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Palestine - ISM France

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Naplouse -

Aucun enfant du camp de réfugiés de Naplouse n’a oublié d’où il vient

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Près de 50 ans ont passé, des milliers de réfugiés palestiniens, dans trois des camps du nord de Cisjordanie, ne voient aucune amélioration à l’horizon.
Les camps de réfugiés d’Askar, Al Ein et Balata sont situés à l’est de Naplouse, ville ancienne qui subit les attaques israéliennes presque quotidiennement depuis le début de l’Intifada en 2000.

Aucun enfant du camp de réfugiés de Naplouse n’a oublié d’où il vient

La réalité de la vie dans les camps de Naplouse a attiré les chercheurs et les observateurs, préoccupés par leurs mauvaises conditions politiques, économiques et sociales.

Le chercheur sur la question des réfugiés, Sabri Zukan, écrit sur les souffrances qui ont débuté en 1948 pour mener à l’établissement des camps en 1950 en Cisjordanie , dans la Bande de Gaza, et au Moyen-Orient.

Khalid Mansour est l’un des responsables des services de base dans les camps par sa position à l’UNRWA (United Nations Relief Works Agency) (ndt. Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient, créé en 1949). Des particuliers, des partis politiques, le gouvernement local, l’Autorité Palestinienne et l’Organisation de Libération de la Palestine aident également les réfugiés, mais officiellement, le travail revient à l’UNRWA.

Le Camp de Réfugiés d’Askar a été établi en 1950 et il est le seul à avoir pu se développer dans l’espace, même restreint. En 1964, Askar s’est élargi de 90 dunams (1 dunam = 1.000 m²).

Ahmed Abu Rajam, 70 ans, vit dans le Camp de Réfugiés de Balata tout proche. Et ces petits-enfants aussi. Il s’assure que ces derniers n’oublient ni leur terre d’origine, ni leur dignité. Professeur à l’école de l’UNRWA du Camp de Réfugiés de Balata, Mohammad Abu Laila dit que lorsqu’on demande aux étudiants le nom de leur village d’origine, chacun le connaît.

Balata est situé à l’est de Naplouse et porte le nom de la terre d’un village proche sur laquelle il a été bâti. A l’époque, 7.000 réfugiés se sont retrouvés sur une petite étendue de terre. Ils sont maintenant 22.045 sur le même bout de terrain, selon les statistiques de l’UNWRA. La plupart des familles viennent de 25 villages qui sont maintenant à l’intérieur des frontières israéliennes.

Nasrallah, coordonnateur du Comité de Défense pour les Droits des Réfugiés palestiniens basé à Balata dit que lorsque l’idée de compensation a été étudiée, en dehors de toute offre officielle, elle a été rejetée catégoriquement. « Ce ne serait même pas le début de la solution de la question des réfugiés ».

Ahmed Masimu, 65 ans, dit qu’un petit morceau de terre ne compense pas « les montagnes originelles qui valent plus que de l’or. » Pour lui, accepter une indemnisation serait « une trahison à notre patrie. »

Le Camp de Réfugiés Ein Beit El Ma (numéro 1), ou Al Ein, a été établi en 1950 sur une terre de 45 dunams. La population était de 450 personnes. Il porte le nom d’une rivière qui coule dans les environs, et comprend maintenant 6.500 réfugiés palestiniens.

Abu Khadija Hadira, 55 ans, a déclaré à PNN : « Quand on demande à mes enfants d’où ils viennent, aucun d’entre eux ne répond : du camp de réfugiés Al Ein, bien entendu. »



Source : PNN

Traduction : MR pour ISM

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