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Palestine - ISM France

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Bethléem -

L'Occupation au quotidien : Checkpoints, Famine, ect..

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Aujourd'hui, l'horrible situation des Palestiniens est occultée par les différends entre les deux partis politiques rivaux : le Hamas et le Fatah.
Or, les Palestiniens de la rue n'en ont que faire : Malgré les annonces retentissantes des énormes sommes versées par l'Occident à Mahmoud Abbas et à son Autorité Palestinienne, aucun Palestinien n'a été payé depuis des mois en dehors des membres de la police et de l'armée.

L'Occupation au quotidien : Checkpoints, Famine, ect..


Photo ISM : L'entrée de l'infâme checkpoint Bethléem 300 séparant Bethléem de Jérusalem (voir la vidéo Checkpoint 300)

Les Palestiniens sont en grande majorité très en colère contre Abbas, Dahlan, Qorei et j'en passe.
Selon eux, ces cadres du Fatah se remplissent les poches et leurs comptes en banque alors que la population crève de faim.

Dans le camp de réfugiés d'Askar à Naplouse, j'ai vu des gosses pleurer parce qu'ils n'avaient rien à manger et malgré cela, leur père continue son travail dans une ONG palestinienne où il est au service de ses compatriotes qui ont tous des histoires terribles à raconter.

Le plus honteux, c'est de voir les membres de la police et de l'armée palestinienne, fortement armés, parader devant les quartiers généraux de l'Autorité Palestinienne et, dès qu'ils recoivent un coup de fil de l'armée israélienne les prévenant d'une prochaine invasion, ils se réfugient à l'abri dans leurs casernes et laissent l'armée sioniste envahir les villes, villages et camps de réfugiés où elle arrête ou tue chaque jour des civils sans défense.

Mais, cela fait partie de ces honteux Accords d'Oslo. En effet, selon les termes de ces Accords, Israël se réserve le droit de pénétrer dans l'ensemble des Territoires pour "raison de sécurité" mais est-ce qu'Israël respecte ses propres engagements ?

Les membres de la résistance restent seuls à défendre leur territoire comme à Jénine ou à Naplouse alors que l'armée des collaborateurs se terre dans ses quartiers.

Comment la France peut-elle soutenir ce gouvernement de collabos et saluer la mémoire de notre célèbre résistant qu'était Jean Moulin ?

La France aurait-elle oublié sa propre histoire ? La résistance à l'occupation !


Presqu'aucun Palestinien n'est autorisé à quitter sa ville ou son village. Et ne pas respecter cette interdiction, c'est prendre le risque de tomber sur un checkpoint temporaire et s'y faire arrêter.

Au retour d'Hébron, un Palestinien a été sorti du bus par des soldats israéliens au checkpoint de Bet Jalla et emmené de force au checkpoint de Bethléem pour subir un contrôle d'identité renforcé afin de pouvoir se rendre à Jérusalem.

Et si le contrôle n'est pas concluant, il sera emmené dans un centre de détention pour subir un interrogatoire et ensuite il sera incarcéré sans même connaître le chef d'accusation ou sans même être jugé (l'incarcération peut durer 3 mois, 6 mois et jusqu'à 7 ans).

Nous avons donc décidé de nous rendre à cet infâme checkpoint de Bethléem (nommé Checkpoint 300) dont tout le monde nous avait raconté tant d'horreurs.

Ce checkpoint est situé juste à la sortie de Bethléem, en prolongation du Mur qui longe les dernières maisons de la ville.
C'est une énorme forteresse et pour y pénétrer, il faut emprunter un long couloir grillagé d'une trentaine de mètres. Puis il faut franchir un tourniquet et ensuite déambuler dans une série de couloirs.

Vous arrivez à un nouveau tourniquet dont le fonctionnement est actionné à distance par des jeunes soldats israéliens. Lorsque le voyant passe au vert, vous pouvez avancer et là, vous avez accès à un portique de détection des métaux et à un tapis roulant équipé d'un scanner où vous déposez vos sacs, ceintures, chaussures, ect.
Sur la droite, dans un bureau un peu sombre, deux soldats israéliens installés bien à l'abri derrière des vitres blindées vous beuglent les ordres d'avancer ou de montrer vos papiers.

Lorsque nous sommes passés ce jour-là, une jeune soldate âgée de 18/20 ans était assise sur les genoux d'une jeune soldat à peu près du même âge, et ils étaient plutôt occupés à se becotter qu'à nous contrôler, le M16 sur les genoux.

Ensuite, vous reprenez une série de couloirs d'où vous pouvez lire un énorme message de paix rédigé en hébreu, arabe et anglais placé sur le mur extérieur de la forteresse haut de 8 mètres. Lorsque vous lisez ce message, vous êtes dans un No Man's Land situé au cœur de la forteresse et vous êtes envahis par un sentiment de crainte et vous n'avez qu'une envie, trouver la sortie.

Vous apercevez une immense porte où il est inscrit "EXIT" et vous vous y précipitez : Malheureusement, c'est un faux espoir. Impossible de sortir par cette issue. Il faut donc faire demi-tour et reprendre une voie bordée de barres métalliques et franchir un nouveau portail.

Là, vous arrivez dans une pièce où se tiennent deux soldats. L'un est installé derrière son ordinateur dans un petit bureau fermé avec vitre blindée d'où il nous parle par haut-parleur.
L'autre est posté le long de la file d'attente, le M16 à la main.

A nouveau, il faut repasser sous un portail détecteur de métaux, déposer son sac, ses chaussures, sa ceinture et tout le reste sur un tapis roulant équipé d'un scanner.

Les Palestiniens doivent remettre leur carte d'identité électronique au soldat derrière l'ordinateur qui la passe dans une machine puis ils doivent placer leur main droite sous un scanner qui en effectue un balayage pour un contrôle complémentaire.

Lorsque toutes ces épreuves sont passées avec succès, il faut encore franchir un tourniquet puis un couloir avant de se retrouver à l'air libre.

C'est vraiment un checkpoint très traumatisant. Les Palestiniens l'évitent le plus possible en faisant le détour par le checkpoint de Bet Jalla et, bien sûr, ils n'y emmenent pas les enfants mais il y a toujours le risque d'être interpellés à Beit Jalla et forcés de s'y rendre accompagné de 2 autres soldats israéliens.

Tout cela, c'est soi-disant pour la sécurité.

Pourtant, sur les routes de Cisjordanie , nous avons croisé de nombreuses voitures ou bus de colons ou même des colons faisant du stop ou attendant les bus israéliens et ce en toute sécurité;

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8 juillet 2007