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Palestine - ISM France

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Ramallah -

Les Forces d’Occupation Israélienne empêchent les habitants d’Al Mazra’a ash Sharqiya d’enlever le barrage routier placé à l’entrée de la route 60

Par

Le 29 octobre à 11h, environ 30 habitants d’Al Mazra’a ash Sharqiya, accompagnés de 10 militants israéliens et internationaux ont marché en direction de deux barrages routiers pour les enlever.
Mais lorsqu’ils sont arrivés, 4 jeeps israéliennes avec à leur bord, 2 unités de la police des frontières et 2 unités de l’armée israélienne les attendaient.

Les manifestants ont expliqué qu’ils venaient enlever les barrages routiers, mais les soldats ont refusé. Les soldats ont menacé d'arrêter les activistes israéliens, en utilisant un ordre militaire non signé, donc illégal.

Bien que les soldats aient reconnu devant les militants que s’ils les arrêtaient, ils le feraient illégalement puisque l’ordre n’était pas valable, ils ont exprimé leur détermination à forcer le groupe à partir. Plusieurs membres du Comité Populaire d’Al Mazra'a ont affirmé qu’ils avaient le droit à la liberté de circuler mais la présence d'au moins 20 soldats les ont dissuadés d’agir physiquement pour enlever les tas de rochers. Quand les manifestants ont commencé à s’éloigner, les soldats israéliens ont commencé à pousser le groupe.

Une répression dont personne ne parle et les barrages routiers affectent la libre circulation des Palestiniens ainsi que les checkpoints et le Mur d’Apartheid. Le système de routes pour Israéliens seulement, les barrages routiers et les barrières établissent un réseau de routes fortement limité pour l’usage des Palestiniens dans les territoires occupés.

La plupart des grandes routes de Cisjordanie sont soit interdites aux Palestiniens (14 routes), nécessitent une autorisation difficile à obtenir du gouvernement israélien (10 routes), ou peuvent devenir illégales aux Palestiniens selon l’humeur des commandants israéliens.

Non seulement le gouvernement israélien confisque les routes palestiniennes et les rénovent avant de limiter l’accès aux seuls colons israéliens, mais il ordonne la construction de portes et la création de barrages routiers. L'importance de la récupération des routes restantes a incité plusieurs villages à organiser des actions autour de barrages routiers.
Dans le village d’Al Mazra’a ash Sharqiya, le gouvernement israélien a installé plusieurs obstacles sur une route entre le village et la route 60. Les habitants d'Al Mazra'a et de plusieurs villages voisins continuent à travailler pour récupérer cette route, afin de poursuivre leur résistance à l'occupation.

La Route 60 est un exemple clair de la difficulté des Palestiniens à utiliser les routes de Cisjordanie qui sont devenues essentiellement destinées à l’usage seulement des Israéliens.
Sur la route 60, Israël a installé 87 monticules de terre le long de la route, 19 portes gardées par l’armée, 15 checkpoints, 6 autres checkpoints temporaires, 13 barrages routiers, 15 tours d’observation et 11 tunnels.

Ce qui était une route traditionnelle traversant toute la Cisjordanie est maintenant devenue une route où la libre circulation des Palestiniens est extrêmement limitée, privant les Palestiniens de la liberté de circulation et imposant, par conséquent, une situation de ségrégation où la priorité sur les routes est accordée aux Israéliens.

De nombreux villages sont dans la même position qu’Al-Mazra'a al Sharqiyya et ont l’interdiction totale d’accéder à la route.

Les Palestiniens détenteurs de papiers d’identité de Cisjordanie n’ont pas le droit d’utiliser cette route sur une portion de 16,9 km de long qui traverse la municipalité de Jérusalem et les Palestiniens n’ont également pas le droit d'accéder à la route à l'Ouest de la Ligne Verte.

Même la Banque Mondiale a été amenée à faire des commentaires sur l'absence de liberté de circulation et de l'impact que cela a sur l'économie palestinienne et sur les moyens de subsistance.

Source : http://www.palsolidarity.org/

Traduction : MG pour ISM

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