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Palestine - ISM France

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Israël -

Un nouveau type d’immigrés s’installent à Sdérot

Par

Dans sa lutte contre les militants palestiniens, Israël n'utilise pas seulement les armes. Il se base aussi très fortement sur les renseignements - souvent fournis par des collaborateurs ou informateurs palestiniens.
La question est : Que leur arrive-t’il lorsqu’il devient trop dangereux pour eux de rester travailler sur place ?

Au cours des dernières années, un nombre croissant de collaborateurs de Gaza ont fini dans la ville israélienne de Sderot, l’endroit, plus que tout autre en Israël, qui est visé par les missiles des militants palestiniens à Gaza.

C’est une raison, disent les collaborateurs, de la difficulté de la vie.


Attaques de représailles

Sami possède tous les signes du succès. Il est propriétaire d'une BMW d’un blanc immaculé.

Sa maison a des chambres séparées et bien meublées pour ses deux enfants en bas âge. Dans le salon, une paire de faux tigres installés sous le grand poste de télévision.

C’est le fruit de l’entreprise de ferraille et de construction que Sami a créée en 10 ans depuis qu'il a quitté la bande de Gaza. Avant cela, Sami a travaillé pour les Israéliens pendant près de 20 ans.

«J'ai fourni des informations à Israël entre 1977 et 1996», explique Sami, entre un coca et un café, dans son salon luxueux.

"C'est pourquoi je suis venu ici, c'est pourquoi j’ai été naturalisé. C'est pourquoi ils (les autorités israéliennes) m'ont donné une carte d'identité."

Sami dit qu’il a sauvé des vies israéliennes avec les informations qu'il a transmises aux forces de sécurité.

Il a dit qu'il a quitté Gaza il y a seulement 10 ans, quand c’est devenu trop dangereux pour lui de rester. Mais il a dû abandonner la majeure partie de sa famille.

Depuis lors, l'un de ses fils a été tué et un autre a été emprisonné en représailles.

Les autorités israéliennes ne le laissent pas faire sortir le reste de sa famille de Gaza, et cela le rend amer.

«Lorsque je demandais une cigarette, les Israéliens m’en donnaient 20 - un paquet entier," se souvient-il.

«Les choses ont changé. La manière dont je les vois, ils n’aiment que prendre mais pas donner. Ils agissent comme des porcs."


Dur traitement

Sami dit qu'il s’entend avec ses proches voisins israéliens. Mais pas tout le monde à Sderot se félicite de la présence d'anciens collaborateurs.

Batya Katar travaille dans un atelier de réparation automobile, à l'entrée de la ville.

Elle est également la directrice du Comité des Parents pour la sécurité de Sderot.

Et elle insiste sur le fait que depuis que des Palestiniens ont été installés à Sderot, le nombre et la précision des missiles tirés depuis la bande de Gaza ont augmenté. Batya affirme que les collaborateurs sont satisfaits de cela.

«Je le vois avec mes voisins», me dit-elle.

"A chaque fois que des Qassam (roquettes) sont tirées (par des militants palestiniens), il danse. Pourquoi ? S'il veut vivre ici, et s’il veut aider Israël, pourquoi danse-t’il tout le temps ?"

"Bien au contraire", dit Natan Schreiber, l’avocat des 80 Palestiniens et de leurs familles qui vivent à Sderot.

Selon M. Schreiber, au moins l’un de ses clients, qui a encore de la famille à Gaza, a déclaré que l'armée israélienne devrait raser les zones d'où sont tirées les roquettes.

Plus généralement, les collaborateurs "ont droit à tout ce dont l’Israélien moyen a droit», dit-il.

«Ils ont aidé les forces de sécurité israéliennes à se débarrasser de leurs ennemis au Hamas et au Jihad islamique. Sans l'aide de ces collaborateurs, Israël n'aurait aucun renseignement sur la bande de Gaza."

Natan Schreiber est allé devant la Cour suprême israélienne afin d’améliorer le traitement des collaborateurs.

Entre-temps, dans sa maison anonyme de la rue principale de Sderot, Sami dit qu'il veut seulement garder la tête basse et mener une vie de famille normale et totale.

C’est une vie tendue dans la ville la plus limitrophe d’Israël.

Source : http://news.bbc.co.uk/

Traduction : MG pour ISM

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