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Palestine - ISM France

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Hébron -

Quartier militaire fermé : les internationaux défient la répression israélienne à Tel Rumeida

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En raison de l’efficacité de notre travail à Tel Rumeida, l’armée israélienne et la police n’ont pas cessé d’essayer de vider la zone des internationaux.
Des bénévoles de diverses organisations internationales ont fait des travaux à plein temps pour accompagner, s’informer, et intervenir physiquement et décourager la violence constante des colons de Tel Rumeida, un quartier d’Hébron colonisé par une soixantaine de colons parmi les plus fanatiques d’Israël.

Des bénévoles du Projet de Tel Rumeida et de l’International Solidarity Movement (ISM) ont été tout spécialement visés par la violence des colons, le harcèlement de l’armée israélienne et la police.



La police israélienne a arrêté quatre bénévoles internationaux le soir du 9 septembre alors qu’ils se renseignaient et intervenaient au cours des attaques de colons contre les Palestiniens. Au poste de police de la colonie de Kiryat Arba, des officiers ont déclaré qu’ils n’arrêteraient pas les internationaux mais qu’ils voulaient qu’on sache clairement qu’ils ne permettraient pas aux internationaux de vivre plus longtemps à Tel Rumeida.

Au bout de deux heures la police a accepté qu’ils passent une nuit de plus dans leur appartement mais sans pouvoir sortir. "Si je vous vois de nouveau dans la rue, je vous arrêterai" a menacé un officier.



Quand ils sont rentrés à la maison, ils ont trouvé deux soldats israéliens qui bloquaient l’entrée. Les soldats leur ont pris leurs passeports et leur ont demandé d’ouvrir la maison et de les laisser perquisitionner. Les internationaux ont refusé, alors quatre soldats ont commencé à enfoncer les portes et les fenêtres pour entrer de force, aussi leur ont-ils (les internationaux) crié d’arrêter. Les soldats ont cessé brusquement et sont partis.



Ce matin, nous sommes sortis à 6h45 du matin et toute la journée nous avons aidé à protéger des écolière palestiniennes en chemin pour l’école Cordova, située juste de l’autre cêté d’une colonie israélienne. Après, nous avons commencé nos patrouilles habituelles dans Tel Rumeida, particulièrement sur nos garded parce que c’est dimanche, le jour où les colons sont le plus violents.

Vers 11h du matin, toutes les équipes d’internationaux ont été stoppées par la police israélienne et par l’armée et menacées d’arrestation si elles ne partaient pas immédiatement. Ils (la police) ont expliqué que presque tout Tel Rumeida avait été déclaré "Zone militaire fermée", que seuls les habitants avaient le droit d’entrer. Notre maison tombe dans la zone fermée et nous avons tenté de discuter et de dire que nous étions des habitants, sans résultat.



Vers midi, le bénévole Luna et moi, du Projet Tel Rumeida, sommes allées acheter à manger dans un magasin situé près d’un poste militaire. La police israélienne était là qui nous attendait, soudain excitée parce qu’elle pouvait enfin nous arrêter.

Mais, quand le commandant est venu et que nous avons expliqué que nous voulions seulement acheter de la nourriture, il nous a laissés partir en nous assurant que nous serions arrêtées si nous sortions de nouveau.


Nous devons continuer à trouver de l’information et à protéger les Palestiniens de la violence israélienne et nous refusons d’être bannis de Tel Rumeida.

Trois bénévoles de l’International Solidarity Movement (ISM) - deux suédois et un Britannique - ont décidé qu’il allaient tenir tête à l’interdiction en se laissant arrêter et en saisissant un tribunal.

Nous avons mis au point un plan qui faisait que j’allais me cacher dans la colline voisine d’où je pourrai filmer et les trois autres patrouilleraient dans la zone proche des soldats et refuseraient de partir quand ils seraient menacés d’arrestation.



Vêtue de mon vêtement le plus couleur sable possible je me suis allongé dans la colline avec ma caméra tandis que trois autres descendaient de la colline.
"Que la force soit avec vous" ai-je braillé en levant le poing vers eux, juste au moment où on dépassait une patrouille militaire israélienne qui descendait de la colline.

Ils m’ont remarqué évidemment, alors j’ai agité le bras et leur ai montré ma camera vidéo pour qu’ils ne pensent pas que j’étais un sniper. Les six soldats sont tous arrivés et m’ont évidemment arrêté, pendant que je remarquais que les trois autres disparaissaient au regard en bas de la colline.
"Quel bon plan !" ai-je pensé.



