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Palestine occupée -

La rentrée scolaire en Palestine occupée, haut fait de résistance des enfants

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Des centaines d'enfants emprisonnés par le régime sioniste dans les geôles israéliennes interdits d'école, des dizaines d'écoliers attaqués à coups de grenades lacrymogènes par l'armée d'occupation à Al-Khalil, les écoliers de Gaza retrouvant des écoles plus ou moins en ruines, aux murs constellés de traces de balles quand ils sont encore debout, dans un décor d'apocalypse, telle est la rentrée des enfants palestiniens, soutenus, encouragés par leurs familles. On résiste dès le plus jeune âge, en Palestine occupée.

La rentrée scolaire en Palestine occupée, haut fait de résistance des enfants

6 sept. 2016 - Des élèves de l'école Hagiria, à Al-Khalil, découvrent que le checkpoint Abu Arish (près de la mosquée Ibrahimi) est fermé par les forces d'occupation, et qu'ils ne pourront pas rejoindre leur école pendant une période indéterminée.

Pas de rentrée pour 350 enfants palestiniens détenus
Addameer


Alors que démarre la nouvelle année scolaire, environ 350 enfants palestiniens sont détenus dans les centres de détention et les prisons israéliens.[1] Environ 700 enfants de moins de 18 ans de Cisjordanie occupée sont poursuivis chaque année par les tribunaux militaires israéliens après avoir été arrêtés, interrogés et détenus par l'armée israélienne. L'accusation la plus commune est le jet de pierres, un crime punissable de 20 ans de prison en vertu du droit militaire. Depuis l'année 2000, plus de 12.000 enfants palestiniens ont été détenus.

Des dispositions très limitées sont prises pour la scolarité des enfants palestiniens détenus. Le service pénitentiaire israélien ne assure l'enseignement que dans les prisons Megiddo et Rimonim, mais impose des restrictions sur les sujets qui peuvent être enseignés, ne permettant aux enfants d'étudier que les mathématiques et les sciences humaines, et interdisant les autres sujets pour "des raisons de sécurité". Les filles de moins de 18 ans sont généralement détenues avec les prisonnières adultes et ne reçoivent aucun enseignement formel. Alors que les jeunes israéliens détenus à Rimomim ont environ 20 heures de cours par semaine et étudient dans une salle de classe spéciale, les jeunes palestiniens détenus à Megiddo sont contraints d'étudier dans la cour de la prison, sans aucun protection contre les conditions climatiques.

Fait important, le service pénitentiaire israélien refuse d'établir la moindre coordination avec l'Autorité palestinienne et en conséquence, les enfants palestiniens détenus reçoivent un enseignement selon le programme israélo-arabe, au lieu du programme officiel adopté par le ministre palestinien de l'Education. Cela a des conséquences négatives évidentes sur les performances des enfants détenus à l'école lorsqu'ils sont libérés de prison.

[1] Statistiques Addameer, Juillet 2016.

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Des écoliers attaqués au gaz lacrymogène le deuxième jour d'école
ISM-Palestine


Lundi 29 août 2016, les soldats israéliens postés au checkpoint Salaymeh, à Al-Khalil occupée (Hébron), ont tiré des salves de grenades lacrymogènes sur les écoliers qui rentraient chez eux en passant par ce poste de contrôle hautement militarisé. Pour de nombreux écoliers, le checkpoint Salaymeh est un passage obligé pour aller à l'école et revenir à la maison. Là les enfants des écoles et des jardins d'enfants du secteur sont soumis à des fouilles de leurs sacs, au harcèlement, aux questions et à la détention par les forces israéliennes.

Lundi, le deuxième jour d'école après les 3 mois de vacances d'été, alors que les enfants commençaient à sortir des écoles, vers midi, les forces israéliennes ont lancé une grenade incapacitante en direction d'un groupe d'enfants. Elle est tombé juste devant une fillette qui marchait tranquillement vers le checkpoint pour rentrer chez elle. Effrayée de voir la grenade se diriger vers elle puis par le bruit puissant de l'explosion, elle est partie en courant dans l'autre sens, en larmes.

