ont pas immigré. C'est l'État qui a immigré".

Le député Ahmed Tibi (Ra'am - Ta'al) a déclaré que Livni avait montré son "visage d'extrémiste", en ajoutant qu'elle était en train de préparer le terrain à l'expulsion des citoyens arabes d'Israël. "Les Arabes vivaient ici avant Livni et ils seront encore là après elle," a-t-il dit

Au cours de leur réunion samedi à Nazareth, les membres du comité ont annoncé qu'ils enverraient leur document quand il serait terminé au Premier Ministre Ehud Olmert, au président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, aux pays arabes et aux organisations internationales.

Le comité a expliqué que sa décision était influencée par l'insistance d'Israël sur le fait que l'Autorité Palestinienne reconnaisse Israël en tant qu'État juif. Un responsable arabe israélien, Raja Agabaria, a été chargé d'élaborer le document

Lors du débat, les opinions des membres du Comité ont considérablement varié. Le parti Hadash qui a soulevé la question s'est concentré sur l'expression de sa désapprobation de la définition de l'état en tant que Juif, dans le cadre des négociations entre Israël et les Palestiniens.
D'autres partis, comme Balad, pensent que le Comité doit exprimer un désaccord de principe face à une telle définition.

Cela pourrait être une violation de la loi israélienne, qui stipule qu'aucun parti ne peut participer aux élections s'il rejette le caractère juif et démocratique de l'État d'Israël.

Le président du Hadash, Barakeh, a déclaré à Haaretz que la position de son parti sur la question était une question de principe. "Une reconnaissance internationale et palestinienne d'Israël en tant qu'Etat juif permettra de déterminer le statut des Arabes en Israël comme des citoyens de deuxième classe", a-t-il dit.

Il a ajouté que cette reconnaissance pourrait légitimer un échange de population et un transfert des citoyens arabes et aussi invalider le droit au retour des réfugiés palestiniens. "L'Etat d'Israël ne devrait être rien d'autre qu'une autodétermination pour les Israéliens juifs", a-t-il conclu.

Les membres de Balad ont déclaré qu'ils étaient heureux de voir que le Haut Comité de suivi abordait ces questions. "Nous avons toujours opposé à la définition d'Israël en tant qu'Etat juif," a déclaré à Haaretz le président de Balad, Jamal Zahalka. "Nous devons avoir un débat de principe sur la question, et si Hadash est du même avis, cela montre l'hégémonie de notre discours politique. Que Dieu les bénisse."

Les dirigeants du Mouvement islamique assistaient à une conférence à Istanbul et n'étaient pas disponibles pour faire des commentaires.

Le député de Ra'am-Ta'al, Taleb El-Sana a déclaré à Haaretz que "Cela est sans aucun doute un grave problème. Nous convenons que le caractère national du pays ne devrait pas être une condition aux négociations. Cela doit être déterminé par le public, et fixer des conditions sur une reconnaissance palestinienne d'Israël en tant qu'Etat juif est un prétexte pour ne pas poursuivre les négociations."


Source : Haaretz

Traduction : MG pour ISM

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