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Cisjordanie -

Nouvelles de trois des chefs de la résistance palestinienne non violente

Par

L’armée israélienne vise les chefs de la résistance palestinienne non violente. Ces responsables sont emprisonnés sur la base de fausses accusations et ne bénéficient pas des mêmes traitements que les internationaux et les Israéliens qui sont arrêtés à leurs côtés.
Quand les pacifistes étrangers ou Israéliens sont arrêtés, ils sont remis en liberté sous condition de ne pas retourner dans le secteur pendant 2 semaines.
Réagissez....

Abdullah Abu-Rahme

Arrêté dans une manifestation non violente le 15 juillet 2005. Mardi 26 juillet, un juge de la base militaire Ofer a décrété qu’Abu-Rahme était "trop dangereux" pour être relâché sous caution et qu’il resterait détenu jusqu’à la fin de des poursuites dont il fait l’objet.

Abudllah est l’un des chefs importants du Comité Populaire contre le Mur et les Colonies de Bil’in qui organise régulièrement des manifestations non violentes. Quand il a été arrêté, il était dans grande structure construite pour ressembler à un pont, avec des Israéliens et des militants étrangers pour la Paix porteurs d’une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Les gens ont besoin de ponts pas de murs".

Selon les indications données par l’accusation, il a été arrêté peu après avoir déclaré : "Je ne m’en irai pas. C’est mon pays. Vous autres, retournez à Tel Aviv." Il a été accusé d’avoir agressé un officier de police, d’incitation, et de trouble à l’ordre public.

Dans sa déclaration initiale, Yitzchaki, l’officier qui l’a arrêté, avait déclaré qu’Abu-Rahme l’avait frappé à la gorge avec son coude et avait cherché à attraper son arme ».

Pourtant, au cours de son troisième interrogatoire, quand on lui a demandé s’il était certain qu’Abu Rhame avait voulu prendre son fusil « exprès » il a répondu non. L’accusation d’avoir voulu attraper cette arme est en conséquence tombée mais curieusement le reste du témoignage de l’officier Yitzchaki n’a pas été mis en question. Les deux autres accusations restent vagues.

Des images vidéo illustrant clairement l’innocence d’Abdullah sont restés sans effet sur le juge. Ce qui est une évidence, c’est qu’Abu-Rhame a été arrêté, en fait, pour avoir organisé la résistance non violente contre le mur d’annexion d’Israël, démontrant de manière pacifique l’illégalité de cette structure. Son avocat, Tamar Peleg va faire appel de cette décision.



Tamer Al-Khatib :

Arrêté dans une manifestation non violente contre le mur, le 20 juillet 05. Al-Khatib a été relâché sous caution de 2000 shekels le 26 juillet. Il a en même temps reçu l’ordre, par un juge militaire de la base militaire d’Ofer, de se tenir à 300 mètres au moins du tracé du mur pendant les trente prochains jours.

Tamer a été arrêté après avoir été tabassé au sortir d’un cylindre de métal dans lequel il s’était lui-même enfermé sur le tracé du mur dans le village cisjordanien de Bil’in, en même temps qu’un groupe de militants étrangers et israéliens. Ils ont été accusés d’avoir attaqué des soldats israéliens.

Les images vidéo prises lors de cette manifestation ont disculpé les militants israéliens et internationaux

Bien qu’on leur ait offert d’être relâchés le même jour, ils ont refusé. Ils ont choisi de rester en prison par solidarité avec Tamer qui a été transféré dans un centre de détention militaire. Il ne s’attend pas à rencontrer un juge avant huit jours.

Au vu des images vidéo, le juge civil qui s’est occupé des trois militants de la paix étrangers a dit : "il est évident que ce sont les soldats qui ont tabassé les manifestants et non l’inverse.".



Rateb Abu-Rahme

Agé de 40 ans, Abu Rahme a été arrêté avec son plus jeune frère, Abdullah Abu-Rahme, lui aussi participant à la manifestation non violente. Les accusations de jets de pierres contre les soldats ont ensuite été abandonnées pour "manque d’intérêt public".

Un juge militaire a cette semaine abandonné les poursuites contre Rateb sans avoir admis que l’officier de police militaire qui accusait Rateb d’avoir lancé des pierres avait reconnu avoir fait un faux témoignage.

Après avoir vu les images vidéo de la manifestations de Bil’in, le juge militaire, et capitaine Daniel Zamir a déclaré : « Il n’y avait aucune raison d’arrêter le prévenu. Il n’y avait aucune raison pour les tirs qui l’ont blessé ou les coups que lui a infligés le soldat », et il a ajouté que : « la réalité était étrangement différente, et c’est un euphémisme, du témoignage des témoins de l’accusation ».



S'il vous plait, appelez ou envoyez des fax, des mails aux personnes suivantes :

Tzipi Livni
Minister of Justice
29 Salah al-Din Street
Jerusalem 91010, Israël
Fax: +972 2 628 7757
E-mail : sar@justice.gov.il


Menahem Mazuz
Attorney-General/Legal
Advisor to the Government
Ministry of Justice
29 Salah al-Din Street
Jerusalem 91010, Israël
Fax : +972 2 628 5438
+972 2 627 4481


Brigadier General Avihai Mandelblit
Chief Military Attorney
6 David Elazar Street
Hakirya
Tel Aviv
Israël
Fax : +972 3 569 4370
E-mail : c/o arbel@mail.idf.il



Pour plus d’informations sur chacun de ces cas, ou pour contacter les gens concernés, contactez :

Le Bureau de l'ISM au 02-297-1824.

Source : www.palsolidarity.org

Traduction : CS pour ISM

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28 juillet 2005