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Palestine - ISM France

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Naplouse -

Première d'une série de manifestations dans les villages de Tammoun et Khirbet Atuf

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Hier mercredi 18, environ quarante fermiers des villages de Tammoun et de Khirbet Atuf, près de Naplouse, accompagnés par des militants internationaux, ont organisé une protestation symbolique à la barrière imposée par les Israéliens, qui les empêche d'aller sur leurs terres, la première de ce qui sera une série de protestations contre la discrimination à laquelle ils sont confrontés.

Première d'une série de manifestations dans les villages de Tammoun et Khirbet Atuf


Regardant au loin les colonies israéliennes illégales de Beqa'ot et Roi (connues par les Palestiniens locaux comme Al-Hadidiya, d'après le village palestinien qu'il jouxte) et la base militaire israélienne, les villageois brandissent une pancarte qui proclame : "C'est de l'apartheid !", alors qu'ils se tiennent sur le monticule qui démarque la zone dans laquelle les Palestiniens sont interdits d'entrer. Ils savent que si ils tentent de traverser cette frontière artificielle, on leur tirera dessus. Ou bien ils seront arrêtés et détenus au checkpoint d'Al-Hamra, pour un laps de temps allant de 4 à 24 heures.

Les colonies et la base militaire ont volé plus de 70% des terres du village. Aujourd'hui, les terres qui restent (moins de 30.000 dunums) sont inaccessibles directement depuis les villages – les fermiers doivent entreprendre un périple en direction de Naplouse et passer le checkpoint Al-Hamra – trajet qui peut prendre jusqu'à 2 heures, au lieu des 5 minutes qu'il faut pour rejoindre leurs terres.

Beaucoup de fermiers ont une interdiction totale d'aller sur leurs terres et doivent demander l'autorisation aux autorités israéliennes, qui les leur donnent rarement, et lorsqu'ils les obtiennent, c'est seulement de façon épisodique.

Les autorités israéliennes interdisent aussi aux fermiers d'accéder à l'eau d'irrigation de leurs terres. Alors que les colons israéliens ont un accès illimité à l'eau, Tammoun n'a accès qu'à un puit, qu'ils n'ont pas le droit de creuser à plus de 400 mètres de profondeur, ce qui est inutile parce qu'il faut un puit d'au moins 800 mètres de profondeur pour une utilisation agricole correcte.

L'effet de ce système agricole d'apartheid est saisissant – au milieu de vastes bandes de terre qui sont maintenant nues et sèches, où les fermiers ne peuvent planter que pendant la saison des pluies, les colonies se remarquent par leur verdure remarquable. L'oasis a été bien sûr créé dans un désert, aux dépens des fermiers palestiniens.

Un nouveau coup a été porté il y a deux jours aux fermiers du district de Tammoun, qui souffrent depuis longtemps, lorsqu'ils ont reçu une notification écrite de l'armée israélienne selon laquelle 356 dunums supplémentaires allaient être confisqués pour créer une zone d'entraînement militaire, à moins que les fermiers puissent prouver qu'ils sont propriétaires des terres avant 2012.

Alors que tous les fermiers touchés ont des papiers qui datent de l'occupation turque du secteur, beaucoup craignent que les autorités israéliennes n'acceptent pas cette preuve – comme dans le village d' Al-Aqaba, près de Tubas, dont la démolition est programmée, et où les autorités israéliennes refusent de reconnaître la validité de leurs titres de propriétés parce qu'ils datent de l'ère turque.

Motivés par cette injustice supplémentaire, les fermiers entreprennent des démarches décisives, pas seulement pour sauver leurs terres de nouvelles menaces, mais pour exiger leurs droits d'entrer sur leurs terres depuis leurs villages, pour irriguer leurs cultures et faire paître leurs animaux.

Sachant que les autorités israéliennes et les colons essaient de les chasser de leurs terres, les villageois ont juré de se battre – pour aller sur leurs terres dans demander l'autorisation aux Israéliens, et pour tenir des manifestations non violentes jusqu'à ce qu'ils obtiennent leur liberté de mouvement et leurs moyens d'existence.

Source : Palsolidarity

Traduction : MR pour ISM

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