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Palestine - ISM France

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Cisjordanie occupée -

Démolir les maisons, saccager les oliviers et raser les villages pour détruire un peuple et voler sa terre – résumé non exhaustif d’une semaine de nettoyage ethnique en Cisjordanie occupée

Par

Abdel Moghnee Dweik obligé de démolir sa maison à Silwan
Source : Wadi Hilweh Information Center
Samedi 11 novembre, Abdel Moghnee Dweik a été obligé de démolir lui-même sa maison dans le quartier Al-Bustan de Silwan, suite à un ordre par la municipalité de l’occupation. Dweik a expliqué au Wadi Hilweh Information Center qu’il a vidé sa maison le matin puis il a commencé le processus de démolition suite à un ordre de la municipalité de l’occupation qui le menaçait d’une amende de 80 mille NIS (20.000€) s’il ne procédait pas à la démolition.

Démolir les maisons, saccager les oliviers et raser les villages pour détruire un peuple et voler sa terre – résumé non exhaustif d’une semaine de nettoyage ethnique en Cisjordanie occupée

Abdel Moghnee Dweik devant les décombres de sa maison, à Silwan.
Dweik a expliqué qu’il a construit la maison il y a deux ans, et a essayé en vain d’obtenir un permis de construire.
La maison consistait en deux pièces où vivaient quatre personnes.
Voir les photos ici.

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Photo
Amin Abbasi et l’un de ses proches démolissent le magasin.

Un commerçant de Jérusalem contraint de démolir son magasin à Silwan
Source : Wadi Hilweh Information Center
Le 20 novembre au soir, la famille d’Amin Abbasi, résidant à Jérusalem, a dû démolir un établissement commercial dans le quartier de Ein al-Lozeh à Silwan suite à un ordre de la municipalité de l’occupation.
La famille Abbasi a expliqué qu’ils ont été obligés de démolir eux-mêmes le magasin après que les équipes municipales y aient fait plusieurs descentes et après remise de plusieurs ordres et avis de démolition. L’établissement a subi une perquisition il y a deux semaines, accompagnée d’un ordre du tribunal exécutable si la famille ne démolissait pas le magasin dans les 30 jours.
Le magasin faisait 55 m2 et avait été construit il y a 2 ans, avec des plaques de tôle.
Voir les photos ici.

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Israël démolit un village bédouin palestinien pour la 121ème fois

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Source : Ma’an News

Jeudi 16 novembre au matin, les autorités israéliennes ont démoli le village bédouin palestinien de al-Araqib, dans le désert du Naqab, au sud d’Israël, pour la 121ème fois, laissant une nouvelle fois toutes les familles sans abri. Les habitants du village l’ont reconstruit 120 fois, après chaque démolition ; la dernière a eu lieu le 25 octobre dernier.

Un tribunal israélien a statué en aout que 6 habitants de al-Araqib devait payer 262.000 shekels (env. 63.000 euros) pour les frais des démolitions précédentes, en plus de 100.000 shekels (env. 24.000 euros) pour couvrir les frais d’avocat. Ceci ne représente que le dernier paiement dû par le village pour indemniser Israël pour ces démolitions routinières du village.

Les habitants de al-Araqib ont expliqué qu’avant la dernière décision de justice, le village avait reçu l’ordre de payer plus de 2 millions de shekels (env. 480.000 euros) pour le coût cumulé des démolitions menées par Israël contre le village depuis 2010.

Al-Araqib est l’un des 35 villages bédouins considérés comme « non reconnu » par l’Etat israélien. Selon l’Association pour les droits civils en Israël (ACRI), plus de la moitié des 160.000 bédouins du Naqab habitent dans des villages « non reconnus ».
(…)
Les groupes de défense des droits de l’homme disent que la démolition des villages bédouins non reconnus est une politique israélienne centrale dont l’objectif est d’expulser la population palestinienne indigène du Naqab et de la transférer dans des cantons délimités par le gouvernement, pour faire de la place à l’expansion des communautés juives israéliennes.

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Photo
Des oliviers brûlés en 2016. Aucun signe de vie un an plus tard.


Des colons israéliens d’Yitzhar incendient des oliveraies et attaquent les fermiers le lendemain (vidéos)
Source : ISM-Palestine, équipe Naplouse

Sous les yeux d’une trentaine de policiers des frontières, présents sur le site, les colons israéliens d’Yitzhar ont attaqué un groupe de fermiers. La veille, ils avaient mis le feu à des oliveraies situées autour de leurs avant-postes illégaux.

Dimanche 5 novembre, vers 10h du matin, des militants de l’ISM ont vu de la fumée montant de champs d’oliviers, des deux côtés des versants des collines, sous la colonie d’Yitzhar, construite en toute illégalité sur une colline entre les villages palestiniens d’Huwarra et de Burin, au sud de Naplouse.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Depuis l’expropriation des terres agricoles d’Huwarra, Burin et Madama, et la création illégale puis l’expansion continue de la colonie israélienne Yitzhar, des colons violents font tout ce qu’ils peuvent pour nuire aux fermiers palestiniens et à leurs famille, sans risque d’être punis pour ces crimes.

Un fermier de Burin, dont les oliviers ont été incendiées, nous a expliqué que le groupe de colons l’ont pourchassé, lui et ses deux compagnons, et qu’ils ont réussi à s’échapper.



La brigade des pompiers palestiniens de Burin a dû attendre l’autorisation des autorités israéliennes pour éteindre le feu, en vain.

Israël fait autorité en matière de sécurité en Zone C et devrait, au lieu de bloquer les pompiers palestiniens, combattre tout incendie en Zone C. Depuis 25 ans que l’accord d’Oslo lui a donné cette autorité, l’Etat d’occupation ne l’a jamais fait.

Au contraire, nous avons vu les policiers des frontières, les gardes de sécurité des colons et les colons côte à côte dans l’avant-poste, regardant les oliviers en flamme.

Le lendemain, 6 novembre, à 8h30, un groupe de 9 colons a essayé d’attaquer les fermiers et les ouvriers qui avaient l’autorisation officielle de l’autorité israélienne pour récolter les olives et pour travailler dans les oliveraies de la famille Owda, qui avaient été partiellement incendiés la veille.

Une dizaine de policiers des frontières a refusé que nous entrions dans le secteur, qui était apparemment déclaré « zone militaire fermée ». Le commandant nous a montré la déclaration, très laconique et sans détails.

Au lieu d’aider les fermiers, nous n’avons pu que rester à distance et filmer la situation. Nous avons à nouveau été les témoins d’une coopération étroite entre les colons, les gardes de sécurité et les policiers des frontières. On pouvait sentir constamment ce jour-là la menace d’une attaque.

Vers 14h30, un groupe d’une vingtaine de colons a attaqué les fermiers et les policiers des frontières n’ont pratiquement rien fait pour les empêcher et n’ont arrêté aucun colon. Au contraire, ils ont ordonné aux fermiers d’arrêter leur travail et de quitter leur terre rapidement.



Les colonies sont illégales puisqu’en droit international, une puissance occupante n’a pas le droit d’installer sa population dans le territoire occupé. Au regard de la loi israélienne, les avant-postes sont illégaux, mais pourraient ne pas le rester longtemps. En février 2017, la Knesset israélienne a voté une nouvelle loi qui légalise les 4.000 avant-postes existants. Mais la haute Cour a repoussé son application à août 2017. Si cette loi vient un jour à être appliquée, ces 4.000 avant-postes seront considérés comme de nouvelles colonies prêtes à s’étendre et l’expropriation de davantage de terres palestiniennes privées deviendra légale.


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