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Jérusalem -

Imm Amin d'Abu Dis

Par

Témoignage personnel PENGON/Campagne contre le Mur de l’Apartheid

En septembre quand la construction du Mur de l’Apartheid a commencé, les gens les plus proches de la zone à détruire pour le Mur ont constamment résisté à ce travail dévastateur.
Les femmes et les enfants de trois maisons sont venus sur les terres qui devaient être confisquées tous les jours et ont essayé d’arrêter les bulldozers en s’asseyant face à l’implacable tracé des machines.

Imm Amin d'Abu Dis


Imm Amin et ses voisines - Abu Dis, Jérusalem - Photo : PENGON/ Campagne contre le Mur de l’Apartheid

Après la première fois, les soldats de l’Occupation ont encerclé leurs maisons pour empêcher les gens d’aller sur leur terre. Un habitant d’Abu Dis raconte : "Les gens n’ont rien fait quand le Mur a commencé sauf les femmes.

La vieille Fatima (Imm Amin) est la seule qui puisse vous raconter ce qui est arrivé quand ils ont commencé la construction du Mur."


Imm Amin et les quarante membres de sa famille qui étaient les plus proches du tracé du Mur, ont refusé cette situation et ont décidé de résister au vol de leur terre par l’Occupation.

Elle et ses deux fils aînés, mariés avec des enfants, ont continué d’aller sur leurs terres et se sont assis face aux bulldozers pendant trois jours.
Le dernier jour, quand les soldats ont battu l’un des fils d’Imm Amin alors qu’ils étaient assis face aux bulldozers, Abu Nabil son cousin par alliance essayait d’arrêter les soldats au moment où il est tombé.
Blessé, il a été obligé de rester en plein soleil toute la journée, tandis que l’armée empêchait les gens de venir à son secours ou de lui apporter de l’eau, il est mort plus tard dans la nuit d’une crise cardiaque.


Ce qui suit sont des exemples de résistance que nous ont raconté Imm Amin et une de ses voisines :

La voisine d’Imm Amin

"Seules les femmes sont allées protester, c’était nous, les femmes des maisons. Les forces de l’occupation ont commencé à nous lancer des gaz lacrymogènes, si bien que nous avons fait demi-tour.
La fois suivante, quand nous avons voulu repartir, l’armée encerclait toutes les maisons.

Nous n’avons pas pu aller jusqu’aux terres pour soutenir Imm Amin pendant qu’elle était assise face aux bulldozers. Ils ne nous ont même pas laisser lui apporter de l’eau.

Un de ses parents est mort le même jour, il avait dû rester au soleil toute la journée en essayant d’empêcher les bulldozers de démolir les terres.
L’homme ne faisait rien : il essayait simplement d’enlever les fils d’Imm Amin des mains des soldats qui étaient en train de les frapper. Pendant qu’il essayait de le faire, il est tombé par terre parce qu’il a eu quelque chose à la jambe. La même nuit il a eu une crise cardiaque et il est mort.

L’armée a encerclé toute la zone durant toute la période qui a précédé la fin de construction du Mur. Les soldats sont entrés chez moi, fouillant tous ceux qui entraient et sortaient."


Imm Amin

"Quand l’armée est venue, mes deux fils, les fils de mon beau-frère et Abu Nabil, qui est mort plus tard, sont descendu jusqu’à la terre où ils étaient en train de travailler ;

Il n’y avait que nous …. Il ne reste plus rien de ma terre : seulement ce minuscule petit lopin de terre entre nous et le Mur.
Le premier jour, l’armée a continué d’aller et venir dans notre maison. Je leur ai dit : c’est ma terre.

Dans la soirée, les Forces de l’Occupation sont venues et ont voulu emmener mon fils et son cousin ; mais nous avons réussi à les extirper des mains des soldats. Le second jour, j’ai essayé avec mes deux fils d’aller sur la terre, et le même jour, ils ont voulu menotter mon fils et nous ont empêché d’aller sur nos terres, mais mon fils a réussi à s’échapper. Néanmoins, les soldats ont frappé beaucoup de jeunes garçons.

J’ai essayé de parlementer avec les soldats et je leur ai dit : "C’est ma terre - ce que vous faites est illégal. Il y a 40 personnes qui vivent dans cette maison et sur cette terre".
Les Forces de l’Occupation sont venues alors et elles ont mis en route les bulldozers, elles ont travaillé là chaque jour. J’avais une terre au milieu de cette colline, le bulldozer l’a détruite.

Nous nous sommes restés assis sur la terre pendant trois jours, du matin au soir, jusqu’à ce que les soldats encerclent tout le voisinage et que nous ne puissions plus parvenir à nos terres."
CS

Source : http://stopthewall.org/

Traduction : CS

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