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Palestine - ISM France

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Israël -

Ils n’avaient pas à lui mettre une balle dans la tête

Par

Témoignage traduit de l’hébreu vers l'anglais par Mark Marshall et diffusé par Kibush : http://www.kibush.co.il/show_file.asp?num=730

Ils ont apercu un mouvement, le commandant de la compagnie a tiré sans identifier une personne armée. Quelqu’un a été tué. Cette fois, par chance, c’est un terroriste.
L’enquête fut exempte de conclusions. Témoignages de `Briser le Silence` présentés aujourd'hui devant le Comité de la Constitution à la Knesset.

Ce matin, pour la première fois depuis qu’elle a été créée en juin dernier, les membres de l’association "Briser le Silence" apparaissent devant le Comité de la Constitution de la Knesset.
Les membres de l'organisation, qui veulent briser le cycle de l'indifférence publique, espèrent également attirer l’attention des représentants du peuple sur les sujets liés à ce qui arrive aux soldats de combat de l’IDF dans les Territoires Occupés.

Entre autres, les membres de Briser le Silence présentent aux membres du Comité les témoignages qu'ils ont recueilli des soldats de combat, et parmi eux, certains de ceux qu’ils ont diffusé ces mois derniers.

Le Sergent-Chef (Réserviste) Yehuda Shaul, qui était un soldat dans l’unité de combat Nahal et qui est à l’orgine de l’exposition "Briser le Silence" - des soldats qui parlent d’Hébron`, paraît devant les membres du Comité.

Parmi les nombreux témoignages qu’a recueilli "Briser le Silence" au cours de ces derniers mois, l'association a choisi de présenter le témoignage de deux soldats de combat dans une unité d'élite, dont les noms ne peuvent pas encore être révélés.

Ils veulent prouver que les événements auxquels l’IDF se réfère habituellement comme des "écarts" - sont un véritable phénomène. Dans toutes les branches de l’armée et dans toutes les unités, ils prétendent que l’IDF n'est plus une armée morale.

Le témoignage des deux soldats, tel qu’il a été donné aujourd'hui au Comité, est publié ici pour la première fois. Les noms des témoins ne sont pas publiés - par crainte d'auto-incrimination.


“Qu’est ce que cela signifie, vous ne savez pas ?"

Les narrateurs sont deux sergents-chefs, d’une unité d’élite, qui sont impliqués dans ce qui est arrivé à Bethléem en 2004.


Témoin N° 1 : Pendant cette période, il y avait eu deux attaques de Palestiniens à Jérusalem qui provenaient de Bethlehem.
Dans l'armée, ils ont décidé d'y aller avec des forces importantes.

Une semaine auparavant, au cours d’une opération de l'unité Duvdevan (Ndt : une unité dont les membres agissent habituellement habillés comme des Arabes qui a été accusée par le passé de meurtres illégaux), quelqu'un s'est caché dans une cachette d’armes, et a tiré sur l’un des soldats à la poitrine, et il est devenu paralysé.

C’est une semaine après que nous sommes entrés pour procéder à une arrestation dans la maison du cousin du terroriste. Je ne faisais pas partie de l'arrestation elle-même, mais la force était postée juste en-dessous de la maison et le poste de guet leur a indiqué qu'il y avait quelqu'un sur le toit.

Le commandant de compagnie a soudainement annoncé un tir de routine, a tiré une balle et alors, ils ont continué à frapper à la porte de la maison. Personne n’a répondu.

Après cinq minutes d'attente, le commandant de la Compagnie a pris la radio et a dit : "Peut-être que j’ai touché quelqu’un."

Le commandant du bataillon a pris la radio et a dit : "Qu’est ce que cela veut dire ? Vous avez vu un homme armé ?"

Alors il a répondu : "Non. J'ai vu une tête sortir du toit, j'ai tiré sur lui, je ne sais pas si je l’ai touché ou non."

"Cela veut dire que vous ne savez pas ? Avez-vous vu un homme armé ?" a demandé le commandant du bataillon, et il est entré en contact par radio avec le poste de guet.

"Vous avez dit qu'il était armé, non?", a-t’il demandé.

Ils lui on répondu : "Non, nous n’avons pas vu si quelqu’un était armé."

Nous avions des maîtres-chiens, ils ont envoyé le chien à l’intérieur, il a travaillé à l’intérieur pendant 20 minutes.
Quand il identifie quelqu'un, il le mange.
Nous l'avons entendu aboyer à l’intérieur pendant 20 minutes
."



Témoin n° 2 : "Un chien d'attaque, il mange les gens".
"Pour sa conscience"


Témoin n° 1: "Au bout de 20 minutes, ils ont décidé que la force devait entrer. Ils ont sorti le chien, ils on vu que l’homme avait été traîné du toit jusqu’à l’étage en-dessous et qu’il était mangé de partout. Ils ont appelé le docteur juste pour vérifier la mort."

Au moment où le docteur l'a touché, l'homme a soudainement sursauté, il était encore vivant.

Il avait pris une balle dans la tête et il n’était pas mort.
Et il n’est même pas mort pendant les 20 minutes où le chien le mangeait.
Ils l'ont évacué à Hadassah Ein-Kerem (Hôpital) où il est resté pendant une semaine ou deux, et il est mort.

Nous avons cherché une arme dans la maison après, nous devions trouver une arme. Mais nous n’avons rien trouvé du tout. Il n’était pas armé.`



Témoin n° 2 : "Si nous avions trouvé une arme, cela lui aurait prouvé que l’homme sur le toit était armé"


Témoin n° 1 : "Ce n’est pas que le commandant de la compagnie aurait pu mettre une arme près du corps, ce n’est pas ça. Il le voulait pour sa conscience.
Quand il a tiré sur lui, il ne savait pas non plus si c'était l'homme que nous étions venus attraper
."


Dans l’enquête, ils n'ont pas conclu que quelqu'un avait fait quelque chose de mal, comme ils le font après chaque opération au cours de laquelle quelque chose de peu commun se produit.

Je peux également comprendre le commandant de la compagnie, qui se tenait sous une maison avec 15 types et voir quelqu'un le dévisager. J'aurais au moins tiré en l’air.

Il était le seul qui a eu le courage et la responsabilité de prendre la responsabilité de tirer, en particulier parce que c'était un commandant de compagnie et ils leur tirent dessus.

Vous devez faire quelque chose pour empêcher le tireur d’arroser de balles la force.

Vous pouvez tirer en l’air, vous pouvez faire beaucoup de choses, vous ne devez pas lui tirer une balle dans la tête.

Je n’ai pas été entendu pendant l’enquête, peut-être que le commandant de bataillon lui a demandé. Il ne nous joignent pas. Le commandant de bataillon était pour le moins en colère à la radio. (mais) dans la compagnie, personne n'était désolé pour cela.`



Au sujet de `Briser le Silence`

Ce ne sont pas des refuzniks. Ce ne sont pas des politiciens. Ils aiment l'état. Ce sont juste des soldats qui étaient là, qui sont également ici, et ils ont décidé que cela ne pouvait pas durer plus longtemps.
Que quelqu'un devait se lever et crier : Réveillez et voyez ce qu’il nous arrive.

Chen Kotas-Bar de `Briser le Silence` ramène chaque mardi des témoignages de la guerre dans les Territoires, et de ce qu'elle leur fait.

Source : Briser le silence

Traduction : MG pour ISM-France

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