Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 2057 fois

Ramallah -

Israël déclare que le tir sur l’activiste américain, Tristan Anderson, est un "acte de guerre"

Par

Tristan Anderson, un ressortissant américain, a été grièvement blessé le 13 Mars 2009 quand il a été touché par une grenade de gaz lacrymogène lors d'une manifestation non-armée contre le Mur en Cisjordanie, dans le village de Ni'lin.
Le Ministère israélien de la Défense a notifié aux avocats de la famille Anderson qu’Israël considérait l'incident du 13 Mars 2009 comme un «acte de guerre".

Cette classification a été faite bien que le tir sur Anderson ait eu lieu au cours d'une manifestation de civils et qu’il n'y ait pas eu d'hostilités armées au cours de l'événement.

La conséquence de cette classification est que, selon la législation israélienne, l'État d'Israël n'est pas responsable des blessures causées par ses troupes.

La police israélienne a terminé son enquête et a transmis le dossier au procureur de district du Bureau central des poursuites judiciaires. L'avocat d’Anderson, Michael Sfard, attend sa décision.

Selon Michael Sfard,
Si Israël définit une manifestation de civils désarmés comme un acte de guerre, cela signifie clairement qu'Israël est en guerre contre des civils". Le droit international définit l'incident comme un cas flagrant de violation des droits de l’homme. En tant que tel, Tristan et sa famille sont sans aucun doute en droit de demander justice et une indemnisation. Nous continuerons cette affaire et nous poursuivrons en justice le gouvernement d'Israël.

En plus du dépôt d'une plainte contre l'Etat d'Israël pour le meurtre de leur fils, les Anderson ont présenté un avis d'intention pour déposer une plainte civile.

Leah Tsemel, l'autre avocat d’Anderson, a déclaré:
C'est une autre occasion où le gouvernement israélien évite toute responsabilité. Les manifestations qui ont lieu à Ni'lin et à Bil'in ne sont pas des actes de guerre. Nous allons le poursuivre devant les tribunaux israéliens et s’il le faut, devant les tribunaux internationaux afin de réclamer justice pour la famille Anderson.

Tristan Anderson a été grièvement blessé le 13 Mars 2009 quand il a été touché par une grenade de gaz lacrymogène par les forces israéliennes. Il a été emmené à l'hôpital Tel Hashomer près de Tel-Aviv et à ce jour, est toujours dans les locaux de l'hôpital. Tristan souffre de multiples fractures après avoir été touché au lobe frontal droit.

Il a subi plusieurs opérations afin de le maintenir en vie et ses perspectives de récupération ne sont pas claires. Le 10 août 2009, Tristan a subi une autre opération pour rattacher la partie supérieure de son crâne, qui avait a été enlevé afin de lui sauver la vie immédiatement après le tir il y a cinq mois.

Plusieurs témoins oculaires ont témoigné que Tristan a été blessé alors qu'il n’était pas perçu comme une menace pour les forces de la région. Il a été blessé par une grenade tirée d'environ 60 mètres alors qu’il se tenait avec quelques étrangers et Palestiniens, des heures après que les manifestants se soient dispersés et éloignés du site de la construction du mur.

"Nous sommes horrifiés et accablés", a déclaré Nancy Anderson au cours d'une conférence de presse le 23 Mars 2009. «Nous avons vraiment peur, et sommes encore sous le choc. Tirer sur des manifestants pacifiques, c’est vraiment horrible pour nous. Ce que nous voulons demander, c’est que le gouvernement israélien assume publiquement sa pleine responsabilité dans l'assassinat de notre fils." (Pour écouter l’enregistrement audio de la conférence de presse des Anderson, cliquez ici)

Les forces israéliennes tirent systématiquement des grenades de gaz lacrymogène directement sur les manifestants au cours des protestations contre le Mur en Cisjordanie .

Après le tir sur Anderson, l’organisation israélienne des droits de l'homme, B'Tselem, avait demandé au juge-avocat général, le Général Avichai Mandelblit, de clarifier immédiatement aux forces de sécurité qu'il est absolument interdit de tirer directement des grenades lacrymogènes, y compris des grenades à longue portée, sur les manifestants en Cisjordanie .

B'Tselem a également fourni des vidéos des manifestations à Ni'lin, Bi'lin, et Jayyous montrant des tirs répétés de grenades lacrymogènes directement sur les manifestants, ce qui prouve que, contrairement aux affirmations de l'armée, les forces israéliennes utilisent habituellement cette pratique illicite en Cisjordanie .
Rapport & vidéo, à ce lien.

A la suite du meurtre d'un manifestant palestinien à Bil'in, Basem Abu Rahme, par les forces israéliennes le 17 avril 2009, avec une grenade de gaz lacrymogène, B'Tselem a demandé à nouveau que l'armée applique ses règles d’ouverture du feu et d'enquêter sur les incidents


Le 5 Mai 2009, Yehoshua Lemberger, le vice-procureur d'État pour les affaires criminelles du ministère de la Justice, a demandé à la police de revoir les règles de dispersion des manifestants en se basant sur la mort de Rahme et sur les enquêtes de police au sujet de quatre incidents survenus à Nil'in, y compris le tir sur Tristan Anderson

Source : http://palsolidarity.org/

Traduction : MG pour ISM

Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.


Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Ramallah

Même sujet

Poursuites judiciaires

Même auteur

ISM

Même date

18 août 2009