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Palestine - ISM France

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Jayyous -

Interdictions à Jayyous

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La construction du Mur l'année passée a séparé Jayyous d'environ 70% des terres appartenant à ses 2900 habitants et dont ils dépendent pour subvenir à leurs besoins. Cette zone, qui comprend quelques 50 000 arbres fruitiers, 15 000 oliviers, 120 serres et des pâturages pour les moutons du village, appartient indéniablement aux habitants de Jayyous. Ils ont des titres de propriétés précis, leurs ancêtres les ont cultivées pendant des générations, et elles sont situées du côté Palestinien de la "Ligne Verte" qui sépare Israel des Territoires Occupés. Pourtant, les villageois ne peuvent s'occuper de leurs terres seulement lorsque les soldats israéliens ouvrent les barrières du mur à l'Ouest et au Sud du village, et les autorisent à passer.

Les forces militaires stationnées autour de Jayyous, un village palestinien situé au nord de Qaqiliya en Cisjordanie occupée, continuent de refuser aux fermiers palestiniens l'accès à leurs oliveraies, leurs vergers de citronniers et leurs serres, qui sont coupées du village par le "Mur de séparation" récemment construit, et ceci, même quand les fermiers se conforment au système de permis imposés par Israël, permis qui sont supposés garantir aux habitants qu'ils pourront travailler leurs propres terres.

La construction du mur l'année passée a séparé Jayyous d'environ 70% des terres appartenant à ses 2900 habitants et dont ils dépendent pour subvenir à leurs besoins. Cette zone, qui comprend quelques 50 000 arbres fruitiers, 15 000 oliviers, 120 serres, et des pâturages pour les moutons du village, appartient indéniablement aux habitants de Jayyous.

Ils ont des titres de propriétés précis, leurs ancêtres les ont cultivées pendant des générations, et elles sont situées du côté palestinien de la "Ligne Verte" qui sépare Israël des Territoires Occupés. Pourtant, les villageois ne peuvent s'occuper de leurs terres seulement lorsque les soldats israéliens ouvrent les barrières du mur à l'Ouest et au Sud du village, et les autorisent à passer.

L'armée israélienne a promis d'ouvrir ces barrières selon un calendrier régulier - à heure fixe chaque matin, après-midi et fin d'après mid i- et le système de permis imposé depuis octobre 2003 était supposé garantir que les fermiers avec des terres au-delà du mur pourraient passer sans être harcelés pendant ces heures d'ouvertures.

Mais le système de permis a été source de problèmes dès le début - des permis ont été délivrés pour des personnes décédées, par exemple, alors qu'ils étaient refusés à des villageois vivants, et, dans certains cas, apparemment parce qu'ils sont, eux ou leurs enfants, des activistes connus dans le combat pour la libération de la Palestine.

Et les soldats israéliens, ces nourrissons porteurs de fusils, qui patrouillent le long du mur - la plupart d'entre eux ont moins de 20 ans - ignorent régulièrement, ou changent les règles d'accès, selon apparemment leur bon plaisir. Leur attitude arbitraire non seulement perturbe la vie quotidienne des fermiers de Jayyous, et celles de leurs familles, mais aussi met à mal leur moyens de subsister.

Les abus dont souffrent les fermiers de Jayyous ces dernières semaines sont les suivants :

Les soldats ouvrent souvent les barrières bien avant l'heure affichée par les autorités israéliennes elles-mêmes.
Des fermiers qui arrivent tôt aux barrières peuvent être autorisés à passer, puis les soldats ferment et cadenassent celles ci, empêchant les habitants qui arrivent à l' heure affichée de passer.

Souvent, les soldats refusent d'attendre ne serait ce qu'une minute pour que les Palestiniens, qui sont à portée de vue et de voix, et qui se dépêchent manifestement - à pied, à dos d'âne, ou en tracteurs- puissent accéder à leurs champs.

Par exemple, le 15 novembre 2003, les soldats ont ouvert la barrière à l'Ouest de Jayyous aux environs de 6h 55 du matin et l'ont fermée à 7h 05 alors même qu'une affiche israélienne stipulait que la barrière serait ouverte de 7h 10 à 7h 40.

