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Palestine - ISM France

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Ramallah -

Budrus : notre porte de Brandenburg !

Par

Kobi Snitz fait partie des Anarchistes Israéliens Contre le Mur

En effet, ces visiteurs s’estiment chanceux d’avoir été là pour voir la population de Budrus faire tomber le mur.
Pour les quelques activistes Israéliens présents, cela semblait être leur propre version de la porte de Brandenburg en 1989.
Cependant, de retour à Tel-Aviv, il a semblé que la commémoration demeurerait privée.
Les censeurs militaires ont interdit les médias israéliens de mentionner que la barrière avait été démantelée, une mention a été glissée dans les informations de samedi soir et indymedia a diffusé des photos et des rapports.

L’autre après-midi, l'armée israélienne a envahi le village de Budrus pendant un mariage auquel la majeure partie du village était présente. Beaucoup de balles ont été tirées, trois personnes ont été blessées et un jeune a été arrêté.

Inquiet pour leur ami, un groupe de personnes est parti du village et a suivi la jeep qui l'avait enlevé. Comme ils ne pouvaient pas retrouver leur ami, ils ont fait sortir leur frustration sur la barrière qui fait partie de la barrière de séparation israélienne.

En conséquence, environ 150 mètres de la barrière ont été démantelés et deux défilés de victoire ont eu lieu dans le village les jours suivants.


Conscients que le monde regarde, les villageois lui a adressé un message : "Non au mur" en Hébreu, leur marque : "Budrus, nous pouvons le faire" en anglais et en arabe, ils ont remercié Dieu: "Allah hu akbar" mais ils ont également chanté sur leur propre force.

Ce n'est pas la première fois que des parties de la barrière sont démantelées. À plusieurs occasions, des Palestiniens, soutenus par des Anarchistes Israëliens et des activistes internationaux, sont parvenu à démanteler des parties de la barrière dans des actions soigneusement préparées.

Cependant, cette fois-ci, c’était différent, les jeunes de Budrus n'ont pas attendu le soutien des pacifistes Israéliens ou Internationaux ou même que les anciens du village préparent ou approuvent l'action.
De plus, la quantité de clôture démantelée dépasse le niveau symbolique qui est souvent exécuté pendant des actions directes.

L'action spontanée, dans laquelle les gens démantèlent directement les structures qui les oppriment, est souvent matière à chansons.
Cependant, la plupart du temps, la chanson est éloignée de toute pertinence politique. Par exemple, les médias américains ont romantisé la lutte contre la ségrégation légalement sanctionnée au point que chanter ces chansons d’action est devenu une "marque d’un moment".

En même temps, les luttes actuelles et appropriées sont ignorées ou démonisées. C'est probablement le cas pour les mots "Mouvement palestinien pour les droits civiques" ou "manifestation non violente de Palestiniens" qui ne sont jamais prononcés sur les médias traditionnels occidentaux.

Beaucoup de choses ont été écrites sur la résistance populaire contre la barrière de séparation israélienne et en particulier sur Budrus. Au cours de la dernière année, Budrus est devenu l'exemple le plus réussi de la résistance populaire palestinienne, en conduisant certains à parler d'une Renaissance dans la lutte populaire, réminiscence du premier Intifada.

Pour plusieurs raisons, les manifestations actuelles ne peuvent pas se comparer au niveau incroyable de participation du premier Intifada mais l'actuelle intifada populaire a vu des avancées importantes.

Tout d'abord, dans plusieurs cas concrets des victoires peuvent être attribuées à la résistance et deuxièmement, les pacifistes internationaux et israéliens se sont finalement joints aux manifestations palestiniennes.

En effet, ces visiteurs, qui peuvent voir la lutte de Budrus pour ce qu'elle est, s’estiment chanceux d’avoir été là pour voir la population de Budrus faire tomber le mur.
Pour les quelques activistes Israéliens présents, cela semblait être leur propre version de la porte de Brandenburg en 1989.

Cependant, de retour à Tel-Aviv, il a semblé que la commémoration demeurerait privée. Les censeurs militaires ont interdit les médias israéliens de mentionner que la barrière avait été démantelée, une mention a été glissée dans les informations de samedi soir et indymedia a diffusé des photos et des rapports.

Il y a plusieurs mois, les commandants de l'armée avaient informé le village que les manifestations ne seraient plus autorisées.

Pour qu’il respecte l’ordre, le village a été essentiellement mise sous couvre-feu pendant deux semaines.

La population de Budrus sont habituées au prix que fait payer l'armée : au cours de plus de 50 manifestations, 212 personnes ont été blessées rien que par des balles en caoutchouc dans un village de 2000 habitants.

Le nombre de personnes atteintes de malaises par l'inhalation de gaz lacrymogène est trop grand pour en faire une liste et l'an dernier, un jeune de 17 ans, Hussein Mahmoud Hussein Aweideh de Budrus, a été tué lors d’une manifestation à Beitunia.

On s'attend à ce que l'armée veuille exercer des représailles contre le village pour la dernière action avec plus d'invasions et peut-être plus de detentions administratives des chefs du village.

Une autre possibilité : que les censeurs israéliens craignent que Budrus s'avère être en fait la porte de Brandenburg de la Palestine, l'endroit où le mur a commencé à tomber.

Source : www.zmag.org/

Traduction : MG pour ISM

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19 mars 2005