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Israël -

Un merveilleux voyage… (ouverture)

Par

Ooooooh… que soient louées toutes les divinités qui dit-on planent au-dessus de notre galaxie. Par leurs grâces sublimes j’ai flotté de longues journées paradisiaques au sein d’une contrée merveilleuse. Tant de beautés idylliques, de subtiles fragrances, de sons cristallins, d’intelligences brillantes m’ont envoutée et je reste encore sous le charme, sans velléité de reprendre le cours banal de ma banale vie.

Un merveilleux voyage… (ouverture)

Par un caprice soudain de mon être, je me suis un jour envolée vers cette terre fermée tant adulée par les uns, tant honnie par les autres et tant ignorée par le plus grand nombre. Avant de prendre la nef spatiale indigène, j’ai fait le cheminement initiatique qui ouvre la porte de l’éden mythique ou la ferme brutalement. Premier ravissement, je fais la connaissance quoique brève, d’un aimable zombi, tout habillé de noir et chemise blanche, élégant, discret, d’une courtoisie glacée. Que de charmantes questions ! Pourquoi allez-vous en Ephemeroptera… Combien de temps restez-vous en Ephemeroptera… Connaissez-vous quelqu’un en Ephemeroptera… Avez-vous des armes ? Que n’ai-je répondu « oui » à cette aimable marque d’intérêt pour mes timides baluchons ; par mon inadvertance je reste dans une ignorance pénible. Que serait-il advenu de ma personne si j’avais répondu un « oui » ingénu, mes yeux bruns dans ses yeux bleus ? Puis charmant zombi a exploré le contenu de mes baluchons à l’aide d’un goupillon qu’il promenait délicatement au milieu de mes chiffons et dentelles. Subjuguée par ces gestes sacrés j’attendais béate, espérant vaguement une explosion au milieu de mes dentifrices, peignes, brosses, lingettes, slips, camisoles et lingeries futiles. Sur mon passe-partout, zombi a alors apposé une étiquette adhésive avec un numéro. C’est divin, me suis-je dit à voix basse, je baigne dans l’ineffable inconnu. Que me réserve ce numéro, O mon gentil zombi ? Mais je n’ai aucunement posé cette indiscrète question, par grand respect pour ce rituel d’embarquement que d’aucun, j’en ai pleinement conscience, pourrait s’épuiser à glorifier, et aussi par compassion pour les autres candidats à l’envol qui piaffaient derrière moi. Et j’ai bien fait, semble t-il, de rester sur mon quant à soi car plus loin un autre zombi m’attendait pour de nouvelles charmantes questions, et après quelques heures de lévitation dans les espaces éthérés, encore d’autres zombis et encore d’autres questions ravissantes… Que d’attentions touchantes…. pleines d’amabilités… de courtoisie… de sourires bienveillants. Je flotte dans un bonheur diaphane, me suis-je écriée à voix basse. Tout ici est joie, légèreté, fantaisie, sourires et bras grand ouverts…

Aussi, quelle extase lorsque, après quelques lunes passées en Ephemeroptera, je dus le cœur chaviré de larmes, reprendre la nef spatiale pour retrouver le cours d’une vie triviale, dans mon pays si lamentablement banal. Oui, quelle joie délirante lorsque à la plateforme B.G 007, j’étais de nouveau accueillie par de charmants zombis et de nouveau de charmantes questions : Votre séjour vous a-t-il comblée… quelles terres vos pas graciles ont-ils foulées… N’avez-vous pas été à la rencontre d’importuns…Que rapportez-vous de beau dans vos baluchons… ouvrez-les de grâce, je serai ravi de m’assurer de votre bon choix… qu’est ce paquet joli… gracieusement vôtre, où vous l’êtes-vous donc procuré…

En attendant la nef spatiale je flottais dans des pensées nébuleuses lorsque mes yeux se posèrent sur un écritoire garni de petits manuscrits. Je me plongeais délicieusement dans la lecture d’un de ces livrets. Un frisson de plaisir me parcouru alors. Je devenais moi, ignare voyageuse dans une contrée improbable où je n’avais saisi que flous mouvants, courants contraires, vents tourbillonnants, agitations, aboiements et bruits de bottes cavalières, je devenais… on m’invitait à devenir étendard flottant au vent et porter la parole vraie sur Ephemeroptera urbi et orbi. Marque suprême d’une chaleureuse bienveillance, on me prenait par la main, paternellement et aussi oui maternellement, pour me guider benoitement sur le chemin initiatique balisé de toute évidence, j’en suis restée esbaudie d’admiration, par des bataillons de scribes appelés « psy-psy-psy ». Là, milliers de fusées traçantes explosant dans un cerveau embué, il était murmuré devant mes yeux extasiés quelques versets psychotiques consacrés à savoir raconter Ephemeroptera… ses charmes… ses atours… ses contours dans un ambiant de franches et amicales conversations. Je transcrits les dits versets à l’usage des gentils lecteurs incrédules ou ignares.

Verset premier : d’abord ouïr, ensuite jaser. Verset second : le regard crée une relation de velours, ad onc les yeux dans les yeux. Verset tierce : la gesticulation du corps est aussi prophétique que l’activité phonatoire… soigner la pantomime, roucouler le phrasé, modeler l’expression faciale, surveiller la posture pour lancer des ondes positives sur sa confiance en toi, son « à l’aise dans mes baskets ». Verset quarte : comment placer des missives diplomatiques de niveau 7 à propos d’Ephemeroptera. Ouvre la panoplie du bel enjôleur : confie-toi, dévoile-toi, épanche-toi… pas de longues envolées oratoires, pas de pensums savants, jase sur tes expériences, ton vécu, laisse aussi ton interlocuteur jaser, intéresse toi à ce qu’il dit. Si ton interlocuteur aborde un sujet qui fâche (les déclarés Importuns par exemple) don’t attack !!!... rappelle lui gentiment que chacun a sa vérité et que tralala… tsouin… tsouin… et tsouin.

Sur la couverture de mon manuscrit sacré pose un bel Ephémère de type occidental à coté d’un beau chameau de type oriental. O divine révélation, j’apprends avec une émotion subversive et quelques hoquets de rires convulsifs que « le chameau est un moyen de transport populaire en Israël* » oh…oh…ooooooooOOOOH…. et transcrit en hiéroglyphes ibériques, car c’est dans cet idiome qu’est écrit mon livret sacré « el camello es un medio de transporte popular en Israël* ». Qu’on le chante à tous vents, qu’on le transcrive en musiques polyphoniques, que sonnent trompettes et carillons célestes, quel vertige métaphysique… là… ce jour… sur la plateforme de B.G OO7… un séisme dans mon mental abasourdi.

Ignorants, mécréants, agnostiques, apostats tournez-vous vers www.masbirim.gov.il, vous serez pétrifiés, vous baignerez dans une chaude lumière céleste et vous chanterez avec moi ce sublime mantra :
« el camello es un medio de transporte popular en Israël* »

Photo


* malencontreuse erreur de frappe, lire « Ephemeroptera »

(à suivre)

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