Une demi-douzaine de fermiers, parmi eux une femme âgée, sont arrivés juste après que les barrières aient été fermées - tout à fait pendant les heures inscrites.

Mais, les premiers soldats qui avaient ouverts les barrières, et ceux plus tard qui ont patrouillé le long du mur en jeeps, ont refusé obstinement de réouvrir les barrières - ce qui leur aurait pris une minute ou deux.

Les fermiers qui n'ont pu franchir la barrière, ont téléphoné à Hamoked, une organisation des droits humains basée à Jerusalem, et des employés de celle ci sont intervenus auprès du bureau militaire de coordination du district ( DCO ) pour le district de Qalqiliya, mais le DCO a refusé catégoriquement et sans raison de faire ouvrir les barrières avant la prochaine ouverture prévue à 13h 30.


Il y a des fois où les soldats n'ouvrent pas du tout la barrière.
Le même matin que celui de l'épisode décrit plus haut à la barrière Ouest, des soldats se sont arrêtés à la barrière Sud, ont dit qu'ils n'avaient pas les clés mais qu'ils reviendraient avec elles dans quelques minutes, puis sont revenus et ont dit - sans explication- que la barrière ne serait pas ouverte de toute la journée. 3 fermiers qui attendaient pour aller travailler dans leurs champs n'ont eu le choix que de retourner au village.


Le 15 novembre, le jour où ces deux épisodes ont eu lieu, c'est le jour de l'Indépendance palestinienne, c'est pourquoi certains villageois ont pensé que cela pouvait expliquer la raison pour laquelle les Israéliens avaient eu la main particulièrement lourde ce jour là. Mais, des abus identiques ont eu lieu des jours sans célébration - en fait, c'est devenu de plus en plus courant cette dernière semaine.


A la fin de la journée, les soldats gardent les Palestiniens qui essaient de rentrer chez eux dans leur village et les font attendre souvent pendant une heure ou plus, aux barrières.
Ceci est un acte particulièrment indigne pendant ce mois de Ramadan, parce que cela met les fermiers en retard pour rejoindre leurs familles au coucher du soleil, moment où traditionnellement les musulmans rompent leur jeune de la journée.

A plusieurs occasions, même lorsque la plupart des Palestiniens étaient autorisés à franchir les barrières, certains avec des permis ont été refoulés individuellement à cause de problèmes mineurs avec leurs papiers de travail, ou sans aucune raison.

Ces jours derniers, les soldats ont refusé d'autoriser, des membres de l'International Solidarity Movement et d'autres observateurs internationaux, à franchir les barrières pour aider les fermiers palestiniens à ramasser les olives et à faire d'autres travaux urgents. Les soldats ont prétendu que la zone était une "zone militaire interdite" mais ils ont refusé plusieurs demandes répétées faites par les internationaux de montrer l'ordre militaire déclarant que la zone de Jayyous était une zone interdite.

Pour les fermiers de Jayyous, même une perte d'acceès temporaire à leurs terres, peut être beaucoup plus qu'un simple inconvénient et une indignation.

Surtout dans un endroit au climat chaud et sec comme en Palestine, beaucoup de cultures ont besoin de soins constants - les citronniers ont besoin d'être irrigués régulièrement, les tomates et autres plantes cultivées dans les serres doivent recevoir des soins quotidiens, et les moutons doivent être emmener dans les pâturages, sinon ils ne survivront pas.

Certains fermiers ont déjà subi de lourdes pertes, particulièrement pour les récoltes des serres, en raison des interruptions dans l'accès aux terres.

Et les choses pourraient empirer : les permis actuels expirent le 15 janvier 2004, succitant la crainte, parmi les habitants de Jayyous, que leurs terres leur soient bientôt complètement confisquées.

Il n'y a qu'une seule solution juste à ce problème : démanteler le Mur et mettre fin à l'occupation.


La Palestine aux Palestiniens.




Lire notre article au sujet de la mise en place des permis


Voir la carte de la zone fermée ou "Seam Zone"


Pour en savoir plus sur Jayyous, lire : Le cas de Jayyous : Appauvrissement forcé par la consfication des terres


Voir la carte de Jayyous

Source : www.palsolidarity.org

Traduction : MDB

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15 novembre 2003