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Palestine - ISM France

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Gaza -

Nouvelle audience du procès pour l’enlèvement et le meurtre de Vittorio Arrigoni

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Ce matin (27 juin) s’est déroulée à la Cour militaire de Gaza-ville une nouvelle audience du procès pour l’enlèvement et le meurtre de Vittorio Arrigoni. Le Ministère Public a ouvert son intervention par une phrase du Coran indiquant que les musulmans doivent sauver la vie des personnes d’autres religions si ces personnes ne combattent pas les musulmans. Le Ministère Public a spécifié que Vittorio combattait aux côtés du peuple palestinien, aux côtés des musulmans, bien que n’étant pas musulman. « Le crime qui a été commis est honteux et va à l’encontre de l’islam ».

Nouvelle audience du procès pour l’enlèvement et le meurtre de Vittorio Arrigoni


Le Ministère Public a ensuite rapporté avoir remis à la Cour tous les documents selon lesquels les inculpés sont engagés dans l’enlèvement et le meurtre de Vittorio, y compris l’interrogatoire auquel ils ont été soumis, comme preuve de leur culpabilité. Le Ministère Public a ainsi rapporté la totalité des interrogatoires des inculpés Tamaer Hasnasnah, Mahmoud Salfiti et Khader Jram. 

La chose la plus importante qui en est ressortie, d’après le Ministère Public, est que le responsable du meurtre est Abdel Rahman Breizat, qui était venu à Gaza avec la délégation jordanienne « Shirian Al Hiaa ». Quand Breizat est arrivé à Gaza, il a commencé à préparer ce qu’il voulait faire, avec la collaboration de Bilal Omari.

Le Ministère Public a ensuite rapporté l’interrogatoire de M. Salfiti. Celui-ci avait déclaré avoir connu Breizat dès son entrée à Gaza. Salfiti, Breizat et Omari avaient décidé d’enlever un international et de demander au gouvernement (de Gaza) de relâcher le salafiste Hisham Al Sa’idni et d’autres salafistes arrêtés par le gouvernement.

Enfin le Ministère Public a rapporté l’interrogatoire de Khader Jram, à qui les autres avaient demandé l’heure à laquelle Vittorio sortait de chez lui.

Le Ministère Public a ensuite rapporté avoir pris l'ordinateur portable de Hasasnah et avoir filmé en vidéo l’interrogatoire des trois inculpés. En outre, une autre vidéo a été enregistrée de l’intérieur de l’habitation où Vittorio a été retrouvé. Le propriétaire de l’appartement s’appelle Khader Bahr.

Le Ministère Public a spécifié que la défense n’a rien présenté contre ces documents. La défense « affirme que Hasasnah et Jram n’étaient pas là au moment du meurtre de Vittorio –poursuit le Ministère Public - mais seulement au moment de l’enlèvement, et l’enlever et le tuer sont deux actions importantes : les inculpés le savaient, ils savaient la gravité de leurs actes. De même, appeler le gouvernement en demandant la libération des salafistes a été une grande erreur ».

Le Ministère Public cite aussi Omar Abu Ghoula, non présent car accusé de délits mineurs et probablement en fuite en Egypte. Le Ministère Public rapporte que Abu Ghoula a hébergé les inculpés chez lui en leur offrant sa protection sachant qu’ils avaient commis un homicide, donc lui aussi a participé au délit autant qu’eux.

Le Ministère Public a demandé à la Cour la peine maximale pour les trois inculpés.

La défense est alors intervenue.
Un premier avocat déclare que Hasasnah et Salfiti ont dit la vérité, en affirmant avoir participé à l’enlèvement de Vittorio mais qu’ils ne savaient pas que celui-ci allait être tué. Selon la défense, les deux inculpés ne seraient donc pas coupables et elle a demandé leur libération.

Un second avocat a déclaré que Jram a dit la vérité et a reconnu son erreur. Selon la défense, il n’était pas au courant du meurtre, dont il n’a eu connaissance que trois jours après, et qu’il ne s’était pas rendu dans l’appartement. L’avocat a donc demandé à la cour la mise en liberté de Jram.

Le chef de la Cour militaire a demandé aux trois inculpés dans leur cellule : « Que nous demandez-vous ? » : Salafiti a répondu « rien » ; Hasasnah : « de nous relâcher, de nous pardonner » ; Jram a répondu : « Je n’ai rien fait, s’il vous plait pardonnez-moi ».

Le Ministère Public a ensuite requis la pleine maximale pour les inculpés, et la défense leur libération.

La Cour a fixé la prochaine audience au 29 août mais un avocat de la défense est intervenu pour dire que cette date correspond aux fêtes de l’Aïd après le Ramadan, et a demandé une semaine supplémentaire.

La Cour a fixé la prochaine audience au 5 septembre, et nous croyons qu’il s’agira certainement là de l’audience finale où la Cour, sur la base des documents et des déclarations du Ministère Public et de la défense, donnera sa décision.



Source : Il Blog di Oliva

Traduction : Marie-Ange Patrizio

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