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Palestine - ISM France

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Naplouse -

Chaos à un checkpoint israélien

Par

A 1h de l’après-midi hier 1er novembre, le checkpoint israélien de Beit Iba, à l’ouest de la ville de Naplouse, a été fermé aux véhicules et aux piétons. Situé au croisement des villages de Beit Iba, Quusin et Deir Sharaf, c’est une des passages incontournables pour aller et revenir de Naplouse, en particulier pour les étudiants et les travailleurs venant de Jénine et des villages alentour.

A 5h de l’après-midi, les autocars et les camions étaient bloqués sur deux files, chacune longue d’environ 500 mètres des deux cêtés du checkpoint. Des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, soumis aux ordres aboyés par les soldats israéliens, étaient continuellement obligés d’aller jusqu’aux tourniquets et d’en revenir.

Un groupe d’étudiants de Tubas attendaient depuis plus de trois heures pour rentrer chez eux. La tension augmentait et les soldats ont finalement ouvert le checkpoint, permettant aux femmes et aux enfants de passer très lentement. Un Hummer et trois soldats bloquaient l’entrée du passage pour piétons sur le cêté ouest du checkpoint, obligeant les gens à attendre du cêté du passage pour les voitures, ce qui a créé un vrai chaos.

Trois jeeps stationnaient également au milieu du croisement, bloquant la route aux ambulances, aux camions et aux autocars qui, avec difficulté, essayaient de se faufiler. Au moins vingt soldats grouillaient, visant la foule de leurs mitraillettes pour les obliger à obéir à leurs ordres contradictoires.

A un moment, un militant international des Droits de l’Homme s’est approché d’un officier de la « Division humanitaire » des forces d’occupation israéliennes, qui se tenait sur le cêté, à observer ce qui se passait. A la question sur ce qu’il pensait de la situation, le soldat a répondu : « très mauvaise ». Alors que le militant lui disait craindre que quelqu’un soit touché à n’importe quel moment, le soldat a fait un signe de tête affirmatif, mais a ajouté : « je ne peux rien faire, je ne suis pas d’ici ».

Vers 18h, le checkpoint a été totalement ouvert et les hommes, dont certains attendaient depuis 14h, ont finalement été autorisés à passer. Trois hommes, qui venaient d’être détenus pendant quelques heures, furent relâchés et la file de véhicules a commencé à avancer.

Un gros autocar qui transportait des étudiants de l’Université al-Najah a été forcé de s’arrêter pour être fouillé. Une des étudiantes me dit : « Ca ne nous laisse aucun temps pour travailler, ou pour passer du temps avec nos familles. J’ai la haine, aujourd’hui, à ce checkpoint ! Rentrer chez moi va me prendre encore une heure, et il faudra que j’aille directement au lit. Et demain, il faudra que je repasse par là. Ce n’est pas une vie. »

Heureusement, personne n’a été blessé aujourd’hui. Des fermetures similaires arrivent très fréquemment aux 518 checkpoints, barrières et autres formes de blocage de route partout en Cisjordanie , et souvent entraînent des blessés, et même des morts.

Ces restrictions de liberté de déplacement handicapent l’économie et empêchent les gens d’organiser leur vie quotidienne – un autre aspect du lent génocide orchestré par le gouvernement israélien et cautionné par le silence de la communauté internationale.

Source : ISM

Traduction : MR pour ISM

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