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Palestine - ISM France

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Gaza -

Rien à voir avec la "sécurité d'Israël"

Par

Gaza, verrouillée par l'Etat sioniste depuis au moins 2006 (et plus tôt, par étapes) et par l'Etat militaire égyptien complice, est à nouveau bombardée.
Rappelez-vous que les Palestiniens n'ont pas :
- de chars
- de drones
- de navires de guerre
- d'hélicoptères d'attaque
et peu d'eau courante, pas d'exportations, pas de liberté de circulation, pas de sirènes, pas de "dôme d'acier", pas d'abris, très peu d'électricité...
Le déséquilibre des forces est clair, l'abus de pouvoir est clair, la politique sioniste de génocide lent (et quelquefois rapide) est claire.

Rien à voir avec la 'sécurité d'Israël'

Un générateur utilisé par un laboratoire médical pendant les coupures de courant, Gaza ville, octobre 2013 (Photo: William Parry)
Sur mer et dans les zones frontalières, l'armée sioniste continue de cibler les Palestiniens. Avant les attaques de novembre 2012 sur Gaza, B'Tselem et d'autres organisations ont documenté des dizaines de cas dans lesquels l'armée a tiré sur des personnes qui étaient à plus de 300 mètres de la clôture - quelquefois jusqu'à un kilomètre et demi. Selon OCHA, en réalité, les Palestiniens sont privés d'accès à 17% de la superficie totale des terres de la Bande de Gaza, ce qui représente environ 35% de ses terres agricoles.

B'Tselem a salué l'assouplissement de l'accès qui a suivi les attaques de novembre 2012, tout en soulignant que la politique de tir réel comme méthode de dissuasion est illégale, quelque soit la distance d'accès autorisée.

En outre, l'armée n'a pas officiellement diffusé les nouvelles règles d'accès. Il est rapidement devenu apparent que l'assouplissement des restrictions rapporté dans les médias n'existant pas dans la pratique et que les fermiers et autres entrant dans les secteurs proches de la clôture étaient toujours visés - même à 300 mètres de la clôture. Selon les données de B'Tselem, depuis la fin des attaques de novembre 2012, l'armée a visé et tué quatre Palestiniens dans les secteurs proches de la clôture, l'un d'entre eux était à moto à quelques 300 mètres de la clôture.

Selon les chiffres d'OCHA, au 21 octobre 2013, 135 Palestiniens ont été blessés à balles réelles près de la clôture, y compris 54 dans la semaine qui a suivi la fin des attaques.

L'armée empêche les fermiers de travailler la majorité de cette terre, à cause de règles obscures et de la menace de danger physique. D'autres résidents qui tirent leur subsistance de ces secteurs et n'y ont pas accès comprennent divers métiers comme la collecte du gravier et des décombres. De cette façon, Israël nuit de façon injustifiée à la subsistance de dizaines de milliers de gens. B'Tselem rappelle que l'armée doit permettre aux agriculteurs de travailleur leurs terres et que, "si une zone de sécurité est nécessaire, elle doit être à l'intérieur du territoire israélien."

Medical Aid for Palestinians en Grande-Bretagne (MAP-UK) rapporte :

"Le blocus illégal de Gaza par Israël a un impact aigu et fondamental sur la population de Gaza, en particulier suite à la fermeture égyptienne des tunnels qui fournissait beaucoup des produits vitaux limités par le blocus d'Israël.
Aujourd'hui, la seule centrale électrique a cessé de produire de l'électricité. 'Nous avons complètement arrêté le travail de la centrale ce matin à 6h parce que nous n'avons plus un seul litre de carburant,', a dit à l'AFP Fathi el-Sheikh Khalil, vice-président de l'autorité de l'Energie.

Avant cela, les pénuries de carburant avaient conduit à des coupures d'électricité prolongées allant jusqu'à 16 heures par jour dans certaines parties de Gaza. Les coupures obligent les habitants à recourir à des méthodes dangereuses pour se procurer l'électricité et de la lumière pour leurs maisons et leurs commerces. Les pénuries de carburant abordable continuent de perturber la prestation des services de base, dont l'eau, l'assainissement, la santé et les transports.

Le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a noté la semaine dernière dans un rapport que le blocus et la fermeture des tunnels ont provoqué une inflation des prix des produits essentiels de base, le pain a augmenté de 11% et le riz de 33%, et les prix du carburant et des matériaux de construction sont eux aussi en forte hausse. Selon le rapport, 'ceci conduit à une augmentation de l'insécurité alimentaire, à la fois directement, par la flambée des prix des denrées alimentaires, et indirectement, par la montée du chômage résultant des contraintes économiques.'

Les niveaux de l'insécurité alimentaire sont passé de 44% en 2011 à 57% en 2012, et continuent d'augmenter, accentuant le recours des ménages à l'aide alimentaire.
"


Quelques commentaires d'amis à Gaza :

Mukarram, 1er novembre :
"Je me lève tôt après une longue nuit d'insomnie et je me sens anxieux, effrayé et irrité par le bruit des drones qui ont survolé Gaza toute la nuit. Et je me demande si je me réveille pour vivre le premier matin d'une nouvelle GUERRE lancée contre nous... Eh bien, c'est un matin que je n'apprécie pas. Je sors du lit pour voir ce qui se passe. Est-ce le première jour de la guerre ou est-ce juste une autre journée normale... ?"
Il y a à peine deux jours, elle avait posté :
"Et nous aimons vivre nos vies tant que nous pouvons trouver une façon de le faire..."

Jenny Graham, 1er novembre :
"Après une longue nuit, Gaza se réveille avec 4 morts dans les attaques de la nuit, et des blessés... Et sans électricité...
La nuit tombe sur Gaza... Il n'y a pas d'électricité sauf grâce à l'utilisation nécessaire et sporadique des générateurs qui fonctionnent avec les derniers litres de carburant hors de prix et précieux. Toute communication est pratiquement impossible, on ne se sert pas des téléphones portables pour économiser les batteries en cas d'urgence, et la menace constante venant d'Israël est dans l'air..."



Source : In Gaza

Traduction : MR pour ISM

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