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Palestine - ISM France

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Ramallah -

Atira : La fermeture de la routes empêche les Palestiniens de quitter leur village

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Le village d'Atira est situé à environ 6 kilomètres au sud de Ramallah, toutefois en dépit de cette distance, il faut environ 45 minutes en voiture pour s'y rendre en raison de la fermeture de nombreuses routes aux Palestiniens. Ils doivent donc prendre une longue route sinueuse et défoncée, pleine de nids-de-poule.
Le village d'Atira est entouré par deux grandes colonies illégales : Beit Horon and Giv’at Ze’ev.

Atira : La fermeture de la routes empêche les Palestiniens de quitter leur village


Photo ISM : Barrière installée par les Forces d'Occupation à l'entrée du village d'Atira

Le 12 août à 8h, des militants palestiniens, israéliens et internationaux ont participé à une manifestation contre la fermeture de la seule route menant au village d'Atira.
Environ 60 personnes s'étaient rassemblées en scandant des slogans et en portant des pancartes pour protester contre l'accès limité à leur village.

La manifestation était totalement non-violente puisque le village voulait garder sa réputation de ne pas poser de problèmes.

Il y a eu une tentative de marcher sur la route au delà de la barrière cependant l'armée l'a déclarée Zone Militaire Fermée. En conséquence, le maire du village a tenté de négocier avec avec les soldats et les gardes-frontières israéliens pour demander une diminution des restrictions à la circulation imposées aux habitants.

Cependant, Mansoor Khatib, que les habitants ont identifié comme étant le capitaine des garde-frontières israéliens, a expliqué qu'il n'avait aucune autorité pour négocier ou arriver à un compromis.

Cependant, il a accepté une rencontre pour le lendemain à 15h afin de trouver un moyen d'améliorer la situation.
Par contre, on ne sait pas exactement s'il sera personnellement présent ou si un autre membre des autorités israéliennes sera présent. Après cela, les manifestants se sont lentement dispersés et sont retournés au village.

Le maire, Issa Hamed, a renouvellé son engagement à aborder la question sans agression ou sans violence et il a insisté sur le fait qu'il souhaitait que les jeunes et les manifestants agissent d'une manière non violente : "Si une seule personne jette une pierre, l'armée répliquera avec des balles réelles."

Il a réitéré le besoin de maintenir des protestations pacifiques contre la fermeture et a assuré qu'il continuerait à manifester jusqu'à ce qu'une solution appropriée soit trouvée.


Contexte :

Le village d'Atira est situé à environ 6 kilomètres au sud de Ramallah, toutefois en dépit de cette distance, il faut environ 45 minutes en voiture pour s'y rendre en raison de la fermeture de nombreuses routes aux Palestiniens.

Ils doivent donc prendre une longue route sinueuse et défoncée, pleine de nids-de-poule.

Le village d'Atira est entouré par deux grandes colonies illégales : Beit Horon and Giv’at Ze’ev.

Le village n'a qu'une seule route d'entrée sur laquelle il y a un certain nombre de barrages routiers et une grande porte métallique. Cette porte est ouverte seulement trois fois par jour aux habitants afin qu'ils puissent entrer et sortir du village.

Les horaires d'ouverture sont :
7h30 à 8h le matin
14h30 à 15h l'après-midi
19h à 20h le soir.

En dehors de ces horaires, la porte est fermée et les habitants ne peuvent pas passer. Cela inclut les ambulances et tout autre véhicule.


La porte d'Atira

La route a été fermée pour la première fois en 2000, toutefois la route a été rouverte en 2002. Depuis lors, les soldats ont fixé des restrictions arbitraires à l'accès de la route, et l'ont fermée pendant de nombreux mois consécutifs.

Il y a à peu près 6 mois, la route a été ouverte complètement, ce qui a permis aux villageois d'y accéder librement mais il y a trois semaines, les soldats ont fermé la route une fois de plus, coupant économiquement et socialement le village du reste de la Cisjordanie .

Comme conséquence directe, cinq personnes sont décédées parce qu'elles n'ont pas pu être soignées à temps, les ambulances ne pouvant pas accéder au village.

Il y a seulement une semaine, un garçon du village a été atteint d'un appendicite aigue, un état représentant potentiellement un danger pour la vie si ce n'est pas traité correctement. Il lui a fallu deux heures pour arriver à l'hôpital, un laps de temps où il aurait pu facilement mourir.

Sur les 3.000 habitants d'Atira, la majorité travaillent à Ramallah, et en raison des fermetures de la route, ils ne peuvent pas travailler aux heures normales, s'engager dans un travail ou avoir un poste à plein temps.

Par exemple, un jeune coiffeur qui voulait ouvrir un magasin, n'a pas pu parce qu'il fallait travailler à plein temps, il devait être à Ramallah de 11 h du matin à 11h le soir.

Cela s'est avéré un impossible en raison des fermetures. Les fermetures limitent réellement la capacité économique de la population, appauvrissant ainsi une communauté qui fait déjà face à des difficultés comme conséquence de l'occupation.

20 autres familles possédant des champs dans le secteur ont eu leurs terres confisquées ou leur accès limité, leur interdisant ainsi tout moyen de survie économique.

L'école locale, le Lycée d'Atira- Beit Ur est située sur les périphéries de la ville et est séparée du village par la route 443, maintenant une route de colons.

En raison des restrictions à la circulation, même pour les enfants, les gosses de 6 ans doivent traverser une vallée rocheuse, monter des escaliers menant à la route 443, la longer et ramper dans un tunnel sous la route pour accéder à l'école située de l'autre côté.

Le maire a adressé une pétition aux autorités israéliennes pour lui permettre de construire un chemin qui permettrait aux enfants de passer sans risque, mais la proposition a été rejetée parce que le chemin mènerait à la route des colons et constituerait donc une menace à la sécurité.

Les restrictions imposées sur l'accès à la terre et sur les déplacements est un autre exemple de la punition collective ordonnée par l'Etat israélien à l'encontre des Palestiniens.

La punition collective est un crime de guerre conformément à l'article 33 de la Quatrième Convention de Genève, qui a été ratifiée par Israël en 1951.

Les conditions dont souffrent les villageois en raison des accès limités, montrent clairement la stratégie ayant pour but de rendre la vie des Palestiniens qui habitent à proximité des colonies tellement difficile qu'ils sont forcés de partir.

Cela donne l'impression que les Palestiniens partent de leur propre volonté, mais en réalité, c'est la conséquence de la mise en application des restrictions et des obstacles construits par l'Etat israélien.

Source : http://www.palsolidarity.org/

Traduction : MG pour ISM

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