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Les Palestiniens d’Al Arish sont rentrés à Gaza mais le blocus est toujours là
Par
Samir
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Dimanche, j’ai été heureux d’apprendre que presque tous les Palestiniens avec qui j’avais passé beaucoup de temps à Al Arish ont pu rentrer dans leurs familles à Gaza.
Ils vont pouvoir embrasser leurs proches que certains n’avaient pas revus depuis très longtemps et ce, juste pour le début du Ramadan.
Je ne sais pas si l’ouverture du point de passage de Rafah est liée à notre pétition mais l’important, c’est qu’ils aient pu pénétrer dans Gaza.
D’autres venaient aussi de Turquie. Il s’agissait de Palestiniens blessés pendant le cauchemardesque « Hiver Chaud » des Sionistes à Gaza où près de 150 personnes ont été tuées et plus de 350 ont été blessés.
Certains avaient été évacués vers des hôpitaux en Egypte et d’autres avaient été envoyés en Turquie. Alors voilà, près de 6 mois plus tard, ils ont pu revenir, certains avec des béquilles, d’autres avec des bandages, ce sont tous des convalescents.
Alors même s’ils sont heureux de retrouver leurs familles, je suis inquiet car c’est terminé : les portes du camp de concentration se sont refermées derrière eux.
Je ne suis pas sûr qu’ils aient assez de médicaments, de nourriture, d’argent et de tout le reste. Et de toute façon, ils n’auront pas la sécurité car, à tout moment, les Sionistes peuvent encore décider de venir les torturer, les envahir, les bombarder et les tuer.
Abed est resté au Caire. Mes amis et moi ne voulons pas qu’il retourne à Gaza. Nous voulons absolument qu’il puisse être opéré de son dos ici au Caire ou en Europe. De toute façon, il est encore beaucoup trop faible et ses plaies aux jambes sont encore ouvertes. (Note ISM : voir les reportages sur Abed)
Mercredi prochain, le 10 septembre, il y aura ici une grande manifestation pour demander la Levée du Siège de Gaza.
C’est Hamy Hasan, un député des Frères Musulmans qui a lancé l’appel. Des juges, des syndicats se sont joints à lui et maintenant, c’est l’ensemble de l’opposition qui se prépare à apporter de la nourriture et des médicaments à Gaza. J’espère que nous serons beaucoup à Rafah mercredi prochain et que nous pourrons rentrer dans Gaza.
Ce qui est sûr, c’est que nous ne pourrons pas tous arriver à Rafah.
Il y a 8 checkpoints de l’armée égyptienne à franchir dans le Sinaï avant d’arriver jusqu’à Rafah.
C’est vraiment triste de voir notre armée collaborer avec Israël.
Ils nous empêchent d’aller voir et aider nos frères à Gaza et je suis sûr qu’ils sont capables de tirer sur nous.
Le gouvernement a également lancé des campagnes dans les médias égyptiens (qui évidemment appartiennent tous au gouvernement) où il tente de présenter les Palestiniens comme des criminels, des envahisseurs, des ennemis mais nous, nous savons bien que Gaza fait partie du monde Arabe et qu’elle est liée, en particulier, à l’histoire de l’Egypte.
En fait, ce n’est pas la Bande de Gaza qui est occupée, mais c’est nous l’Egypte. L’Egypte est occupée par les Israéliens à travers le gouvernement de Moubarak.
J’aimerais, moi aussi, être de Gaza car ça voudrait dire que je suis libre, que je ne risquerais pas d’être emprisonné sous prétexte d’avoir aidé des Palestiniens, mes frères.
Note ISM :
Merci à tous ceux qui ont signé la pétition (845 signatures du monde entier), même si nous ne saurons jamais quel impact elle a pu avoir sur l'ouverture de la frontière de Rafah pour les 600 Palestiniens qui y étaient bloqués depuis des mois.
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Traduction
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MG pour ISM |
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