Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 1717 fois

Salfit -

Même les décharges à ordures sont occupées

Par

Entre le checkpoint militaire israélien de Beit Iba et la colonie israélienne de Shave Shomron, se trouve le village palestinien de Deir Sharaf.
Le village de 3.500 habitants est morcelé par une route pou colons seulement, une colonie d'occupation et deux checkpoints.
Ce village avait livré une bataille pendant quatre ans pour avoir sa décharge à ordures, après que les Forces de l'Occupation aient commencé à empêcher le village de vider ses ordures sur sa propre terre.

Même les décharges à ordures sont occupées


Carte du Mur dans la boucle d'Ariel : Deir Sharaf est pris au piège entre les checkpoints, les colonies et le Mur - voir une carte plus large de la région

Depuis 2002, le village de Deir Sharaf a eu des problèmes avec les Forces de l'Occupation au sujet du site de la décharge.

Avant 2002, le village se débarassais de ses détritus localement, cependant, peu après le soulèvement de l'Intifada palestinien, les Forces de l'Occupation ont décidé que ce programme de décharge ne pourrait pas se poursuivre.

Actuellement, le village est forcé de transporter ses détritus dans la décharge de Jaba située à 40 km, à l'ouest de Tubas, et au sud de Jénine.

Cette obligation pose beaucoup de problèmes à ce petit village. Afin d'acheter le carburant pour le transport quotidien des orgures jusqu'à Jaba', le conseil du village doit payer plus de 200 NIS (36 Euros) par jour.

Dans son voyage vers le Nord, le camion doit passer par deux checkpoints permanents de l'armée, et presque tous les jours, par un certain nombre de checkpoints temporaires.

En raison des routes pour colons seulement et des checkpoints, le voyage est parfois trop long pour être effectué en une seule journée, alors que dans un bon jour, cela prend moins de 5 heures. Parfois, le conducteur de camion d'ordures est obligé de retourner au village avec son camion encore chargé parce que les soldats de l'occupation postés aux checkpoints le long du chemin décident de ne pas autoriser le passage du camion.

La benne à ordures utilisée à Deir Sharaf appartient collectivement au village et au village de Beit Iba. Chaque village est censé utiliser le camion un jour sur deux mais comme souvent il faut plus d'une journée pour aller décharger le camion et revenir, les villages ne peuvent pas se débarrasser de leurs ordures comme il le faudrait.

Beit Iba est situé de l'autre cêté d'un checkpoint permanent de Deir Sharaf ainsi l'arrangement collectif est sujet aux fermetures des militaires.


En outre, tous les 10 à 14 jours, les équipes de soldats qui contrêlent le checkpoint de Beit Iba changent. Quand cela arrive, les nouveaux soldats empêchent toujours le camion de passer et détiennent le chauffeur. Cela signifie que toutes les deux semaines, le président du Conseil de Deir Sharaf doit aller au checkpoint et renégocier le passage du camion avec la nouvelle équipe de soldats de fonction.

Le camion a également été saisi quatre fois en quatre ans par les Forces de l'Occupation, quand le camion a essayé de vider son chargement dans le village après n'avoir pas pu se rendre à Jaba',.

Pendant ces incidents, le conducteur a été détenu et à nouveau, le président du Conseil a dû aller au centre de détention pour expliquer la situation et négocier la libération du chauffeur et du camion.

La dernière fois que le camion a été saisi, il a été retenu pendant 15 jours, et pour qu'il soit rendu, le président du Conseil a été obligé de signer un de papier promettant que si le village était encore vu en train d'essayer de vider les ordures dans le village, leur camion serait saisi et le village aurait à payer une amende de 20.000 NIS (3600 Euros).

La situation à Deir Sharaf montre les interactions journalières entre les palestiniens et l'occupation.

Ici, même la simple tâche d'évacuation des ordures est sujette au bon vouloir des soldats et des fermetures des checkpoints. Les palestiniens de ce village de Cisjordanie n'ont pas le droit d'utiliser leurs terres comme ils le veulent.

Pour on ne sait quelle raison, dans le village de Deir Sharaf, l'occupant ressent le besoin de réguler les ordures, alors qu'en même temps, il y détruit la terre en rasant des oliveraies pour contruire un mur de béton de 8 mètres de haut qui encerclera la colonie.

Cette interaction prouve que pour l'occupant, son souci n'est pas la 'sécurité' comme il l'affirme, mais son objectif est plutêt l'oppression et le harcèlement.

Source : http://www.palsolidarity.org/

Traduction : MG pour ISM

Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.


Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Salfit

Même sujet

Environnement

Même auteur

ISM

Même date

9 septembre 2006