Pour finir, les trois autres partis pour intervenir dans des violences de colons descendus dans la rue ont reçu un appel les informant que demain il y aurait un changement de pouvoir à Gaza et que les media seraient très intéressants. Ils ont arrêté leur mission et sont repartis dans la colline pour m’y trouver entouré de soldats. Finalement, la police est arrivée et a de nouveau expliqué que cette zone était fermée et que je n’avais pas le droit de m ‘y trouver. J’ai affirmé que je ne n’avais pas compris et que j’avais pensé simplement que je ne pouvais pas rester dans la rue, alors ils m’ont laissé partir au bout d’un quart d’heure.



Nous avons passé le reste de la nuit sous arrestation, prévoyant de sortir de nouveau le jour suivant puisque l’ordre de la Zone Militaire fermée expirerait à minuit.



Le matin du 11 septembre quatre internationaux se sont préparés pour aller à l’école de Cordova protéger les enfants, pendant que Luna et moi sommes montés dans la colline pour patrouiller dans une autre zone où la violence des colons est continuelle.
La police est arrivée au bout de dix minutes.

Un officier que j’avais vu le jour précédent a désigné Luna et a dit : "Je l’arrête maintenant , elle sait qu’elle n’a pas a être ici."

Nous avons protesté en disant que l‘ordre de la Zone Militaire Fermée était expiré et que nous pouvions légalement nous trouver ici, mais l’officier a menacé de nous arrêter. Luna l’a averti que s’il l’arrêtait illégalement, elle appellerait son avocat et porterait plainte contre lui personnellement et du coup la police est devenue nettement moins agressive.

Nous avons voulu partir et l’officier nous ordonné en hurlant de rester. Nous avons attendu pendant qu’il parlait par radio, puis il a dit que nous pouvions partir mais nous a avertis qu’il nous arrêterait s’il nous revoyait.


Les quatre internationaux qui étaient à l’école ont aussi été poursuivis mais la police a admis qu’il n’y avait pas actuellement d’ordre de fermeture mais qu’elle allait en trouver un.

A 9h, ils ont trouvé ce nouvel ordre de fermeture qui, ont-ils dit, était valable jusqu’à 18h demain soir (ce n’est valable que 24 heures mais celui là était spécial).


Pendant ce temps, les professeurs et les élèves de l’école Cordova ont refusé de traverser le checkpoint récemment fortifié de Tel Rumeida.
Les Palestiniens qui entraient à Tel Rumeida sont forcés de passer par une caravane blindée avec des portes électriques coulissantes et des détecteurs de métaux depuis environ deux semaines maintenant.

Exaspérés par tous ces inconvénients et par toutes ces humiliations , vingt-cinq Palestiniens environ ont demandé à être autorisés à contourner le checkpoint. Les soldats ont dit qu’ils autorisaient les enfants et quatre femmes enceintes à le contourner mais par les autres.

Le groupe a décidé de ne pas se séparer et ils se sont tous assis par terre et ont refusé de bouger jusqu’à ce que l’école soit finie.

L’école a fermé plus têt parce que trois colons israéliens armés s’étaient garés à l’extérieur de l’école dans une jeep, ce qui terrifiait les petites filles.


Trois internationaux ont décidé de violer ce nouvel ordre de fermeture et de rejoindre la manifestation des professeurs au checkpoint du cêté de Tel Rumeida et de les accompagner jusqu’à l’école s’ils arrivaient à passer.

Après presqu’une demi heure de menaces, la police a finalement arrêté les trois internationaux. Ils sont actuellement détenus au poste de police de la colonie de Kiryat Arba à Hébron.


Les internationaux arrêtés seront probablement détenus pendant plusieurs jours et ont les obligera à signer l’engagement selon lequel ils ne reviendront jamais dans la zone (ou si possible dans toute la Palestine ).

Les avocats des ISM sont au travail et je vous tiendrai au courant.
Pendant ce temps nous resterons sous arrestation et nous devrons nous faufiler pour aller manger et avoir accès à l’Internet.

Mais on ne fera pas pression sur nous pour que nous partions et nous redoublerons seulement d’efforts pour soutenir la résistance palestinienne à la colonisation israélienne.

Source : www.palsolidarity.org/

Traduction : CS pour ISM

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