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Cisjordanie -

Les forces israéliennes arrêtent sept enfants en Cisjordanie

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Sept enfants du village de Toura al-Gharbeiah (près de la ville de Jénine en Cisjordanie) ont été arrêtés mardi par les autorités israéliennes ; ils sont actuellement détenus dans le centre de détention et d'interrogatoire Salim, au nord de la Cisjordanie. Deux des enfants ont seulement 12 ans ; deux ont 13 ans ; deux autres ont 15 ans et le septième a 17 ans.

Un avocat de Defense for Children International - Palestine (DCI) a rendu visite hier aux enfants. Selon les informations obtenues par l'avocat, entre minuit et 4h du matin ce mardi 20 janvier, les services secrets israéliens, la police et l'armée sont entrés dans le village de Toura al-Gharbeiah et ont arrêté les sept enfants dans leurs maisons respectives.

Les enfants ont ensuite été rassemblés dans un bâtiment public du village, et interrogés là. Ils sont soupçonnés d'avoir jeté des pierres sur le Mur et ont été intimidés pour qu'ils fassent des aveux. Le plus âgé, Murad, 17 ans, a été accusé de possession d'armes, mais il a nié l'accusation. Murad a dit à l'avocat de DCI-Palestine ce qui est arrivé mardi matin.

Peu de temps après minuit, Murad était en train de regarder la télévision chez lui quand il a entendu du bruit dehors. Il s'est levé pour regarder par la fenêtre et a vu quatre jeeps appartenant aux gardes de la police israélienne.

Moins d'une minute après, quelqu'un a frappé à la porte et Murad a ouvert. Un officier de police israélien, accompagné de deux soldats, a demandé son nom à Murad et lui a dit « N'essaie pas de t'échapper, la maison est cernée. » Il lui a demandé de réveiller les autres membres de la famille.

Après que le reste de la famille se soit levé, les soldats ont emmené Murad dehors, l'ont allongé sur le sol, ont lié ses mains derrière son dos avec une corde en plastique, et lui ont bandé les yeux. Murad est resté étendu sur le sol une demie-heure pendant que les soldats fouillaient la maison. Puis, ils l'ont fait marcher jusqu'à une jeep militaire. Pendant qu'ils étaient en train de marcher, un soldat a commencé à le battre sur le visage et les mains. Murad a raconté qu'un de ses doigts a commencé à enfler à cause de la rossée.

Ils l'ont poussé dans la jeep, et ont conduit pendant 20 minutes. Puis Murad a été sorti de la jeep et amené dans une salle de billard. Il était toujours dans le village. Son bandeau était enlevé et un interrogateur lui a dit qu'ils avaient trouvé des armes dans sa maison. Il a pressuré Murad pour qu'il confesse qu'il les possède ; tout le temps en criant sur lui et en le menaçant. L'interrogatoire a duré 40 minutes. Murad n'a pas avoué.

Quand l'interrogatoire a été terminé, Murad a de nouveau eu les yeux bandés, et été laissé dans la pièce jusqu'à 9h du matin... Pendant ce temps, il entendait les voix des autres jeunes détenus, dont son frère Bashir (15 ans). Certains des enfants pleuraient.

A 9h, Murad a été transféré au centre de détention et d'interrogatoire Salim. Pendant le trajet, un soldat lui criait dessus et l'insultait ; il avait très peur.

Après avoir été interrogés dans la salle de billard du village, les enfants ont été transférés au centre de détention et d'interrogatoire Salim, près de Jénine. Quand l'avocat du DCI-Palestine les a rencontrés mercredi 21 janvier, les enfants avaient déjà avoué, sous la contrainte, avoir jeté des pierres sur le Mur. Murad n'a toujours pas avoué.

DCI-Palestine et son partenaire Addameer pensent que d'aussi jeunes enfants sont particulièrement vulnérables aux abus dans le système de justice militaire israélienne et devraient être relâchés immédiatement, d'autant plus à la lumière de la nature insignifiante de l'offense alléguée. L'avocat des enfants a requis une audience aujourd'hui, jeudi 22 janvier, dans le but de demander au juge militaire de relâcher les jeunes enfants.

Les enfants sont : Morad Q. (17 ans), Bashir Q. (15 ans), Osaid Q. (12 ans), Subhi A.H. (12 ans), Amer Q. (13 ans), Mohammad A. (13 ans) et Emad A. (15ans).

A la fin décembre 2008, il y avait 342 enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes et les centres de détention / interrogatoire, dont sept filles, et cinq détenus administratifs. Les chiffres de décembre 2008 révèlent le nombre élevé d'enfants détenus en 2008.

De plus, le 17 janvier, DCI-Palestine a publié un communiqué exprimant son inquiétude du fait que le nombre d'enfants arrêtés par les autorités israéliennes en Cisjordanie a doublé dans les deux premières semaines de janvier.

Source : Electronic Initifada

Traduction : MM pour ISM

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