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Palestine -

Discours du chef suprême du Hamas, Khaled Mashal : "Nous ne plierons pas devant la pression américaine, israélienne et celle du Fatah."

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Lors de son discours de la nuit dernière, le Chef du bureau politique du Hamas, Khalid Mashal, a répondu aux responsables du Fatah.
Mashal a laissé entendre que ce qui existe sur la terre palestinienne n'est pas un gouvernement fantôme, pourtant le Fatah essaye de former "un gouvernement parallèle, mais c'est un gouvernement alternatif qui tente de prendre le pouvoir et le voler à la nation. Il y a une différence entre l'opposition politique et la conspiration. Ce qui se produit, c'est une conspiration."

Discours du chef suprême du Hamas, Khaled Mashal : 'Nous ne plierons pas devant la pression américaine, israélienne et celle du Fatah.'

Lors de son discours de la nuit dernière, le Chef du bureau politique du Hamas, Khalid Mashal, a répondu aux responsables du Fatah.

Ils étaient allés jusqu'à qualifier de "séditieuses" les paroles de Mashal depuis son exil en Syrie. Le Fatah l'a accusé de "préparation pour une guerre civile," et a accusé Mashal de "calomnies, de mensonges, de fabrications, et de dépit aveugle."

Cependant, ce que Mashal a déclaré sonne vrai pour beaucoup de Palestiniens, y compris pour les membres de la ligne dure du Fatah.

Yasser Abed Rabbo, largement considéré comme l'un des chefs les plus corrompus du Fatah, et Mohammad Nazal du Hamas, se sont engagés dans une joute verbale la nuite dernière sur Al Jazeera après le discours de Mashal, avec beaucoup de supporters du Fatah prenant le parti de Nazal.

"C'est une erreur de penser que faire échec au gouvernement palestinien élu et légitime mènera à obtenir un tapis rouge des Américains et des Israéliens."


Mashal a poursuivi : "La seule manière d'arriver dans l'autorité, c'est par les bulletins de vote, et c'est ce qui s'est produit. Mais le coup de la sécurité (faisant référence au refus récent du Président Abbas de mettre les appareils de sécurité sous la surpervision du Hamas) ne fonctionnera qu'avec l'appui des Sionistes et des Américains, et cette conspiration ne sera pas bonne pour les Palestiniens."

Le chef du bureau politique du Hamas a indiqué que les Palestiniens ne permettront pas à une telle conspiration de réussir, en disant : "Ceux qui se déplacent sur le terrain ne laisseront personne jouer avec ça."

Il s'est adressé directement aux responsables du Fatah en disant : "C'est aujourd'hui le jour de faire la différence. Vous savez qui conspire contre vous et contre nous. Ils essayent de nous diviser, pourtant nous nous noyons dans le même bateau, oh nobles chefs du Fatah de l'intérieur et de l'extérieur."

Mashal a laissé entendre que ce qui existe sur la terre palestinienne n'est pas un gouvernement fantôme, pourtant le Fatah essaye de former "un gouvernement parallèle, mais c'est un gouvernement alternatif qui tente de prendre le pouvoir et le voler à la nation. Il y a une différence entre l'opposition politique et la conspiration. Ce qui se produit, c'est une conspiration."


Le chef du Hamas a hurlé pendant une grande partie de son discours : "Ce que certains ont fait, c'est d'étudier un plan pour faire échec au gouvernement élu, mais le jour est venu pour nous de le révéler et de les dénoncer. Je dis depuis cette plateforme qu'un jour viendra bientôt qui révèlera toutes les vérités. Nous mettrons notre nation devant ceux qui travaillent pour servir la nation Sioniste."

Mashal se référait entre autres aux 'négociations et aux accords inégaux' qu'on attend des Palestiniens, et, s'ils ne sont pas suivis, l'Autorité Palestinienne devra faire des excuses, comme le Président Abbas l'a fait pour l'opération de Tel Aviv.
Les Israéliens tuent, blessent, et confisquent les vies et les terres des Palestiniens quotidiennement sans excuses et sans cesser.


Et Mashal a souligné : "L'escalade agressive Sioniste : les assassinats, les meurtres, les blocus, la famine et le vol de l'argent des taxes."

Il a également fait remarquer l'aide et le soutien de l'administration américaine au blocus contre les Palestiniens menant à leur famine.

Il a évoqué clairement un point déroutant, "Mais ce qui fait de la peine, c'est de voir le vieux continent de l'Europe, celui qui a une civilisation et une histoire, celui qui sait mieux les choses, suivre les Américains et les Israéliens. Ah, l'Europe, que vous affamiez la nation palestinienne, c'est à ne pas y croire."


Il a clarifié que l'objectif du blocus était de briser la volonté des Palestiniens pour qu'ils se soumettent aux désirs de l'occupant.

Quelques chefs du Fatah ont également poussé le Hamas à accepter les mêmes accords négociés par les parties inégales, et non confirmés par les Israéliens. Le Hamas refuse essentiellement de suivre les pas d'Oslo du Fateh, qui ont clairement échoué, alors que les Palestiniens, quelles que soient leurs affiliations politiques, pensaient que cela les aiderait.


"Ils (le Fatah, Israël, les Etats-Unis) ont appris que nous avions présenté un nouveau type de gouvernement, un modèle honorable de l'Autorité quand il vient de la nation et pour la nation. Ils veulent aussi briser notre volonté, pour nous imposer leurs conditions. Nous leur disons tout comme le gouvernement du peuple palestinien, de même que les factions de la résistance et le public à l'intérieur et à l'extérieur, nous leur disons tous NON à une soumission à leurs conditions, la faim ne nous fera pas plier.
C'est notre position et nous ne reconnaitrons pas l'Etat d'occupation comme légitime."

Et Mashal a ajouté avec vigueur, "Nous ne leur serons pas soumis."


Mashal a également parlé de Jérusalem, des prisonniers, des colonies, du mur et la liste des actions israéliennes en violation du droit international, tout en collant à la ligne du Hamas : la résistance est légitime en vertu du droit international, et le droit au retour ne peut pas être négocié.

Il a également parlé des relations réussies avec Damas et avec le mouvement de la résistance libanaise, le Hezbollah, qui n'ont pas oublié que le problème n'est pas interne comme le Fatah le suggère, mais plutôt externe.

Le problème, c'est l'occupation israélienne et son soutien américain.

Source : Palestine News Networks

Traduction : MG pour ISM

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