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Palestine - ISM France

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Naplouse -

Plus de 200 manifestants contre un dépôt d'ordures israélien à Deir Sharaf

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Le 2 décembre, plus de 200 activistes palestiniens, internationaux et israéliens ont marché jusqu'aux terres palestiniennes sur lesquelles les colons israéliens sont en train de préparer un dépôt d'ordures.

Plus de 200 manifestants contre un dépôt d'ordures israélien à Deir Sharaf


Organisée conjointement par le Ministère palestinien de l'Environnement, la Coalition des partis politiques de Naplouse, le gouvernorat de Naplouse avec les villages de Deir Sharaf et de Qusin, la manifestation appelait à mettre fin aux projets des colons israéliens de la colonie voisine de Qedumin de construire un dépôt d'ordures sur la terre palestinienne.

Les enfants ont brandi des pancartes disant : "Nous voulons la liberté et un environnement pur", soulignant les deux principales objections politiques au projet :

- d'abord, le refus de tolérer cette tentative de saisie de terre par la colonie, et les municipalités de Qusin et de Deir Sharaf ont affirmé que la parcelle en question n'avait pas été vendue au conseil municipal de Quedumin – ce que prétend celui-ci.

- ensuite, l'existence d'une décharge sur cette terre, qui est située à 100 mètres au-dessus de la nappe phréatique de Deir Sharaf – la source de 40% de l'eau potable de Naplouse. Les groupes de colons en question prétendent que le dépôt sera fait des remblaiements sanitaires, qui ne pollueront pas les eaux souterraines, mais les mêmes arguments ont été utilisés en 2005 lorsque le conseil municipal de Qedumim a commencé à enfouir des ordures sur le site ; en réalité, toutes sortes de déchets ont été déversés, allant du papier à des déchets alimentaires et des pneus.

"Ici, la roche est très poreuse", dit Amjad Ibrahim, du Ministère palestinien de l'Environnement. "L'eau va passer au travers très vite".

20 donums de terre ont été préparés par des équipes d'ouvriers employés par la colonie, mais le projet global est de finir par prendre 400 donums pour la décharge publique, avec des déchets déversés là pendant 20 ans. Depuis avril 2005, il n'y a eu aucun versement, après que deux jours de dépôt aient créés des montagnes d'ordures. "Pouvez-vous imaginer ce que ça sera, après 20 ans ? ", demande M. Ibrahim.

Le versement des ordures sur le site, en 2005, a été arrêté très rapidement grâce à la pression médiatique et politique, mais les habitants craignent que cette fois, ce ne soit pas aussi facile.

Bien que selon la législation internationale, une puissance occupante n'ait pas le droit de déverser des ordures sur des terres occupées (comme il est illégal d'installer la population sur des terres occupées), les groupes de colons ont contourné l'obstacle en affirmant que le site recevrait également les déchets palestiniens – une affirmation que toutes les autorités palestiniennes réfutent.

De plus, les villageois ont juré de continuer à agir contre la décharge et refusent de permettre le vol de leur terre et la pollution de leurs ressources en eau.

Voir des photos de la manifestation.

Source : Palsolidarity

Traduction : MR pour ISM

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