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Palestine - ISM France

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Cisjordanie occupée -

Vidéo : un soldat Israélien oblige une Palestinienne à ramasser un couteau

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02.12.2015 - Une vidéo est apparue qui apparemment montre un soldat israélien laissant tomber un couteau sur le sol et obligeant une jeune Palestinienne terrifiée à le ramasser avant de l'arrêter. Cette vidéo a été largement diffusée mardi 1er décembre dans les médias palestiniens et les réseaux sociaux, le même jour que l'assassinat de deux autres adolescents palestiniens abattus par les forces d'occupation israéliennes, qui ont prétendu que les jeunes avaient tenté de les poignarder. Israël a encore intensifié sa violence mercredi en menant une démolition de vengeance d'une maison palestinienne à Jérusalem.

Vidéo : un soldat Israélien oblige une Palestinienne à ramasser un couteau

Sommée de ramasser un couteau

L'organe de presse palestinien Donia Al-Watan a dit que la vidéo a été filmée mardi par un Palestinien qui a été témoin de l'incident à un checkpoint militaire israélien au sud de Bethléem, en Cisjordanie occupée. Plusieurs sites de presse ont identifié la jeune fille, il s'agit de Sabreen Mujahid Sanad, 14 ans. La vidéo de 3 mn semble avoir été filmée depuis un véhicule arrêté au checkpoint. Au début, on voit un homme en civil parler à la jeune fille près d'un camion blanc. Des soldats israéliens se tiennent à proximité et donnent des ordres à d'autres.



Les soldats ne retiennent pas la jeune fille qui marche vers la cabine du camion blanc. A la minute 1:30, un des soldats jette par terre ce qui semble être un couteau.

La jeune fille, les bras levés près de sa poitrine, se met à trembler. Un soldat semble alors lui donner l'ordre de se pencher et de ramasser le couteau. Elle s'agenouille et le ramasse, et semble parler au soldat, le couteau à la main. Lorsqu'elle s'agenouille, un deuxième soldat la vise avec son arme. Un troisième soldat s'approche alors et l'emmène, les mains derrière le dos.

Comme beaucoup d'autres vidéos similaires, la vidéo alimente les soupçons que beaucoup des prétendues tentatives d'attaques au couteau dans lesquelles des Palestiniens ont été tués impliquent la fabrication des preuves.

Adolescents tués

Mardi matin, les forces israéliennes d'occupation ont assassiné Mamoun Raed al-Khatib (ci-dessous, avec ses parents), 16 ans, près du bloc de colonies Gush Etzion en Cisjordanie occupée, prétendant qu'il avait essayé de poignarder un homme. Personne n'a été blessé dans l'attaque présumée mais les médias israéliens ont rapporté qu'un passant de 35 ans a été blessé par le tir de l'armée israélienne qui a tué Mamoun. Le jeune homme, originaire de Doha, près de Bethléem, était un lycéen de seconde.

Photo


Plus tard dans la journée de mardi, les forces israéliennes ont assassiné une jeune femme de 19 ans à un checkpoint à l'est de Tulkarem, au nord de la Cisjordanie occupée, a rapporté l'agence de presse Ma'an News.
L'armée a affirmé que la jeune femme avait essayé de poignarder un de ses soldats mais personne n'a été blessé. Un porte-parole du Croissant Rouge palestiniens a dit que la jeune femme n'avait plus aucun signe vital lorsque les médecins palestiniens ont pu l'approcher. Les Israéliens les ont empêchés d'évacuer son corps, qu'ils ont emmené. Israël continue de retenir les corps de dizaines de Palestiniens tués lors de prétendues attaques au couteau.
L'Agence Ma'an News a dit qu'une famille palestinienne a identifié la jeune femme comme étant leur fille sur des photos circulant sur des réseaux sociaux. Il s'agit de Maram Ramiz Hassouna, de Naplouse. Elle était étudiante à l'Université an-Najah.

Photo
Le corps de Maram Ramiz Hassouna git sur le sol au checkpoint à l'est de Tulkarem, le 1er décembre


La famille a dit à Ma'an News qu'elle avait auparavant passé une année dans une prison israélienne après avoir été accusé de tentative d'attaque au couteau d'un soldat au même checkpoint, il y a deux ans.
Les forces israéliennes ont donné l'assaut à la maison familiale le lendemain mercredi 2 décembre.

Mercredi également, une vieille dame a été grièvement blessée dans le camp de réfugiés de al-Bureij, au centre de la bande de Gaza. L'agence Ma'an News a rapporté que les forces israéliennes lui ont tiré dessus, comme elles le font fréquemment sur les manifestants palestiniennes, de l'autre côté de la clôture frontalière.

"Bien que les affrontements entre les jeunes Palestiniens et les forces israéliennes soient fréquents dans la zone est du camp d'Al-Bureij, on ne sait pas clairement si la femme a été ou non tuée pendant ces clashes," a ajouté Ma'an News.

