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La semaine dernière, le directeur général de SNS Asset Management, une filiale de la banque néerlandaise SNS, m'a envoyée une lettre expliquant la position de la banque sur le désinvestissement de Veolia.
Veolia est une société européenne qui a obtenu le contrat pour la construction du tramway sur des terres saisies illégalement aux Palestiniens qui reliera les colonies israéliennes de Cisjordanie, construites en flagrante violation du droit international, à des quartiers de Jérusalem-Ouest.
Carte : Cette première ligne de tramway est conçue pour desservir la colonie de Pisgat Zeev, au Nord, en passant par celles de Ramat Eshkol et Givat Shapira (French Hill). Elle devrait être prolongée jusqu'à la colonie de Neve Yaakov
Au cours des deux dernières années, la banque SNS, qui est classée dans le top cinq des banques néerlandaises, a reçu de nombreuses lettres d’organisations israéliennes, palestiniennes et néerlandaises et d’experts en droit international lui demandant de désinvestir de Veolia, en raison de son implication dans le projet de tramway.
Dans sa lettre, la banque SNS a déclaré que "l'occupation israélienne du territoire palestinien ne concorde pas avec le droit international. Toutefois, la banque ne considère pas la construction du tramway comme une grave violation directe des droits de l'homme. Par conséquent, l'exclusion de Veolia est considérée comme disproportionnée.
Néanmoins, nous voyons ces activités comme étant non souhaitées dans le cadre d'un processus de paix responsable et nous demandons à Veolia de ne pas se livrer à de futurs projets similaires. Notant l'intérêt relativement faible de ces activités pour Veolia, une telle requête a une chance."
La Banque a ajouté qu'elle pourrait encore décider de céder cette "ligne d'engagement", au cas où Veolia ne fournirait pas de réponse satisfaisante. Cependant, Veolia a de mauvais antécédents dans ses réponses à ce genre de demandes.
En 2006, Veolia a répondu à mes questions sur son implication dans le projet de tramway par une lettre.
Lorsque la banque ASN a commencé une ligne d’engagement avec Veolia pour déterminer s’il était impliqué dans le projet de tramway, Veolia a refusé de prendre au sérieux les inquiétudes de la banque ASN. Cela a conduit la Banque ASN, une filiale de la SNS Bank, à décider de céder sa participation dans Veolia.
Sur la base de ses actions passées, il est peu probable que Veolia réponde avec sérieux à la demande de la SNS, et ce sera à la banque de prendre la responsabilité de répondre comme sa filiale l’a fait.
Pendant ce temps, une action en justice en France contre Veolia et Alstom intentée par l'Association France Palestine Solidarité et l'Organisation de Libération de la Palestine a été douloureuse pour les entreprises. Elles ont reçu l'ordre de soumettre leur contrat à la municipalité de Jérusalem, ce qui a démontré que le tribunal de Nanterre n'avait pas confiance en Veolia quand elle a déclaré qu'elle n'avait pas signé de contrat.
Une autre institution financière, la Banque suisse Sarasin, qui est détenue par le Néerlandais Rabobank, a investi également dans Veolia par le biais de trois fonds d'investissement que Sarasin prétend être "viables". M. Andreas Holzer, l’adjoint au vice-président de la Recherche sur la Viabilité, m'a expliqué qu'il est conscient que la question est "controversée" et qu'il suit de très près le procès de Nanterre.
Alors, c’est encourageant de savoir que Sarasin suit de près l’affaire au tribunal de Nanterre et que la Banque SNS entrera en contact avec Veolia pour lui dire que ses activités en Israël sont illégales et qu’il ne devrait pas les développer.
Toutefois, la banque SNS n’a pas demandé à Veolia d’expliquer publiquement ses activités actuelles qui violent le droit international. Apparemment, ce serait inacceptable.
Selon la banque SNS, une "petite" violation de la loi n'est pas un motif pour l'exclusion de Veolia.
Elle oublie que cette "petite" violation du droit international menace le droit reconnu à l'autodétermination des Palestiniens, qu’elle entraine la destruction de biens palestiniens et soutient les colonies construites illégalement.
Les fonds d'investissement impliqués dans des projets qui violent le droit international sont immoraux et non viables. Ainsi, en vendant des fonds d'investissement comme "viables" et en continuant à investir dans Veolia, la banque SNS ment à ses clients.
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