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Palestine - ISM France

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Nabi Saleh -

Nabi Saleh ravagé par les raids pendant le jeûne. Entretien avec Manal Tamimi : "Ils essaient de voler notre histoire, pas seulement notre terre." (vidéos)

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9 août 2011 - Après la manifestation inhabituellement courte du premier vendredi de Ramadan, l'armée israélienne a lancé un raid sur le village de Nabi Saleh juste avant Iftar, le moment où les Musulmans rompent le jeûne ; ils ont détenu pendant environ deux heures un jeune de 14 ans et ont arrosé le village d'énormes quantités de gaz lacrymogènes.

Nabi Saleh ravagé par les raids pendant le jeûne. Entretien avec Manal Tamimi : 'Ils essaient de voler notre histoire, pas seulement notre terre.' (vidéos)

Invasion du village, sur fond de la hideuse colonie sioniste Halamish
Ces raids ont continué à avoir lieu samedi, dimanche et lundi, toujours 45 minutes avant Iftar, tandis que les villageois se préparaient à rompre leur journée de jeûne. Lors de l'invasion de dimanche, un groupe de soldats arrivés sur 3 jeeps s'est mis à tirer des grenades lacrymogènes dans toutes les directions, et même à l'intérieur des maisons par les fenêtres ouvertes.

Le vendredi 5 août 2011, où l'on voit un groupe de soldats s'enfermer dans une maison du village, et un autre groupe venant jeter une grenade lacrymogène sur le pas de la porte...



Le dimanche 7 août 2011



Le lundi 8 août 2011



L'enfant de Manal Tamimi dormait seul dans la salle de séjour, il a inhalé une grande quantité de gaz pendant une demi-heure et il s'est mis à vomir pendant plus d'une heure tandis que l'armée était toujours dans le village. Tamimi raconte dans un entretien avec ISM (ci-après) son effroi à l'idée qu'elle aurait pu ne pas être chez elle mais chez sa mère, et personne n'aurait entendu les cris de son petit garçon.
Si elle n'avait pas été là, dit-elle, cette invasion aurait pu se terminer par une victime dans sa famille.

Au même moment son frère, Rami Tamimi, se tenait sous un olivier quand les soldats ont commencé à tirer des salves de balles caoutchouc-acier. L'une d'entre elles lui a cassé un bras et un doigt.

Selon les villageois, lundi, des soldats israéliens en nombre ont envahi le village, tirant des grenades lacrymogènes et des balles caoutchouc-acier au hasard sur les maisons.

Le Comité populaire du village déclare qu'en aucun cas la répression militaire, qui tente dans la violence d'empêcher toute forme de défense civile et de résistance pacifique, ne les arrêtera dans leur lutte pour la justice et les droits de l'homme.

"Ils essaient de voler notre histoire, pas seulement notre terre"

Les manifestations ont commencé à Nabi Saleh le 21 novembre 2009, après l'expansion de la colonie illégale Halamish qui a coûté au village sa terre et sa source d'eau potable et à usage agricole, une source que les colons ont déclaré sacrée.

Depuis le début des manifestations, le village fait face à une répression exceptionnelle de la part de l'armée et du gouvernement israélien, qui a émis des ordres de démolition sur 10 maisons du hameau. L'armée israélienne a essayé de faire du chantage aux villageois, promettant de "différer" les ordres de démolition s'ils mettaient fin aux manifestations.

Plus de 220 personnes ont été blessées depuis le début de leur résistance pacifique à l'occupation israélienne illégale de leur terre. Parmi elles, un jeune de 11 ans qui a été blessé à la tête par une balle caoutchouc-acier et qui est toujours paralysé.

Autre exemple, un homme a été touché par une grenade lacrymogène à haute vélocité, illégale contrairement aux grenades lacrymogènes habituelles ; ces grenades à haute vélocité sont conçues pour passer à travers les murs, elle peuvent parcourir de grandes distances sans un bruit, n'émettent pas de panache de fumée et ont un propulseur pour accélérer leur vitesse à travers l'air.

Il y a actuellement environ 90 habitants de Nabi Saleh sur 500 dans les geôles israéliennes.

Nous avons rencontré Manal Tamimi, une des femmes les plus actives du village, qui fait remarquer qu'ils ne résistent pas seulement pour les enfants du village, mais que leur résistance englobe toute la Palestine.

Dans cet entretien avec ISM, Tamimi déclare, "Vous pouvez faire des projets pour 10 minutes maximum ; je ne suis pas en mesure de décider dans quelle école envoyer mes enfants, on ne peut rien décider pour l'avenir. Les enfants ne devraient pas à avoir à vivre dans la peur, ils ne devraient pas avoir à payer un tel prix."





Pas de greffon vidéo disponible...

Source : Palsolidarity

Traduction : MR pour ISM

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