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Palestine - ISM France

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Gaza -

"Somoud" et la mer

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Aussi désespérées et exténuantes que puissent être la situation et la vie quotidienne à Gaza, j'aime montrer sa beauté, omniprésente, dès que je peux. Gaza n'a pas besoin de pitié, elle a besoin de soutiens forts, retentissants et inconditionnels et de solidarité pour les 1,6 millions de personnes qui continuent d'être largement ignorées par les médias influents qui taisent l'occupation et le siège israéliens. Il y a ici des gens et des voix et des histoires, de tragédie, oui, et de résilience étonnante aussi.

'Somoud' et la mer

Prenez Mona et Amal Samouni, deux jeunes filles de la famille élargie Samouni, qui a été décimée pendant les 23 jours de massacre israélien dans la Bande de Gaza en 2008-2009. Le frère de 4 ans d'Amal et son père ont été tués à bout portant par des soldats israéliens, elle-même a été blessée à la tête par un éclat d'obus qui y est certainement toujours (à décembre 2009, il n'avait toujours pas été retiré).

Et Mona, la petite fille très éloquente et bavarde qui, après avoir subi le bombardement de sa famille massée dans une maison - 21 personnes tuées dans l'attaque et 6 autres dans l'invasion israélienne du secteur - a eu le somoud (la fermeté, l'endurance) et la force de donner des interviews à de nombreux journalistes finalement autorisés à entrer dans la Bande verrouillée après que les attaques aient globalement cessé (elles continuent tous les jours, dans toute la Bande, sur les fermiers, les laboureurs et les familles dans les zones frontalières - y compris à 2km de la frontière avec Israël - et les pêcheurs dans la mer palestinienne sous occupation israélienne, dans la limite des 3 miles imposée par Israël).

Photo
Amal Samouni, timide et morose en 2009 après les massacres de l'armée israélienne, maintenant plus forte et souriante.


Ces fillettes, parmi toute une ribambelle de filles de la famille Samouni et de la zone frontalière, ont peu montré leurs traumatismes et ont continuer à jouer comme toutes les petites filles le font ici, chantant et dansant, toutes fières de porter un nouveau chapeau ou un nouveau foulard ou une nouvelle paire de chaussures (même si ce sont souvent des vêtements qu'ont portés leurs aînés) pour notre expédition en mer. Si je n'avais pas rencontré beaucoup des enfants Samouni aussitôt après le massacre de Gaza, je n'aurais rien su des horreurs auxquels ils ont survécu et qu'ils portent en eux.

Et ce sont seulement deux exemples d'une population plus large, dont chaque membre a souffert et souffre de l'occupation israélienne, du siège continu de Gaza, des avions de guerre israéliens qui survolent à basse altitude et du bruit des drones, de la pauvreté imposée dans la Bande, de la perte d'êtres chers dans les attaques ou les prisons israéliennes, et dont le seul désir est de vivre de son travail, en toute liberté, sécurité et dignité.

Quoiqu'il en soit, bien que la dignité leur soit niée tous les jours dans tous les aspects de leurs vies (que deviendrait votre dignité si vous ne pouviez pas vous doucher pendant plusieurs jours parce que l'eau n'a pu être pompée par manque d'électricité ou parce que les conduites sont en mauvais état... ?), les Palestiniens de Gaza font preuve de dignité et de fierté avec un panache étonnant.

Merci à Mahfouz, le marin toujours généreux, pour avoir conduit notre petit groupe sur la mer de Gaza, même si nous aurions tous aimé aller quelques miles plus loin, mais la réalité - la présence d'une canonnière israélienne - nous a imposé de rester à seulement un kilomètre ou deux au large de la côte. Oui, même un bateau plein de gamines est une cible potentielle pour la marine israélienne armée jusqu'aux dents.

Photo

Waed Rjila, traumatisée par l'invasion des chars et des bulldozers israéliens sur les terres agricoles de sa famille, en mai 2008, et par la destruction de la ferme avicole (avec les poulets à l'intérieur), de centaines d'oliviers et de noyers, de cultures de blé et de légumes et par la terreur de la famille piégée dans sa maison pendant que l'invasion se poursuivait toute la nuit. Waed ne s'est jamais remise du traumatisme mais était souriante, heureuse d'être en mer pour la première fois.


Source : In Gaza

Traduction : MR pour ISM

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