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Palestine - ISM France

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Jérusalem -

La tente de protestation de Sheikh Jarrah va être à nouveau démolie, deux internationaux emmenés par la police

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Les Forces d’Occupation Israéliennes démolissent actuellement la tente de protestation installée dans une propriété privée palestinienne à Sheikh Jarrah, dans Jérusalem-Est Occupée ; en soutien à la famille Al-Kurd qui a été expulsée et aux 18 familles palestiniennes qui sont actuellement menacées d'expulsion du quartier.
Deux activistes de solidarité internationale, un Danois et un Suédois, qui dormaient dans la tente de protestation ont été embarqués par la police israélienne.

Ils ont été réveillés à 8h30 par des dizaines de policiers israéliens avant d'être arrêtés et se voir confisquer leurs téléphones. Ils ont ensuite été emmenés dans un commissariat de la police israélienne. Un résident palestinien de Sheikh Jarrah a également été arrêté par la police israélienne, mais il a été ensuite libéré.

Un bulldozer israélien est actuellement sur le site et devrait commencer la démolition du camp.

Le camp de protestation a été créé par le Comité de quartier de Sheikh Jarrah suite à l'expulsion violente de la famille Al-Kurd le 9 Novembre en soutien à la famille expulsée et aux 500 autres Palestiniens qui sont menacés d'expulsion de leur quartier. Il a été déjà démoli à deux reprises par les autorités israéliennes bien qu’il soit installé sur des propriétés privées palestiniennes.

Le camp était utilisé comme centre culturel du quartier Sheikh Jarrah, où ont lieu régulièrement des projections de films, des présentations de danses traditionnelles palestiniennes et des expositions-photos palestiniennes. Cette dernière démolition de la tente peut être considérée comme une nouvelle tentative israélienne destinée à réagir contre les manifestations d'identité nationale palestinienne à Jérusalem-Est occupée.

La maison est devenue l’emblème de la situation des résidents palestiniens de Jérusalem-Est occupée. La famille al-Kurd était déjà des réfugiés de Jaffa et de Jérusalem-Ouest. Ils ont ensuite été transformés une seconde fois en réfugiés quand ils ont été expulsés de leur domicile où ils vivaient depuis 52 ans.

Une précédente tente de protestation avait été installée tout l’été dans la propriété des Al-Kurd propriété, alors que se développait une large condamnation internationale de la politique israélienne contre la famille et le quartier, dont une plainte officielle du Département d'État américain (voir ci-dessous)

Kamel Abu al-Kurd avait été emmené d'urgence à l'hôpital suite à l’expulsion violente de la famille, en raison de problèmes de tension. Il a été admis de nouveau à l'hôpital deux semaines plus tard, où il est décédé d'une crise cardiaque.



La décision d’expulser la famille al-Kurd ouvre la voie à la prise de contrôle d’un immeuble de 26 appartements dans le quartier, menace de transformer en sans abris 500 Palestiniens et signifie le nettoyage ethnique des Palestiniens de Jérusalem-Est occupée par l'État israélien. En Juillet, le Département d'État américain a présenté une plainte officielle au gouvernement israélien au sujet de l'expulsion de la famille Al-Kurd famille, en remettant ouvertement en cause la légalité des conditions dans lesquelles le groupe de colons juifs ont affirmé avoir acheté le terrain. (voir www.haaretz.co.il/hasen/spages/1005342.html).

Le quartier Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est a été construit par les Nations Unies et le gouvernement jordanien en 1956 pour abriter les réfugiés palestiniens de la guerre de 1948.

La famille Al-Kurd a commencé à vivre dans le quartier, en tant que réfugiés de Jaffa et de Jérusalem-Ouest. Toutefois, avec le début de l'occupation israélienne de Jérusalem-Est, à la suite de la guerre de 1967, des colons ont commencé à revendiquer la propriété du terrain sur lequel le quartier Sheikh Jarrah avait été construit.

En déclarant qu'ils avaient acheté le terrain à un ancien propriétaire ottoman dans les années 1800, des colons ont revendiqué la propriété des terres.

En 1972, les colons ont réussi à enregistrer cette revendication dans le Registre des Terres d’Israël. Alors que la famille Al-Kurd avait entrepris des procédures judiciaires pour contester la revendication des colons, les colons ont déposé une plainte contre la famille palestinienne.

En 2006, le tribunal a déclaré nulle la revendication des colons, en reconnaissant qu'elle était basée sur de faux documents. Ensuite, l’avocat de la famille Al-Kurd a demandé au Registre des Terres Israélien d’annuler l'enregistrement des colons comme propriétaire du terrain et d’enregistrer le véritable le nom du véritable propriétaire. Bien qu'il ait annulé la revendication la demande des colons, le Registre des Terres Israélien a refusé d'indiquer le nom du propriétaire du terrain.

En 2001, des colons ont occupé une extension de la maison de la famille Al-Kurd. Bien que leur revendication de la terre ait été annulée, les colons ont reçu les clés de l’agrandissement de la maison de la famille Al-Kurd de la municipalité locale israélienne. Cela a été possible après que la municipalité ait confisqué les clés de l'agrandissement construit par la famille Al-Kurd sur leur propriété afin de répondre à l'expansion naturelle de la famille. Lorsque cet agrandissement a été déclaré illégal par les autorités israéliennes, la municipalité israélienne a remis les clés aux colons israéliens.

La famille al-Kurd a déposé une plainte en justice et un ordre d'expulsion a été émis contre les colons. Lorsque la famille al-Kurd a été expulsée le 9 Novembre 2008, les colons ont été autorisés à rester dans la propriété, en dépit de leur propre ordre d'expulsion.

En Juillet 2008, la Cour suprême israélienne a ordonné l'expulsion de la famille Al-Kurd parce qu’elle refusait de payer un loyer aux colons pour l’usage de la terre. Bien que la revendication de la propriété des colons ait été annulée deux ans plus tôt, le tribunal a basé sa décision sur un accord conclu entre un ancien avocat et les colons. Il convient de noter que la famille Al-Kurd et le quartier Sheikh Jarrah dans son ensemble avaient rejeté cet accord et viré leur représentant légal.



DERNIERES NOUVELLES : Les deux internationaux ont été libérés du commissariat de police sans inculpation.

La tente a finalement été démontée par les habitants de Cheikh Jarrah, même si elle est maintenant reconstruite. Le bulldozer, après avoir menacé de détruire la tente, a, au lieu de cela, construit un petit mur de pierre à l'intérieur de la propriété palestinienne. L’objectif de ce mur n’est pas très clair.

Pas de greffon vidéo disponible...

Source : http://www.palsolidarity.org/

Traduction : MG pour ISM

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