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Palestine - ISM France

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Qalqilia -

Coincés là sans services : une communauté bédouine de Cisjordanie est bloquée du côté ouest de mur de séparation

Par

Les enfants du camp de Bédouins Ar-Ramadeen, situé du côté ouest du mur de séparation au sud de la ville cisjordanienne de Qalqiliya, n'ont pas d'école où aller.
Le 16 octobre, Ma'an a envoyé un reporter et un cameraman dans le village, accompagnés du gouverneur de Qalqiliya et des responsables des services de sécurité du district.

La délégation venait enquêter sur les dures circonstances auxquelles ils sont confrontés en tant que Palestiniens vivant dans un camp bédouin annexé par le mur de séparation.

La communauté bédouine a envoyé ses dirigeants rencontrer la délégation. Les visites de dignitaires cisjordaniens, ou même de palestiniens de Cisjordanie sont rares, depuis qu'ils doivent traverser plusieurs checkpoints, avoir des laissez-passer et expliquer de nombreuses fois le but de leur visite.

2000 personnes vivent dans le secteur d’Ar-Ramadeen où se trouvent cinq camps interconnectés.

La délégation a écouté les anciens bédouins qui ont exprimé leurs problèmes croissants au sujet de la vie dans la région. Un groupe de cinq enfants s'était assis près des adultes, et ils ont dressé l'oreille lorsqu’ils ont entendu qu'une école maternelle ou une école élémentaire allait être construite dans la zone.

Actuellement les enfants de la communauté bédouine doivent faire un trajet de plus de deux heures pour rejoindre l'école, entre l'accès aux transports publics, le passage du mur de séparation et l'arrivée dans les écoles du district de Qalqiliya.

Les enfants, qui se sont rapprochés du groupe pendant que se poursuivait la discussion sur l'établissement d'une école, vont tous à l'école primaire. Ils ont trouvé une oreille réceptive avec le reporter de Ma'an et ils lui ont raconté la vie dans un camp bédouin palestinien que les hasards de la géographie ont placé du côté israélien du mur de séparation.

Ala qui est en cinquième, a en grande partie pris la parole, tandis que ses amis intervenaient s'il oubliait quelques détails.

Il d’abord a expliqué comment chaque matin les gamins de la région quittent leurs maisons avec leurs sacs à dos et se dirigent vers la porte contrôlée par les Israéliens, qui a été installée par l'armée israélienne, en plus du mur de séparation qui place la communauté hors de Cisjordanie .

Une fois qu'ils sont alignés à la porte, les soldats fouillent les sacs des enfants, vérifient leurs cartes d'identité s'ils sont assez âgés pour en avoir une, et un par un ils leur font franchir la porte pour prendre le bus. Pour le chemin du retour, c’est le même processus ; les enfants se mettent en rang, leurs sacs sont fouillés et ils sortent à la hâte à travers la porte.

Ce qu’Ala apprécie le moins, c’est la façon dont les regardent les soldats : «Comme s'ils étaient coupables ou s'ils venaient d'un autre monde ».

Les week-ends, les enfants ne sont pas autorisés à quitter la vallée où sont situés les camps à moins d'avoir un permis spécial et d'être accompagnés par leurs parents. « Nous ne pouvons même pas participer à des activités extra-scolaires», a-t-il ajouté puisque le bus part à l'heure prévue. Même s'ils s'arrangent pour rester plus tard, le trafic après le travail devient plus dense et les checkpoints prennent plus de temps le soir.

Quand on lui demande ce que font les enfants après l'école, Ala explique qu'ils jouent sous les tentes et les cabanes du camp, ou aident leurs parents aux travaux ménagers. « Il y a la télé certains soirs, quand l'électricité marche, et parfois nous allons au zoo de Qalqiliya ».

« Mais c'est seulement une fois par an » a ajouté Bilal, qui est en sixième.

S'ils pouvaient décider ce que la délégation peut faire pour le camp, les gamins diraient qu’ils veulent une école où étudier, un petit parc de jeu et un parc.

L’un des enfants a même dit qu'il voulait aller à l'université pour être un professeur dans l'école qui sera construite dans leur camp.

Source : http://www.maannews.net/

Traduction : MM pour ISM

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