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Le poste de contrôle Salaymeh, à Al-Khalil occupée (photo ISM-France)


Pendant ce temps, au checkpoint, les soldats criaient aux enfants "d'attendre", refusaient de leur ouvrir la grille et ordonnaient à plusieurs garçons de montrer leurs mains pour "prouver" qu'ils avaient lancé des pierres si elles étaient sales.

Un peu plus tard, les forces d'occupation ont tiré des salves de grenades lacrymogènes en direction des écoles, punissant ainsi collectivement non seulement les écoliers mais tout le quartier. Tandis que les grenades répandaient leur gaz supposé "non-létal" et que les nuages empoisonnés couvraient toute la zone, quelques enfants ont pu s'en échapper, les yeux rougis, toussant et crachant.

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Une rentrée scolaire réussie malgré la souffrance en Palestine
Ziad Medoukh


La rentrée scolaire 2016/2017 dans les territoires palestiniens a été marquée par la volonté des familles d’envoyer leurs enfants à l’école en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en dépit d’une situation très difficile à tous les niveaux.

Plus d’un million deux cent mille élèves ont repris le chemin de l’école cette semaine, parmi eux 700 mille en Cisjordanie et 500 mille dans la bande de Gaza.

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On compte presque 800.000 élèves inscrits dans les écoles publiques, 300.000 dans les écoles de l’UNRWA pour les réfugiés palestiniens, et 100.000 dans les écoles privées.

Le taux de scolarisation cette année dépasse les 92%, malgré toutes les difficultés sur place affrontées par toute une population civile en souffrance permanente sous occupation israélienne.

Cette volonté montre que l’éducation est un enjeu pour les Palestiniens qui continuent à croire en un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants.

En Cisjordanie , la rentrée scolaire est reprise dans la douleur, avec le souvenir de Ali Saad Dawabsheh, ce bébé brulé vif par des colons israéliens avec ses parents, dans leur maison du village de Doma près de Naplouse, à la veille de la rentrée précédente, le 31 juillet 2015. [Son frère de 5 ans, Ahmad, seul survivant de la famille, a pu faire sa rentrée scolaire après presque une année d'hospitalisation].(photos ci-après)

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Les élèves affrontent de nombreuses difficultés devant le mur, les barrages militaires israéliens et les checkpoints afin de joindre leurs écoles.

Dans la bande de Gaza, la rentrée scolaire est reprise dans la souffrance et les difficultés économiques, deux ans après la fin de l’offensive militaire de 50 jours en été 2014, qui a causé la destruction de 30 écoles et de nombreuses classes qui ne sont pas reconstruites jusqu’à maintenant à cause de l’interdiction israélienne de faire entrer les matériaux de construction dans cette région sous blocus.

Une rentrée scolaire dans les larmes et les ruines, mais avec une volonté remarquable de nos élèves à poursuivre leur scolarité même dans des écoles et classes endommagées par les bombardements israéliens, même dans des classes nombreuses avec 50 élèves par classe.

Cette rentrée des classes est reprise dans la douleur, à la mémoire de ces 300 élèves et 40 professeurs, tués il y a un deux ans par les forces de l’occupation israéliennes.

Une nouvelle rentrée scolaire sous blocus israélien inhumain dans cette région de plus en plus isolée et enfermée qui continue de subir des bombardements israéliens, avec des conséquences sur la disposition des livres et manuels scolaires pour ces milliers d’élèves.

Malgré le mur de la honte, les checkpoints, les mesures atroces de cette occupation aveugle, et les difficultés économiques, les élèves en Cisjordanie insistaient pour rejoindre leurs écoles.

Malgré le blocus israélien inhumain, la fermeture des frontières, le chômage , la non reconstruction des écoles et classes détruites, et les coupures d’électricité, les élèves de Gaza étaient nombreux dans les salles de cours.

C’est la volonté d’apprendre en Palestine malgré tout !
C’est la continuité de la vie dans notre Palestine !
L’éducation est la lumière de la Palestine !
L’éducation est sacrée en Palestine !
L’éducation est une forme de résistance en Palestine !
C’est un signe d’espoir pour l’avenir !
Un avenir de liberté, de paix et de justice !

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Les écoliers de Gaza


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