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Hébron -

Al-Bak'a, un village dont on se souvient seulement à cause des colonies

Par

Traduit de l'arabe par George Rishmawi

"Nous ne partirons pas, nous n'avons aucun autre endroit où aller" dit Atta Jaber, 43 ans, du village d'Al-Bak'a d'un air résolu en dépit de la vie quotidienne difficile qu'ils y subissent.
600 personnes vivent dans ce village, près de Hebron, au sud de la Cisjordanie, qui est emprisonné entre deux colonies et une route de contournement israélienne.
Il y a autour 27 colonies et un nombre identique d'avant-postes dans la région de Hebron, selon le Comité de Défense de la Terre.

Les colonies de Keryat Arba et de Kharseena entourent le village d'un côté, alors que la route des colons (Route n° 60) l'enferme de l'autre côté.

Al-Bak'a ne peut pas être atteint en voiture depuis Hebron bien qu'il n'y ait qu'une courte distance, mais la route principale est fermée depuis le début du deuxième Intifada, c'est seulement une route pour piétons maintenant," dit Atta.

D'Hébron, pour aller au village, on doit aller à Halhoul, puis passer par les champs autour de Halhoul, ce qui est beaucoup plus long quepar la route normale.

"Nous faisons 16 kilomètres au lieu de 2, et cela veut dire que nous devons payer plus," dit Atta.

En comparant l'entrée du village à l'entrée de la colonie voisine de Keryat Arba, dit Atta, "L'entrée du village est poussiéreuse et accidentée, alors que l'entrée de la colonie est pavée avec quelques grands arbres et des gardes armés avec des mitrailleuses.

Sur le chemin qui mène au village, on peut voir les vignes le long de la route, la plupart des raisons ne sont pas vendus en raison de l'incapacité de se déplacer librement et d'atteindre les marchés.

Le village est très vieux; les pierres des maisons sont jaunes. La plupart des villageois ont établi de petites granges pour leurs moutons et leurs poulets. L'odeur des animaux est mélangée à l'odeur de la fumée sortant des fours faits main, car ils ne peuvent pas compter sur l'électricité.

Il n'y a aucune clinique ou un docteur dans le village. Quand une ambulance entre dans le village, les femmes se précipitent sur elle pour faire examiner leurs bébés.

Farid Abu Oudeh, 43 ans, dit que les militaires israéliens l'ont averti qu'ils démoliront sa maison en prétendant qu'il l'a construite sans permis. Abu Oudeh a fait appel devant la cour plusieurs fois pour rien.

Il a construit le premier étage en 1989, et a ajouté un autre étage en 1991 quand son fils s'est marié. Il a dépensé toute son épargne de son travail en Israël comme ouvrier de construction en bâtissant cette maison.

Il peut à peine payer l'avocat pour arrêter l'ordre de démolition. Abu Oudeh est sans emploi maintenant parce qu'il ne peut pas aller travailler en Israël. Il n'a pas de permis, en outre, il a quelques problèmes de santé. Il dit que "le seul but qu'ils veulent atteindre en détruisant ma maison, c'est de me forcer a quitter le village, parce qu'ils veulent agrandir les colonies voisines."

Les villageois ont beaucoup d'histoires à raconter sur le harcèlement des colons et des soldats israéliens. Une fois, ils ont autorisé à passer une voiture de mariage, mais ils ont arrêté toutes les autres voitures qui accompagnaient les couples pendant des heures. A d'autres reprises, les gardes de la colonie ont arrêté les ouvriers qui revenaient au village pendant plusieurs heures sous le soleil ou par grand froid, et beaucoup d'autres histoires.


Les villageois se plaignent également au sujet du manque d'eau potable dans le village. Les villageois disent : "si Israël prétend qu'il est responsable de ce secteur et qu'il nous punit si nous construisons des maisons sans leurs permis, il devrait également être responsable de la fourniture d'un minimum de prestations dont l'eau et l'électricité."

Les autorités israéliennes ont endommagé la principale canalisation d'eau quand elles ont construit la route de colons qui relie Kharsina à Keryat Arba au milieu des années 80.

"La seule façon pour nous d'avoir de l'eau, c'est par un trou que nous avons fait dans la principale canalisation d'eau qui alimente les colonies. Les Israéliens ne reconnaissent même pas que nous existons dans ce secteur à moins que nous fassions ce qu'ils appellent 'une violation '" dit Oudeh.

Source : imemc

Traduction : MG pour ISM

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