Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 2084 fois

Gaza -

Les enfants de Gaza grandissent avec la peur et le traumatisme

Par

> Sameh.habeeb@gmail.com

De graves traumatismes et la peur sont des tourments pour les enfants dans les territoires occupés, en particulier pour ceux qui vivent dans la bande de Gaza.
Les incessantes opérations militaires israéliennes et les représailles violentes provoquent des maladies psychologiques et des conditions de vie misérables. Le récent cessez-le-feu dans la bande de Gaza a permis un repos temporaire, mais il ne guérit pas leurs craintes et leurs cauchemars.

Les enfants de Gaza grandissent avec la peur et le traumatisme


L'été 2007 a été le début du chaos pour une pauvre famille de Bédouins de Sahar. Sahar Owaidat, 6 ans, reste en état de choc ou subit peut-être des symptômes de troubles post-traumatiques depuis que des soldats israéliens ont envahi sa maison et frappé violemment son père et ses frères et sœurs, alors qu'elle et le reste de la famille restaient là à regarder impuissants.

Dans toutes les cultures, le père de la famille représente la sécurité pour la famille. Les soldats israéliens ont régulièrement volé ce rôle aux pères palestiniens.

Sahar fixe ses grands yeux sur moi et me raconte : «J'ai demandé à ma mère de me serrer dans ses bras et de me garder en sécurité. J'avais peur quand j'ai entendu la voix de mon père crier et gémir. J'ai vu le sang couvrir notre maison et de nombreux fantômes tenter de me kidnapper. Dans le coin de la pièce, trois soldats frappaient mon jeune frère, Emad. J'ai pleuré et pleuré et pleuré jusqu'à ce que ma mère me réveille. J'ai peur de dormir parce qu'ils reviennent."

Les larmes me sont montées aux yeux, mais ceux de Sahar étaient sans expression pendant qu’elle racontait cette nuit il y a un an, lorsque l'armée israélienne a envahi à plusieurs reprises la région où elle vivait. La famille dit que les soldats israéliens ont fait irruption dans leur maison, arrêté tous les frères et les ont frappés sous les yeux de la famille.

Sahr dit : "Je voulais aller à l’école et j’avais préparé mes papiers et mes crayons. Je suis allé dormir mais je ne le pouvais pas car j’entendais des coups de feu tirés à proximité. Ensuite, les chars sont venus et j'ai entendu la voix s’adresser à ma maman. J'ai vu tous mes frères et sœurs et papa à côté d’elle. Elle m'a embrassé et j'ai beaucoup pleuré."

Le jour dont parle Sahar, après trois heures d’opérations militaires difficiles, des soldats en colère ont fait irruption dans certaines maisons voisines. La maison de la famille de Sahar n’est qu’une des nombreuses maisons où tous les membres masculins de la famille ont été arrêtés par les forces d’occupation israéliennes. Alors que beaucoup d’entre eux ont été libérés au bout de 48 heures, Sahar, le frère de Samer ne l'est pas.

Samer a été envoyé au tribunal et condamné à 5 ans de prison pour avoir participé à «des actions militaires."

Plus tard pendant l'été 2008, l'armée est revenue causer la panique et la peur parmi les enfants. L’armée israélienne a rasé des terres agricoles de la famille Owaidat et de nombreux oliviers qui font vivre la famille ont été arrachés.

La famille Owaidat est composée de quatre filles et de cinq garçons qui, comme leurs voisins, vivent dans la peur constante et sont traumatisés par les bombardements et les invasions de l'armée israélienne depuis le désengagement en 2005.

La mère m'a dit, "Sahar a changé ce jour-là où elle a été témoin de l'attaque sauvage de notre maison. Elle est devenue introvertie et maintenant elle souffre d’urination involontaire et de cauchemars. Ses deux jeunes frères et sœurs ont aussi les mêmes symptômes."

Dans la Bande de Gaza, l'accent est mis actuellement sur des besoins humanitaires de base comme la nourriture et l'eau et l'absence de psychothérapie dans la bande de Gaza est en train de faucher une génération d'enfants qui grandissent dans la peur et le traumatisme.

Sahar a terminé ma visite avec sa prière : «Je veux aller à l’école et je ne veux pas revoir les fantômes. S'il vous plaît, si vous les voyez, dites leur que j’ai peur. Ne pas les laisser revenir."

Les gens de conscience se demandent ce qui se passerait si un autre peuple attaquait les États-Unis de la façon dont Israël a attaqué le peuple originaire de cette terre au cours des soixante dernières années: en volant et en détruisant leurs terres, en bombardant leurs maisons, en tuant leurs enfants et leurs familles, en les privant des besoins fondamentaux et en leur volant leur dignité humaine.

Est-ce que les Américains permettraient passivement que leurs familles soient aussi maltraitées depuis 60 ans?

Ou se révolteraient-ils et riposteraient-ils avec violence?

Ou, peut-être, que les braves gens d'Amérique lanceraient un mouvement massif en faveur de la paix et de la réconciliation basées sur le droit international et l'égalité des droits de l'homme pour tous les peuples?


A voir la vidéo ci-dessous : la colère d'une autre fillette de Gaza


Pas de greffon vidéo disponible...

Source : http://www.gazatoday.blogspot.com/

Traduction : MG pour ISM

Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.

Faire un don

Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Gaza

Même sujet

Enfants

Même auteur

Sameh A. Habeeb

Même date

18 octobre 2008