Plus de 100 Palestiniens ont été tués depuis le 1er octobre, et beaucoup d'entre eux lors de ce que des organisations de défense des droits de l'homme et des observateurs internationaux ont condamné comme étant des exécutions sommaires.
Selon le New York Times, 19 Israéliens, un Palestinien et un Américain ont été tués par des attaquants palestiniens au cours de la même période.

Pris en embuscade et tué d'une balle dans le dos

La semaine dernière, B'Tselem a violemment critiqué le Premier ministre israélien Netanyahu pour "avoir transformé les officiers de police, et même des civils armés, en juges et bourreaux." Le groupe israélien pour les droits de l'homme a également publié une enquête sur l'assassinat de Lafi Awad, militant associatif de 20 ans, le 13 novembre dernier dans le village de Budrus.

B'Tselem dit qu'Awad marchait avec d'autres jeunes lorsqu'un groupe de soldats israéliens lui a tendu une embuscade. Awad "a essayé de se libérer de leurs griffes et les soldats ont répondu violemment, lui donnant des coups de pieds et des coups de crosse," dit B'Tselem.

Alors que les soldats étaient brièvement distraits parce qu'ils tiraient des balles caoutchouc-acier sur d'autres Palestiniens, Awad a réussi à se dégager.
"Awad en a profité pour s'enfuir, mais il n'a pu faire que quelques pas, un soldat lui a tiré dans le dos," selon B'Tselem. Il s'est effondré et les soldats ont reculé. Les amis d'Awad l'ont emmené.
B'Tselem conclut que le meurtre de Lafi Awad ressemble étroitement à l'embuscade et au meurtre de son ami Samir Awad, 16 ans, presque au même endroit en janvier 2013.

Démolition vengeresse

En plus des exécutions sommaires de Palestiniens qui ne présentent aucun danger immédiat, Israël continue de démolir des maisons appartenant aux familles des Palestiniens qu'il accuse d'attaques.
Mercredi matin, un groupe massif de forces israéliennes d'occupation ont envahi et bouclé le camp de réfugiés de Shuafat, à l'est de Jérusalem occupée. L'armée a démoli une maison appartenant à la famille de Ibrahim al-Akkari, qui a été tué par balles l'an dernier après avoir lancé sa voiture contre un groupe, tuant un policier israélien des frontières et blessant 13 autres personnes, dont deux grièvement, à un arrêt du tramway à l'est de Jérusalem occupée. Un des blessés, un Palestinien de 60 ans, a succombé plus tard à ses blessures.

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La maison de la famille d'Ibrahim al-Akkari, dans le camp de réfugiés de Shuafat, après que les forces d'occupation l'ont détruite le 2 décembre (Mahfouz Abu TurkAPA images)


Ma'an News a rapporté qu'au moins 13 Palestiniens ont été blessés par balles caoutchouc-acier dans les confrontations avec les forces israéliennes qui avaient envahi le camp pour procéder à la démolition. Des dizaines d'autres ont dû être traités après avoir inhalé des gaz lacrymogènes.
Les Nations Unies et les groupes de défense des droits de l'homme disent que la pratique des démolitions de maisons comme mesure punitive équivaut à un châtiment collectif et une infraction au droit international.
En novembre, deux Palestiniens ont été tués et des dizaines d'autres se sont retrouvés sans abri dans une série de démolitions de représailles.

Des peines légères pour les attaquants israéliens

Pendant ce temps, un tribunal de Jérusalem a condamné mardi un Israélien à ce que le journal israélien Ynet a qualifié de "peine assez légère" pour avoir mis le feu à une école judéo-arabe à Jérusalem. Yitzhak Gabai, 24 ans, a été condamné à deux ans de prison pour avoir incendié l'école bilingue Main dans la Main en novembre 2014 plus deux mois supplémentaire pour avoir été en possession d'un couteau.
Parce qu'il est juif, sa famille ne souffrira pas de représailles sous la forme de la démolition de sa maison puisque Israël ne pratique pas de démolition punitive des maisons appartenant à des juifs accusés ou reconnus coupables d'attaques violentes, ni à celles de leurs proches.
Lorsque les deux complices de Gabai, les frères Nahman et Shomo Twito, ont été condamnés à des peines légères similaires en juillet dernier, ils se sont mis à sourire et à chanter des chants à la louange de Dieu, affirmant que "ça valait le coup".
Les procureurs avaient demandé des peines d'au moins quatre à sept ans.
Les jeunes étaient membres de Lehava, un groupe financé par le gouvernement, un groupe anti-palestinien qui milite contre les relations et les mariages entre des femmes juives et des hommes arabes.
L'un des dirigeantsdu groupe extrêmiste, Bentzi Gopstein, a publiquement lancé un appel à brûler les églises.


Source : Electronic Intifada

Traduction : MR pour ISM

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