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Palestine - ISM France

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Bethléem -

"Motaz était heureux quand il était face à la mer, cela lui donnait un sensation de liberté, de légèreté, qu'il n'avait pas connu avant" - Dernier hommage rendu à un martyr de Bethléem

Par

Témoignage de l'équipe Khalil d'ISM.

Mercredi 2 décembre, dans le camp de réfugies de Dheisheh à Bethléem, un dernier hommage a été rendu au martyr de 28 ans Motaz Ibrahim Zawara, assassiné par les forces de sécurité israéliennes par un tir à balle réelle en pleine poitrine, le 13 octobre 2015, lors d'une manifestation au nord de Bethléem, près du checkpoint Tombe de Rachel. Entre 800 et 900 Palestinines portant le keffieh rouge et blanc – couleur symbolique du parti politique de Motaz, le Front Populaire de Libération de la Palestine – étaient réunis hier soir pour rendre un dernier hommage au jeune homme.

'Motaz était heureux quand il était face à la mer, cela lui donnait un sensation de liberté, de légèreté, qu'il n'avait pas connu avant' - Dernier hommage rendu à un martyr de Bethléem

La mère de Motaz devant un poster de son fils (*)
Deux autres familles de martyrs – la famille de Khaled Jawabra, tué le 26 novembre 2015 dans le camp de réfugiés d'Al-Aroub, et la famille de Kifah Obied, ami d'enfance de Motaz assassiné par un sniper israélien en 2001 – étaient également présentes.

Une militante d'ISM témoigne : "C’était plus qu’émouvant de voir les autres familles de martyrs présentes, partageant le deuil et la même douleur de la perte d'un enfant."

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Les mères des trois martyrs avec les photos de leurs fils


Quelques semaines avant d’être assassiné, Motaz avait décidé de quitter la France, où il se trouvait depuis plusieurs mois, inquiet pour son frère Ghassan qui avait entamé une gréve de la faim avec d'autres prisonniers politiques pour protester contre sa détention administrative illégale. "Mon frère est en prison, il fait un gréve de la faim, sa vie est en danger. Je ne veux pas qu'il meure sans que je sois là," répétait Motaz à ses amis qui lui demandaient pourquoi il voulait quitter la France.

Finalement, Motaz sera mort avant son frère.

Photo
Ghassan rend hommage à son frère


Lundi soir, Ghassan a été libéré après 18 mois de détention illégale dans les geôles israéliennes. Avant de rentrer chez lui, il a passé ses premiers instants de liberté retrouvée sur la tombe de Motaz, à prier avec sa famille.

Mercredi soir, dans un vibrant et puissant discours qui a ému aux larmes l'ensemble des proches de Motaz, Ghassan a évoqué la douleur de l'absence de son frère, son lit vide, et la profonde injustice de la mort de ce frère qui aimait la vie. "Motaz était heureux quand il était face à la mer, cela lui donnait une sensation de liberté, de légèreté qu'il n'avait pas connu avant," témoignaient ses amis.


Photo

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Les membres de la famille Zawara écoutent l'hommage de Ghassan à son frère



(*) Toutes les photos sont de PLL, pour ISM
L'article est en anglais sur Palsolidarity.org


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