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Palestine - ISM France

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Gaza -

Israël pourrait abandonner d’autres terres en Cisjordanie

Par

Amel Teibel est reporter pour l’Associated Press

Israël pourrait finalement abandonner d’autres colonies en Cisjordanie après le démantèlement des quatre premières, dans les semaines qui viennent, a laissé entendre le premier ministre Ariel Sharon dans une interview publiée vendredi.
Mais il a redit qu’Israël conserverait les blocs de colonies les plus importants dans n’importe quel accord de paix.

Le ministre israélien de la défense veut avoir terminé le retrait de Gaza et du nord de Cisjordanie pour le 4 septembre au lieu de la mi-septembre, date fixée à l’origine, ont déclaré les responsables de la sécurité. Le déménagement forcé des colons de leurs maisons commencera la semaine d’après.



Cette date limite a été modifiée au moment où des sources militaires ont estimé à 3000 le nombre de personnes qui, d’après l’armée, sont venues dans les colonies de Gaza soutenir la résistance.



"Les blocs de colonies resteront entre les mains d’Israël", a dit Sharon au Yediot Ahronot, en répétant sa politique si souvent proclamée : "Je n’ai jamais répondu quand on me demandait quelles étaient les frontières des blocs de colonies et nullement parce que je ne connais pas les cartes".

Quand on lui a demandé si Israël pourrait finalement se retirer de plusieurs petites colonies de Cisjordanie , il a répondu : "Tout ne ne va pas rester. La question sera abordée au cours des conversations finales avec les Palestiniens".



Quand Sharon a décidé il y a plus d’un an de quitter Gaza, dont Israël s’était emparé 38 ans plus têt, il se disait qu'il serait plus facile pour Israël de maintenir les principaux blocs de colonies de Cisjordanie où vivent la majorité des 240.000 colons.



Les frontières de ces blocs sont controversées, avec en particulier le plan lui-même très controversé au programme d’Israël de construire 3650 logements sur une terre non colonisée de Cisjordanie , à l'extérieur de Jérusalem.



La détermination d’Israël à maintenir et à agrandir ces blocs pourrait assombrir les espoirs apportées par le retrait imminent de Gaza pour faire repartir les conversations de paix israélo-palestiniennes.



Le ministre de la Défense a modifié la date pour terminer l’évacuation de Gaza qui va commencer mercredi, parce que 55.000 soldats et policiers seront engagés dans le déménagement forcé de ceux qui résistent - c’est environ 10.000 de plus qu’il n’était prévu à l’origine, ont dit les responsables de la sécurité.



En tout, 9000 colons vont être expulsés


Le président Bush a donné son aval au retrait dans une interview diffusée jeudi par la télévision israélienne. "Je pense", a-t-il dit, "que le retrait fait partie de ce qui va donner à Israël plus de sécurité et de paix"

A Gaza même, il y a eu des informations contradictoires quant à la date limite du retrait.

A Neve Dekalim, la plus importante colonie de Gaza les rayons du super marché étaient à moitié vides, il ne restait que les principales denrées comme l’huile, la farine et les œufs, presque tout le reste était parti. Le magasin de vêtements, à cêté, annonçait d’énormes soldes.

Mais tout le stock de jouets et de papeterie du magasin était affiché à plein tarif.


Le discours de la résistance avait l’air tout aussi ambigu.


Libby Weinberer, 63 ans, ex américain de New-York, a affirmé que ce ne serait pas le dernier Chabbat des colons à Gaza.


"Dans la vie rien n’est sûr", dit Weinberger, qui est parti de chez lui pour rejoindre la colonie de Neve Dekalim, ville israélienne de Raanana, pour soutenir le moral de sa fille colon.



Sa fille a dit qu’elle n’avait pas demandé à être indemnisée par l’état pour son évacuation parce qu’elle ne croit pas qu’elle va s’en aller, a dit Weinberger qui s’est installé en Israël il y a 33 ans.



Mais d’un autre cêté, il a reconnu que sa fille se préparait à quitter sa maison et que l’évacuation pourrait avoir lieu. "Elle ne s’en va évidemment pas de son plein gré" a dit Weinberger en parlant de sa fille.



La population de Newe Dekalim est dans sa grande majorité une population religieuse, et il y a eu beaucoup de discussion autour de l’idée de s’en remettre à la volonté divine quand le décret de l’évacuation serait publié.



En revanche, la colonie laïque de Nissanit est devenue une ville quasi fantême dès jeudi dernier.

Le mobilier, les fenêtres et mêmes les tuiles des toits – dans ce qui a été une communauté de 1100 personnes, sont déjà partis de bien des maisons ne laissant que des coquilles vides. Les cours étaient remplies de boites et d’épaves en plastique cassées. Une petite bicyclette rose gisait abandonnée près de l’une des maisons.`



Des dizaines de milliers de manifestants anti-retrait ont rempli un square du centre de Tel Aviv dans la nuit de jeudi, afin de bloquer le retrait.



Des responsables de colonies ont dit qu’ils enverraient des milliers de personnes sur Gaza la semaine prochaine pour essayer d’appuyer la résistance.

Vendredi, l’armée estimait que 3000 personnes qui ne sont pas des habitants de Gaza y étaient entrées au cours des mois précédents pour rendre les choses plus difficiles aux forces d’évacuation.

Au début de cette semaine ils ont chiffré leur nombre à 2000.



A Morag, une des colonies les plus militantes de Gaza, des trous rudimentaires percés dans les murs extérieurs de greniers au deuxième étage témoignaient de la présence illégale des renforts. Les trous et les échelles appuyées en dessous, permettent l’accès aux étrangers venus dans la colonie pour étoffer l’opposition.



Jeudi, l’armée a cessé de délivrer des permis d’entrées aux parents et aux amis des colons parce que trop de visiteurs restaient dans la bande de Gaza après la date d’expiration de leur permis.



L’Autorité Palestinienne est inquiète qu’une restitution dans le calme ne prouvre sa capacité à contrêler un Gaza explosif après le départ des Israéliens. Des factions de militants, pourtant, essaient de faire croire qu’ils feront eux-mêmes sortir les Israéliens par la force, et tirent quotidiennement des roquettes des mortiers sur les colonies de Gaza et les villes israéliennes qui lui sont proches.



A Gaza, têt vendredi, un millier de militants du Hamas, armés et masqués, ont cherché à s’infiltrer et à attaquer les colonies juives. On ne sait pas si cela indique l’intention de tirer sur les colons et les forces d’évacuation au cours du retrait imminent par un groupe de militants.



Un porte-parole du groupe, qui s’est présenté comme étant Abu Anas, a dit : "Nous garderons nos armes en main jusqu’à ce que nous libérions toute notre terre. Gaza n’est qu’un début. Nous ne déposerons pas nos armes après le retrait des sionistes de Gaza parce que la route qui reste à faire est encore longue".



Nabli Shaath, ministre de l’information de l’Autorité Palestinienne, et adjoint au premier ministre, a répliqué "que le gouvernement n’autorise pas deux Autorités en Palestine".



A lire : "Le Plan de Désengagement, arrière plan et conséquences
Par Dr. Mahmoud Muharib
"

Source : www.sfgate.com/

Traduction : CS pour ISM

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