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Palestine - ISM France

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Hébron -

Les défenseurs internationaux des droits de l'Homme une fois de plus expulsés de leur appartement à Tel Rumeida (Al-Khalil) (vidéo)

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Hier 11 novembre dans l'après-midi, trois militants internationaux ont été autorisés à réintégrer leur appartement à Tel Rumeida, d'où ils avaient été expulsés pendant une semaine. Ce matin 12 novembre, vers 8h45, une autre activiste qui tentait de rejoindre l'appartement en a été empêchée par l'armée d'occupation, en dépit du fait qu'elle était en possession d'un contrat de location, attestation légale de résidence. Les soldats ont ensuite monté l'escalier extérieur qui mène à l'appartement et ont menacé les trois activistes d'arrestation par la police s'ils ne quittaient pas l'appartement dans les cinq minutes.

Les défenseurs internationaux des droits de l'Homme une fois de plus expulsés de leur appartement à Tel Rumeida (Al-Khalil) (vidéo)

Les trois militants d'ISM présents hier à al-Khalil expulsés de l'appartement (photo prise par le voisin)
Quelques minutes après, la voiture de police arrivait devant l'appartement et deux policiers ont ordonné aux militants d'ouvrir la porte d'entrée et de quitter les lieux. Aux questions des internationaux sur les motifs de l'expulsion, la police a répondu que le secteur était une zone militaire fermée et que les internationaux n'étaient pas autorisés à y résider, ni même à y circuler (alors que la veille ils avaient obtenu cette autorisation).

Devant la résistance des internationaux qui ont refusé d'obéir à l'ordre illégitime, l'armée d'occupation a commencé à enfoncer la porte d'entrée à l'aide d'un pied de biche. Dix minutes après, devant leur incapacité à casser la porte, un autre groupe de soldats est monté sur le toit et, en quelques minutes, a détruit la porte qui permet d'accéder au toit, Le commandant et deux soldats sont entrés armés dans le salon où les militants étaient tranquillement assis.



A nouveau, ils ont ordonné aux trois activistes de quitter les lieux et ironiquement, au vu de la situation criante de violation de propriété, ont répété que la présence des activistes étaient illégale en raison de la zone militaire fermée. Le commandant a précisé que l'armée avait consulté un avocat israélien et que celui-ci avait conclu à l’illégalité du contrat, puis il a ajouté que les activistes n'étaient pas des résidents permanents mais de simple "invités" du propriétaire de l'appartement et qu'ils n'avaient rien compris au contrat parce qu'il est rédigé en arabe.

Après cet échange, un soldat a ouvert la porte d'entrée pour laisser entrer deux policiers et plusieurs autres soldats. Agressivement, les deux policiers ont une nouvelle fois réitéré l'ordre de quitter les lieux et ont pris les passeports des trois activistes après avoir montré l'attestation rédigée en hébreu de "zone militaire fermée". Aux question des internationaux sur la légalité juridique de pénétrer armés et de manière violente dans une résidence privée, un des officiers de police a simplement répondu de porter plainte ou de porter l'affaire devant la cour israélienne.

Perdant patience devant la résistance des activistes et leur refus de quitter leur appartement, le commandant a tordu le bras du militant britannique, le forçant à se mettre au sol, bien qu'aucun n'ait montré aucune forme de résistance physique.

Devant cet usage de force excessive et illégitime, les trois militants ont été contraints de quitter l'appartement, escortés par la police et les soldats jusqu'au checkpoint de Bab el-Zawiyya, plus connu des Palestiniens sous le nom de checkpoint 56.

Cette seconde éviction, qui intervient une semaine après la première, confirme la volonté de l'armée d'occupation de continuer à occuper illégalement la zone de Tel Rumeida et à poursuivre les violations des droits de l'homme des Palestiniens sans témoins internationaux de leurs crimes, tandis que les résidents palestiniens de la zone sont toujours soumis à l'humiliation de devoir présenter leurs papiers d'identité et d'être enregistrés sur des listes que les soldats consultent à chaque entrée et sortie de la zone militaire fermée de Tel Rumeida.


Source : Palsolidarity

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