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Palestine - ISM France

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Palestine 48 -

Sur les décombres, le village palestinien de Kafr Birim déclare son retour

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Cet article en anglais, publié sur Al-Akhbar le 16 août, est une traduction de l'édition en arabe

Il est 7h30 du matin et l'air a encore la fraîcheur de la nuit. Sur la place de l'église de Kafr Birim, des groupes participent au 24ème camp d'été annuel, appelé "Retour des fleurs". Le nom de la fête est un jeu de mots sur le nom du village, qui veut dire hameau des fleurs. Organisé par al-Awda, le Retour, les participants du camp ont entre 2 et 18 ans. Ils commencent la journée en chantant l'hymne national du village dépeuplé, écrit par le poète Tony Andraos, fils de Kafr Birim. "Laisse ta main dans la mienne / pour protéger la terre / pour l'amour de laquelle la vie est sacrifiée / je jure que je la rachèterai avec mon âme."

Sur les décombres, le village palestinien de Kafr Birim déclare son retour

Kafr Birim est un village nord-palestinien situé à quatre kilomètres de la frontière libanaise. Vers la fin d'octobre 1948, le village a été occupé, dans le cadre de l'Opération Hiram. Le 13 octobre 1948, un officier israélien a ordonné à tous les villageois de quitter leurs maisons et de se diriger vers le Liban. en septembre 1953, l'armée de l'air israélienne a bombardé Kafr Birim et a détruit tous les bâtiments, sauf l'église et l'école. Les villageois ont assisté au bombardement de leur village depuis une colline, à 2 kilomètres. La colline est maintenant appelée "La colline des lamentations".

Riyad Ghantous, comme beaucoup d'autres, croit que la réussite la plus importante d'al-Awda est le camp d'été. "Nous avons des jeunes qui sont nés en 1982 et aujourd'hui, ils sont responsables du camp," dit Ghantous.

Pendant 8 jours d'affilée, les gens du village se rassemblent sur ses terres, sur la place de l'église, près de ce qui reste des murs des maisons détruites. Ceux qui connaissent l'histoire du village la racontent à ceux qui ne la connaissent pas, et les villageois, maintenant des réfugiés dispersés, apprennent à mieux se connaître.

Al-Awda travaille également sur un projet de reconstruction dans le village. Jusqu'à présent, l'église et les bâtiments qui l'entourent ont été réparés.

Cette année, le camp a choisi le slogan "Je déclare mon retour" pour ouvrir la voie au retour réel des gens dans leur village. Sana Abu Wardeh a dit, "Cette année a un goût particulier parce que le camp ne s'est pas terminé au bout de 8 jours. Cette étape montre que nous mettons l'accent sur le recouvrement de nos droits et nous n'y renoncerons jamais."

Saher Jeries estime que l'importance de cette étape réside dans la réalisation du retour réel sans attendre une décision gouvernementale officielle. "La démarche servira de moment historique pour la cause de Kafr Birim," dit-il. "Que nous réussissions ou non, ce sera une expérience... et nous pouvons apprendre de cette expérience, comme notre peuple a appris du sit-in de 1972."

Les organisateurs du sit-in actuel ont tiré des leçons d'un sit-in antérieur, en 1972, ainsi que des gens du village déplacé de Iqrit, qui ont pu revenir dans leur village dépeuplé il y a un an, après leur camp d'été de 2012. Cette démarche a été soutenu avec enthousiasme par toute la population de Kafr Birim.

Quant au résultat escompté, Ghantous dit : "Le retour et rien de moins."

Il est 00h30 et tous les enfants se sont endormis sous leurs tentes. La lumière est faible sur la place de l'église. Certains campeurs sont éveillés et se sont assis dans le jardin du temple romain, parlant de revenir dans le village.

Certains chantent la chanson "Viens à Birim Viens," écrite par Andraos : "Peu importe la longueur de la route de l'exil / tu seras toujours dans mon esprit / jusqu'à ce que vienne le jour où / tous les jugements injustes disparaîtront."

Source : Al Akhbar

Traduction : MR pour ISM

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